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Malcolm – Un sacré phénomène !

SÉRIE. Les sept saisons de cette comédie délirante sont diffusées cet été sur M6. Les fans, de plus en plus nombreux, sont aux anges ! Pourquoi ça marche ? Décryptage.

Couverture de © Télé 7 Jours
Couverture de "Télé 7 Jours" (27 juillet au 2 août 2013).

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Cet article a été écrit par Marc Granier et publié dans Télé 7 Jours | N° 2 774 | du 27 juillet au 2 août 2013 | P. 74 à 75.
Par respect envers les auteurs, nous avons conservé grammaire, syntaxe, orthographe, conjugaison, typographie et ponctuation des textes de l’article original.



Des familles de dingues

Et celle de Malcolm est la plus folle ! La preuve : elle n’a pas de nom ! Troisième d’une fratrie de quatre garçons – bientôt cinq, dans la saison 4 –, Malcolm est un génie turbulent, mais sans doute le plus sensé des fils de Lois, maman poule un poil castratrice, et de Hal, papa immature mais bienveillant. Cette semaine, Reese, le cadet, est poursuivi par la police pour kidnapping et Francis, l’aîné, tente d’arnaquer des mineurs au fin fond de l’Alaska. Une famille bien déjantée, pas si loin de la réalité… « La série renvoyait les gens à leur enfance. Certains me disaient que le leur rappelais leur mère », se souvient Jane Kaczmarek, qui joue Lois.

Des répliques à mourir de rire

La série en a des centaines à son palmarès : des conseils déplacés de Hal – « Quand vous donnez un pourboire, pliez en dix un billet de 1 dollar, enseigne-t-il à ses fils. Le temps que le serveur le déplie, vous serez loin ! » – aux menaces tordantes de Lois – « Ne prenez pas vos jambes pour acquises : je pourrais vous donner la fessée un peu fort et vous briser la colonne vertébrale ! » Absurde, incorrecte, joyeusement méchante, Malcolm n’a pas peur des excès… de rire. « Malcolm dégageait beaucoup d’énergie et était parfois bébête. C’était une comédie très démonstrative », analyse Bryan Cranston, qui incarne Hal.

Malcolm est un génie

À 14 ans, Malcolm au QI surdéveloppé est inscrit dans un cours pour élèves précoces. Dans l’épisode d’aujourd’hui, son passe-temps consiste à bidouiller un home cinéma géant ! Un héros à l’image d’une série en avance sur son temps. « Quand Malcolm a fait son apparition, il n’y avait vraiment rien à la télévision qui lui ressemblait », se souvient Frankie Muniz, alias Malcolm. À l’heure où les sitcoms avec rires enregistrés dominaient les audiences, son créateur Linwood Boomer (un ancien acteur de La Petite Maison dans la prairie) a cassé les codes du genre, sans faux rires, sans carton-pâte, comme pour de vrai. Malcolm était aussi un des premiers héros télé geek des années 2000, longtemps avant The Big Bang Theory ou Chuck.

Des comédiens inoubliables

Aujourd’hui acclamé pour sa performance dramatique dans Breaking Bad, Cranston a explosé grâce à Malcolm. « Bryan était tellement drôle ! se souvient Linwood Boomer. Il a changé la dynamique de la série à lui tout seul. » Frankie Muniz, lui, a préféré changer de vie, et restera Malcolm à jamais. « J’ai grandi avec lui, et je crois que même s’il n’était pas très heureux de son sort, j’ai réussi à le rendre drôle », espère le comédien, devenu batteur de rock.

Privée de DVD !

Malcolm, est culte… mais impossible de la trouver en DVD ! Un oubli ? Pas tout à fait. La série souffre de la synchronisation royalties, une loi américaine qui dissocie les droits de diffusion des images et ceux de la bande-son. Du coup, pour s’offrir les droits de la série, il faudrait payer en plus ceux de sa musique très riche, avec des tubes de Queen ou Abba. Un obstacle légal et financier qui a privé aussi Cold Case de sortie DVD.

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