Personnages

Hal

Bryan Cranston (Hal) dans © Twentieth Century Fox Film Corporation
Bryan Cranston (Hal) dans "Le somnambule" (saison 6, épisode 7).

Présentation

Père de famille immature, laxiste et très manipulable ; époux comblé de Lois et transi d’amour, à la libido insatiable ; sorte d’adolescent attardé dans un corps d’adulte grandi trop vite ; Hal est un peu le 5ème fils de la famille. C’est toute l’ambivalence de sa relation avec Lois : une épouse qui le mène à la baguette et pour laquelle il éprouve de la crainte ; et en même temps, une amante complice avec laquelle il partage une relation passionnelle, romantique et torride, qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler la relation muy caliente de Gomez et Mortitia Addams, dans une autre famille de barjots célèbres !

D’abord effacé (et conçu pour le rester) dans les tous premiers épisodes, Hal s’est finalement avéré un des personnages les charismatiques et importants au gré des saisons. Une figure emblématique de la série, et souvent le personnage préféré des spectateurs, à commencer par l’acteur Frankie Muniz lui-même.

Hal, est d’ailleurs le seul (avec Dewey) à cumuler 151 épisodes de présence, soit l’intégralité de la série. Même Malcolm, pourtant héros éponyme de la série, manque à l’appel durant un épisode.

 

Les mille et une lubies de Hal

Twentieth Century Fox Film Corporation

David Burke (Wheeler) et Bryan Cranston (Hal) dans « Bouche cousue » (saison 4, épisode 7).

Après des débuts en demi-teinte (le personnage est en retrait par rapport à sa tyrannique épouse, et brille davantage par sa pilosité spectaculaire), Hal se révèle et crève l’écran dans un épisode devenu culte (le préféré de son interprète, y compris de Frankie Muniz) : Le mot de trop (1.13). Un épisode où le papa excentrique dévoile un talent caché et un passé insoupçonné de champion de patins à roulettes, se faisant coach despotique pour son fils, Malcolm.

Lubies sportives

Une passion secrète qui n’est que le début d’une longue série de lubies qui vont dès lors émailler les intrigues du personnage, tout au long de la série, et en assurer beaucoup des moments les plus hilarants. Dans la rubrique sport, dans la continuité des rollers, on retrouve Hal en as du bowling enchaînant les strikes (2.20), en entraîneur de foot junior (2.20), en coach de Dewey au jeu des quilles chinoises (2.08), en maniaque de la marche athlétique (4.07), ou encore en e-sport en s’associant avec Craig dans un jeu-vidéo de danse (5.18).

Lubies mécaniques

Parmi ses lubies, Hal témoigne d’un intérêt certain pour les machines, en particuliers celles servant à détruire. On le voit s’amuser comme un petit fou avec une broyeuse d’arbre (1.04), et on le retrouve lancé dans la confection d’un robot-tueur (1.14). Il récidive plus tard dans la destruction de masse en s’offrant un rouleau compresseur avec lequel il écrase tout ce qu’il trouve. On peut y ajouter sa passion pour le réfrigérateur offert par les parents de Lois (2.15) ou encore le jacuzzi qu’il achète à crédit (5.10).

Lubies artistiques

Mais Hal aime aussi taquiner la Muse, et se voit volontiers comme un artiste ! Dans la saison 2, il démissionne soudainement pour se vouer à ce qu’il considère comme sa vocation première : la peinture (2.14). Mais comme dans la nouvelle de Balzac, c’est d’un chef-d’œuvre inconnu qu’accouche le peintre, avec une toile monstrueuse qui s’effondre sous son propre poids ! Hal s’essaie aussi à la musique, cette fois en groupe avec Abe et sa bande d’amis, en formant ensemble un orchestre country nommé les Gentlemen Callers (4.11) ! Puis, dans la saison 4, il revient à ses premières amours, en ressuscitant l’alter ego radiophonique de ses années fac, « Kid Charlemagne », animateur de radio pirate irrévérencieux mais pas trop, qui ne tarde pas à attirer l’attention des autorités (4.15) ! Mais la liberté d’expression de l’homme de la rue est à ce prix ! Finalement, Hal reviendra à une activité plus sage et feutrée, en ouvrant son propre salon de coiffure, devenant le confident des femmes du quartier (6.09) !

Lubies autoritaristes

Mais dans cette âme d’artiste, il y a aussi une âme de chef ! Cherchant sans doute à compenser sa docilité face à son épouse tout comme la médiocrité de son poste d’employé de bureau, invisible et sous-exploité au sein de son entreprise, Hal se rêve volontiers leader charismatique. C’est ce qu’il a l’occasion d’expérimenter, quand une bande de bodybuilders décérébrés voient en lui leur chef naturel et se mettent à son service (6.02). À une autre occasion, un malentendu le met en position d’animateur d’un séminaire de motivation où il se retrouve complètement dépassé par l’efficacité de ses enseignements (6.19). Aimant autant être courtisé qu’admiré, Hal ne rate jamais une occasion de se faire mousser, que ce soit devant les caméras de télévision (6.10), ou encore quand il fait jouer la concurrence entre chasseurs de tête d’universités qui convoitent Malcolm, dans une surenchère de cadeaux et de restaurants (7.17).

Les amitiés de Hal

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Edward James Gage (Brian), Bryan Cranston (Hal), Alex Morris (Trey), Dan Martin (Malik), Gary Anthony Williams (Abe Kenarban) et Jonathan Craig Williams (Steve) dans « Tu seras un homme, mon fils » (saison 4, épisode 11).

En fait, Hal veut simplement être aimé. Que ce soit de sa femme, de ses enfants, de ses amis, ou même de parfaits inconnus. C’est ainsi qu’il va jusqu’à essayer de « la jouer jeune » pour se faire apprécier de ses collègues adolescents et complètement imbéciles où il exerce en tant que vendeur en magasin Hi-fi (4.13). Le choix qualitatif n’est pas vraiment le fort de Hal, en amitié. Le meilleur (ou plutôt, le pire) exemple en est Larry, ami de jeunesse complètement loser, rebelle en carton au ventre gonflé par la bière, qui a le don d’embarquer Hal dans les pires plans possibles, et le pousse à démolir une partie de sa maison (4.14). Heureusement, Hal finit par trouver l’ami idéal et une sympathique bande de potes en les personnes d’Abe (père de Stevie, meilleur ami de Malcolm), Steve, Trey, Brian et Malik, avec qui il aime se retrouver pour jouer au poker, bien qu’il se fasse plumer à tous les coups.

L’amitié de Hal avec Abe est une sorte d’évidence : deux hommes profondément gentils et fantasques, tyrannisés par leurs femmes castratrices (Lois & Kitty), réunis par l’amitié de leurs fils respectifs (Malcolm & Stevie). C’est au cours du premier dîner des deux couples, au restaurant, que les deux hommes sympathisent (2.04). Une amitié qui va se renforcer au gré des saisons, et clairement accélérée par le départ brutal de Kitty qui abandonne Abe et son fils. Hal a tendance à materner Abe, qui se laisse volontiers faire (5.03), au point que les deux hommes forment presque un petit couple, et nouent une bromance avant la lettre.

Mais finalement, les meilleurs amis de Hal, c’est peut-être ses enfants, tout simplement. Du moins, c’est bien ce qu’il voudrait, au point d’oublier parfois qu’il est avant tout leur père. A la différence de Lois qui ne sort que très rarement de son rôle de mère tenant la famille d’une poigne de fer et jamais prise en faute (ou presque), Hal a bien du mal à faire valoir son autorité. Il en sombre presque dans la folie, le temps d’un épisode (3.03). Pire encore, il se laisse plus d’une fois embarquer dans les bêtises de ses fils, se faisant ainsi leur complice, comme lorsqu’il les aide à se débarrasser des objets de charité dont ils faisaient le trafic (3.05).

Les frasques de Hal

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Michele Spears (Tracy), Bryan Cranston (Hal) et Steve Sheridan (Nick) dans « Question de vie ou de mort » (saison 6, épisode 12).

Mais le plus drôle, c’est que le plus souvent, c’est bel et bien Hal qui est lui-même à l’initiative des pires bêtises, et qui embarque des fils dedans, que ce soit avec une chasse aux chauves-souris dans la maison (2.07), quand il se perd dans un terrain miné d’entraînement militaire avec les garçons après s’être servi de Malcolm pour tricher au casino (2.05), quand il perd le chat de Craig et met le feu à sa maison (2.21), quand il triche pour vaincre ses fils au basket (3.10), quand il se lance dans une improbable vente de sapins de Noël avec eux (5.07) ou encore quand il s’enfuit en moto avec Francis pour les 21 ans de ce dernier (6.16). Mais Hal n’a besoin de personne pour se mettre dans le pétrin, et faire n’importe quoi. Comme lorsqu’il commet plusieurs vols d’affilée pour trouver un cadeau d’anniversaire à sa femme (4.10), ou lorsqu’il participe à des compétitions secrètes de bébés avec d’autres pères de familles (5.06).

C’est probablement une faiblesse de caractère qui peut valoir tant d’ennuis à Hal. Contrairement à sa femme, Lois, il ne sait pas dire « non » ; et parfois, pas davantage « oui ». Cette indécision caractéristique atteint des sommets lorsque Hal se voit confier la terrible décision de débrancher ou de maintenir sous respirateur un voisin en état végétatif (6.12). Le dilemme est tel, que Hal sombre dans une paralysie de tout le haut du corps. C’est cette même faiblesse qui pousse Hal au bord d’acheter une voiture hors de pris sous la pression d’un vendeur sans scrupule (1.15). Très peureux, Hal n’en mène pas large, que ce soit durant la fête d’Halloween où il apprend que sa maison fut autrefois le théâtre d’un massacre (7.04), que face à l’une de ses phobies : les cerfs-volants, dont Dewey va essayer de le guérir (3.14).

Courageux mais pas téméraire, Hal n’en prend pas moins vite la mouche, et a le don de se faire des ennemis tout seul, que ce soit un voisin chauffard qui fait des rodéos en voiture dans le quartier (2.02) ou une abeille rancunière dont il a exterminé la ruche (7.05). Mais le plus redoutable ennemi de Hal, c’est probablement son père, Walter (Christopher Lloyd), avec qui il a une relation difficile, ce dernier esquivant toute conversation sérieuse par la diversion de l’humour (4.03).

Le procès de Hal

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Bryan Cranston (Hal) dans « La grande pagaille – 2e partie » (saison 5, épisode 22).

La saison 5 de la série est très particulière pour Hal, car il y fait l’objet d’un des rares arcs narratifs linéaires étendus de la série. En effet, tout au long de ses épisodes, cette saison multiplie les allusions et les gags sur la chute de l’entreprise où travaille Hal, sur fond de malversations et autres détournements de fond. Coup de théâtre, lors du double épisode final de la saison (les bien nommés « La grande pagaille« ) c’est Hal qui est mis en cause et accusé à la place des vrais responsables. Hal est bien parti pour finir en prison, Reese s’est enrôlé dans l’armée après un chagrin d’amour, et Lois a sombré dans la folie. La famille est au bord du chaos et de l’implosion. Heureusement, Malcolm va trouver une solution pour disculper son père.

Hal fut autrefois un employé modèle, promis à un bel avenir professionnel, mais son ascension a été interrompue suite à la naissance de son premier enfant avec Lois, Francis. Depuis, le père de famille qui s’ennuie profondément au travail, redouble d’idées farfelues et s’entiche de la moindre lubie pour échapper à son quotidien et vivre une vie plus haute en couleur, où il excelle dans un domaine ou brille par son charisme de meneur d’hommes. Dans tous les cas, son roc et le centre de sa vie reste avant tout sa femme, qu’il aime d’un amour inconditionnel (comme il l’affirme après le retour de Kitty (5.03)) et d’un amour qu’il sait ne pas être aussi fort en face (comme il l’admet sans amertume et même avec délectation (3.14)). Ses enfants ne sont pas en reste, puisqu’ils sont non seulement sa famille, mais aussi ses meilleurs camarades de jeu, et parfois même à leurs yeux, le héros qu’il a toujours rêvé d’être.

Les scènes cultes avec Hal


Bryan Cranston

Bryan Cranston photographié pour GQ en 2013. © Nathaniel Goldberg / GQ
Bryan Cranston photographié pour GQ en 2013.

Biographie

Bryan Cranston est né le 7 Mars 1956 à San Fernando Valley, en Californie (Etats-Unis), et est marié à Robin Dearden, qu’il a rencontré en 1984 sur le tournage de Airwolf. Il a eu avec elle une fille prénommée Taylor. Bryan est lui-même fils d’un acteur, Joe, et son frère, Kyle Edward, exerce également dans ce milieu. Une vraie vocation intergénérationnelle !

Pourtant, sa carrière commence assez tardivement puisqu’il fait sa première apparition à la télévision à l’âge de 27 ans. Avant, il avait suivi des cours au Granada Theatre de San Ferdando. Bien que l’acteur excelle dans le registre comique comme dans Malcolm, il n’est reste pas moins polyvalent.

Il a réalisé plusieurs épisodes des saisons cinq, six et sept de Malcolm et semble bien maîtriser la caméra. Le film Last Chance illustre également ses aptitudes de réalisateur, mais aussi de scénariste dans ce cas précis. En 2008, il revient à la télévision dans le rôle principal de la série Breaking Bad et remporte un nouveau succès auprès des téléspectateurs et des critiques. Un rôle qui fait mouche et qui ne tarde pas à propulser sa carrière au cinéma où il enchaîne aujourd’hui les projets.

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