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Archives de l'auteur Alexandre Salcedo

Jane Kaczmarek le 17 novembre 2008. © Staff Sgt. Desiree N. Palacios
Jane Kaczmarek le 17 novembre 2008.

The House of Blue Leaves est la nouvelle pièce de théâtre dans laquelle joue Jane. Écrite par John Guare et mise en scène par Nicholas Martin, elle se produit actuellement au Mark Taper Forum à Los Angeles. Jane Kaczmarek y interprète le rôle de Bunny Flingus, une femme rêveuse et un peu déjantée, maitresse d'Artie Shaughnessy, un gardien de zoo qui rêve de devenir compositeur. Bunny va pousser Artie à réaliser son rêve dans l'espoir qu'il s'éloigne de sa femme par la même occasion, en l'aidant à se faire des contacts à Hollywood. Habillée d'une petite robe rose et affublée d'une poitrine démesurée avec son soutien gorge en 135B, Jane Kaczmarek détonne sur la scène, puisqu'elle partage la vedette avec des nonnes !

La pièce serait vouée au succès d'après Nicholas Martin, puisqu'elle réunit selon lui deux des éléments les plus amusants sur scène, des nonnes et des fortes poitrines...

"Les nonnes sont amusantes. C'est une certitude, quoi que vous leur fassiez faire, et particulièrement boire une bouteille de bière."

Nicholas Martin

Jane se retrouve donc une fois de plus en scène au milieu d'histoires de famille invraisemblables, tout comme elle en avait l'habitude avec Malcolm ! D'ailleurs sa vie réelle peut sembler tout aussi perturbée, entre les différents projets à la télévision et au théâtre de son mari Bradley Whitford, et ses trois enfants, Frances (11 ans), George (8 ans) et Mary Louisa (5 ans). Une vie bien remplie pour l'actrice, ce qui explique qu'elle ait privilégié récemment des rôles "à temps partiel" qui lui permettent de trouver le temps de se consacrer à sa vie de famille.

La présence de Jane Kaczmarek dans cette pièce est d'ailleurs en partie due à sa famille, sa fille Frances étant amie avec la fille de Kate Burton qui y interprète la femme légitime d'Artie, Bananas. Les deux femmes, qui se connaissent depuis l'adolescence pour avoir été colocataires à la Yale Drama School, voulaient travailler ensemble depuis des années. Jane précise :

"Nous nous sentons sur la même longueur d'ondes à beaucoup d'égards, il faut juste qu'on arrive à se rappeler que nous sommes deux mères d'enfants en primaire qui faisons juste un petit truc en plus, la comédie."

Jane Kaczmarek à Los Angeles Times

Un avis partagé par Kate :

"Elle fait ce que chaque acteur devenu parent espère : elle veut être comblée par son boulot, et, il en va de même pour moi, être une bonne mère."

Kate Burton à Los Angeles Times

Toutes deux apprécient de travailler ensemble sur cette pièce :

"Si on joue un jour cette pièce dans un autre lieu, on pourrait échanger nos rôles... parce que nous sommes vraiment les deux faces d'une même pièce, Bananas et Bunny. Deux des meilleurs personnages féminins jamais créés !"

Kate Burton à Los Angeles Times

La famille est donc ainsi la raison pour laquelle Jane a insisté pour que son prochain rôle télévisé ne lui prenne pas tout son temps : elle apparaitra comme personnage secondaire dans la nouvelle série créée par Steven Bochco et David Feige, intitulée Raising the Bar, sur TNT Legal. Steven Bochco a accepté un emploi du temps qui permet à Jane de n'être sur le plateau de tournage que deux jours par semaine, pour interpréter le rôle du juge Trudy Kessler, un ancien avocat de l'assistance publique à l'aspect endurci et à la vie privée tourmentée. Il commente :

"C'est une actrice très talentueuse, elle a l'âge parfait, elle est très intelligente, et elle apporte visiblement une valeur importante à la série. [...] Ce qui est bien aussi, c'est de lui donner un rôle dans lequel le public n'a pas l'habitude de la voir après toutes ces années dans Malcolm."

Steven Bochco à Los Angeles Times

De son coté, Jane apprécie pour une fois de ne pas jouer les mamans :

"Quand je jouais dans Malcolm j'étais avec des enfants en permanence ; et ce n'est pas l'entourage le plus stimulant. Raising The Bar est plus intéressant car ce sont des adultes, amusants et irrévérencieux. Et je porte des vêtements plus jolis !"

Jane Kaczmarek à Los Angeles Times

L'actrice, qui a joué dans de nombreuses pièces par le passé, telles que Lost in Yonkers à Broadway et Kindertransport qui a remporté un Ovation Award au Tiffany Theatre de Los Angeles, est très heureuse de se produire à nouveau sur scène et de pouvoir partager cette expérience avec ses enfants. Elle s'explique :

"Les studios de TV ne sont pas un endroit où j'aime que mes enfants passent du temps. Ce qu'il y a de merveilleux au théâtre, c'est que nous sommes tous dans le même bateau, nous sommes tous dans la même pièce pour la journée, il n'y a qu'un WC, tout le monde apporte son repas. Il y a une seule cafetière. À la télévision, tout le monde retourne dans sa caravane. Le niveau d'intimité au théâtre est beaucoup plus profond."

Jane Kaczmarek à Los Angeles Times

Si Jane Kaczmarek apprécie les divers rôles qu'elle a pu jouer dans sa carrière, elle reconnait que ses parents Edward (84 ans) et Evelyn (81 ans) sont parfois un peu déroutés par sa vie d'actrice :

"Ils ne prennent rien de tout ça au sérieux. Ils ne regardent pas la télévision, ils n'aimaient pas Malcolm. Ils le regardaient pour me faire plaisir, et ils m'appelaient pour me dire : 'Tes expressions faciales sont parmi les meilleures que tu aies faites. Mais nous n'aimons pas quand les enfants postillonnent de la pizza sur la télé.'"

Jane Kaczmarek à Los Angeles Times
Bryan Cranston et Aaron Paul dans © AMC
Bryan Cranston et Aaron Paul dans "Breaking Bad" (2008-2013).

On vous parle de cette série depuis plusieurs mois déjà, encore plus depuis que Bryan Cranston a remporté l'Emmy Award du Meilleur acteur dramatique dans cette série grinçante, où il interprète Walter White, un professeur de chimie au lycée atteint d'un cancer en phase terminale qui décide de mettre en place un laboratoire de méthamphétamine pour subvenir aux besoins de sa famille. Devant les louages du public et des critiques, on attendait la série débarquer en France.

Selon une information Télé 2 Semaines, la série pourrait bien être diffusée prochainement sur Orange TV, pour sa future offre Orange Cinéma Séries. Sur son site Internet, le magazine télé fait état de négociations très poussées entre Sony et le nouvel opérateur de télévision. Originellement attendue sur Canal + avec le contrat qui la lie à Sony et qui lui donne droit à un premier regard sur ses productions, la chaîne cryptée n'a pas donné suite, laissant vraisemblablement Orange TV sauter sur l'occasion.

On se souvient qu'Orange TV avait signé un contrat avec HBO (souvent décrite comme le Canal + américain au vu de ses productions audacieuses) au printemps dernier, lui accordant la primeur des nouvelles séries de la chaîne. Avec l'achat de cette série à l'humour très noir, et forcément dérangeante, Orange TV marcherait donc encore plus sur les plate-bandes de Canal +.

Alors, Breaking Bad sera-t-elle vraiment à la rentrée sur la nouvelle offre Orange Cinéma Séries d'Orange TV ? Il est encore trop tôt pour le dire, puisque pour le moment, ni Orange TV, ni Sony n'ont confirmé l'information au journaliste de Télé 2 Semaines Philippe Guedj. Fin du suspense le 8 octobre prochain lors de la conférence de rentrée d'Orange TV.

Linwood Boomer, le créateur de © DR
Linwood Boomer, le créateur de "Malcolm".

Plus d'un an après la fin de Malcolm in the Middle, Linwood Boomer est prêt à revenir au milieu d'un nouveau projet ! Selon Variety, le scénariste et producteur planche en effet sur une sitcom familiale avec Gail Berman, qui fut directrice de Regency Television et directrice des programmes de la Fox du temps de Malcolm.

Provisoirement intitulée The Karenskys, cette sitcom raconte le retour d'une jeune fille au domicile familial après que son mari ait été muté dans sa ville natale. Avec à la clef les retrouvailles avec sa famille nombreuse et pour le moins excentrique ! Contrairement à ce qui a été fait dans Malcolm, la série sera tournée en multi-caméras, à l'image de Friends ou Will & Grace.

Le papa de Malcolm est actuellement en phase finale de négociation avec la chaîne CBS en vue de la commande d'un épisode pilote qu'il a lui-même écrit. Il sera également le producteur exécutif de la série avec Gail Berman et Loyd Braun (BermanBraun) et Universal Studios.

Malgré les apparences, la série n'est pas réellement un nouveau projet. Le script du pilote avait en effet déjà été proposé il y a une dizaine d'années à CBS, mais à l'époque, Linwood Boomer a préféré se concentrer pleinement sur son bébé d'alors diffusé de 2000 à 2006 sur la Fox... Malcolm, bien sûr !

À ce propos, Gail Berman a confié à Variety :

"J'ai toujours gardé ce projet dans un coin de mon esprit parce que le script était tellement réussi !

Gail Berman à Variety

Autant dire que cela flaire, à n'en pas douter, la nouvelle série culte !

Bryan Cranston remporte l'Emmy Award du meilleur acteur dans une série dramatique le 21 septembre 2008 à Los Angeles. © ABC
Bryan Cranston remporte l'Emmy Award du meilleur acteur dans une série dramatique le 21 septembre 2008 à Los Angeles.

C'est la consécration pour Bryan Cranston ! Après trois nominations aux Emmy Awards dans la catégorie du meilleur acteur de second rôle dans une série comique en 2002, 2003 et 2006 pour son rôle de Hal dans Malcolm qui s'étaient soldées par des échecs, Bryan Cranston a finalement gagné le trophée, et pas des moindres !

L'acteur a remporté en effet dimanche dernier à la surprise générale au Nokia Theatre de Los Angeles l'Emmy Award du meilleur acteur dans une série dramatique pour son rôle dans la série Breaking Bad, lors de la 60e cérémonie de cette prestigieuse Académie qui décerne chaque année les récompenses aux meilleures productions télévisuelles.

Bryan Cranston y interprète Walter White, un professeur de chimie au lycée atteint d'un cancer en phase terminale qui décide de mettre en place un laboratoire de méthamphétamine pour subvenir aux besoins de sa famille. Louée par la critique comme par les téléspectateurs, Breaking Bad a été créée par Vince Gilligan (co-producteur de X-Files, aux frontières du réel). La deuxième saison sera diffusée début 2009 sur la chaîne du câble AMC.

"Je suis tellement fier de cette série", a déclaré dimanche soir Bryan Cranston sur la scène du Nokia Theatre, visiblement très ému et étonné d'avoir remporté la statuette. L'acteur se trouvait face au gagnant de l'année dernière James Spader (Boston Legal) ainsi que Jon Hamm (Mad Men), Hugh Laurie (Docteur House), Michael C. Hall (Dexter), et Gabriel Byrne (In Treatment).

Bryan Cranston dans © AMC
Bryan Cranston dans "Breaking Bad" (2008-2013).
LA CityZine : Aviez-vous la volonté de chercher un rôle dramatique après votre personnage de Hal dans Malcolm ?
Bryan Cranston : Je cherchais quelque chose de comique qui soit différent ou dramatique, oui. On m'a proposé des rôles similaires à Hal et je les ai refusés. Ç'aurait signé la fin de ma carrière. Je voulais faire d'autres choses, mais honnêtement, je n'aurais pas pu rêver d'une autre série si bien écrite et d'un personnage aussi bien défini que Hal dans Malcolm.
Pouvez-vous nous parler un peu de votre nouvelle série, Breaking Bad ?
C'est une histoire compliquée à propos d'un homme simple. C'est un professeur de chimie au lycée qui a la cinquantaine. Il vit sans le dire une vie triste et remplie de regrets, et il n'a pas pu concrétiser les projets qu'il avait en tête dans sa jeunesse, ce qui le confronte à une crise de la cinquantaine. Pour couronner le tout, il apprend qu'il est atteint d'un cancer des poumons en phase terminale et qu'il n'a plus que deux ans à vivre. Donc il passe une sale journée. Au début, il est hébété par ce qu'il vient d'apprendre, et il ne sait pas quoi faire. Puis, il réalise qu'il est sur le point de traverser cette transformation de son corps, cette détérioration, et qu'en fin de compte il va mourir. Sa femme va s'inquiéter pour lui, sans parler du fait qu'il va laisser sa famille sans un sou. Ce n'est pas comme s'il avait de l'argent. Un professeur de lycée dans la banlieue d'Albuquerque au Nouveau-Mexique ne gagne pas beaucoup d'argent. Alors, dans ce contexte désespéré, il décide d'agir de façon désespérée, c'est-à-dire d'utiliser son laboratoire de chimie pour réunir le plus d'argent possible avant de mourir, en préparant des amphétamines et en devenant un dealer de drogues.

Quand on entend la version courte de l'histoire, un professeur de chimie au lycée qui devient un dealer de drogues, on se dit : je ne sais pas si j'ai envie de regarder ça. Pourquoi un scientifique voudrait faire ça ? Et quand on regarde la série, on voit que la fin justifie les moyens. Je ne pense pas que quiconque, même moi, peut objectivement dire qu'il fait quelque chose de bien. Bien sûr que non. C'est un homme bon qui prend de mauvaises décisions.

"Je suis convaincu que le regret est un des pires sentiments qu'on puisse vivre, si on exclut la maladie physique."

Bryan Cranston à LA CityZine
Comment avez-vous été impliqué dans Breaking Bad ?
Par le biais du parcours habituel. Je reçois constamment des scripts par mon agence avec une petite et brève description des projets. Ensuite, il faut se mettre à la lecture. Chaque acteur lit des tonnes et des tonnes de scripts. On m'a dit que le créateur de Breaking Bad, Vince Gilligan, souhaitait me voir, et on m'a rappelé qu'il me connaissait d'il y a 10 ans quand j'ai tourné dans un épisode de X-Files qu'il avait écrit. Je me rappelais vaguement de qui il était, mais nous n'étions pas restés en contact. C'est toujours bien quand quelqu'un demande à vous rencontrer.

Donc j'ai lu le script et je l'ai trouvé brillant. J'ai appelé mon agence sur-le-champ et j'ai dit : "Oui, organisez un rendez-vous dès que possible." J'ai alors attendu trois jours et j'ai commencé à méditer sur le script, les prémisses du personnage qui commençait à s'infiltrer en moi et dans ma tête. Je rêvassais de cet homme et j'ai même fait un rêve sur lui. J'ai commencé à penser à la posture qu'il pouvait avoir, comment il parlait, comment il marchait, comment il était grave et comment il s'habillait. Tout a commencé à me venir de soi-même. C'est tellement bien écrit que ça s'est diffusé en moi.

On a eu un rendez-vous qui devait durer 20 minutes mais qui a finalement duré une heure et demie. On n'arrêtait pas de discuter. Il disait quelque chose, j'acquiesçais et je rajoutais autre chose, et alors il répondait : "Oui, et ça aussi ça arriverait." Et ci, et ça. Après ce rendez-vous, il était mon champion et il s'est battu pour que je décroche ce rôle, ce qui a finalement payé.

Comment vous préparez-vous pour un tel rôle ?
Comme je disais, quand les scripts sont très bien écrits, votre travail est mâché tellement ils sont descriptifs. Vous avez les gestes à faire, la description visuelle du personnage et des séquences. C'est tellement bien détaillé que ça prend le relais et vous commencez à vous glisser dans la peau du personnage, ou peut-être que c'est le personnage qui se glisse dans votre peau. Vous êtes imprégné de cette personne, que vous parvenez à connaître. Ça ne signifie pas qu'on ne travaille pas selon des choses bien spécifiques, mais c'est l'expérience que vous vivez.

Mais cet homme me parlait. Je connais des gens comme lui. Je suis convaincu que le regret est un des pires sentiments qu'on puisse vivre, si on exclut la maladie physique. Ça reste en vous et ça se manifeste de deux façons. La première, c'est d'être en colère, cynique et amer, et dire des choses comme : "J'aurais pu faire ça, il n'est pas si bien que ça, elle est laide." Les gens deviennent amers, coléreux et malveillants. L'autre manifestation est celle que vit Walt : les gens implosent, deviennent invisibles et se fondent dans le décor. Leur voix s'éteint. Tout autour d'eux devient insignifiant. Leur vie, leur personne. C'était le cas de Walt, qui commençait à s'effondrer.

Une autre chose que Breaking Bad m'a appris est que les gens qu'on perçoit comme calmes, faibles ou introvertis, tous ces gens-là, tout comme Walt White, ont un déclic en eux qui peut arriver n'importe quand. C'est ce qui arrive à Walt, dont le volcan d'émotions explose sans qu'il n'y ait de retour possible. Il ressent maintenant des sentiments qu'il n'a pas ressenti depuis 25 ans. Donc non seulement il atteint un point de non retour au niveau émotionnel, mais aussi aux niveaux social et criminel. Il a franchi la limite et il parcourt un voyage dont il n'est pas sûr du dénouement. La seule chose qu'il accepte, c'est qu'il se terminera d'ici un an ou deux.

Dans quelle mesure prenez-vous des libertés par rapport au script et à quel point est-il suivi ? Laissez-vous place à l'improvisation sur le plateau ?
La plupart du temps, quand on lit un script tellement bien écrit, on n'a pas envie d'y toucher ! [rires]. Il y a des points qui posent problèmes, ce qui est naturel, mais je lis le script en avance et j'en discute avec Vince. Il accepte qu'on fasse des changements, ou alors il refuse et on arrive à trouver un compromis. S'il est sûr de lui, on tourne la scène de plusieurs façons, de la sienne et de la mienne. On n'a pas le temps de prendre des décisions pendant la production, mais on peut les prendre en post-production.

"Je suis très chanceux d'avoir pu vivre très confortablement grâce à mon métier d'acteur."

Bryan Cranston à LA CityZine
Pensez-vous que c'est votre expérience qui vous a appris à travailler comme cela ? Si vous étiez un acteur de 20 ans, seriez-vous aussi diplomate quant à trouver une solution ?
Non. Quand j'ai débuté, j'acquiesçais tout le temps, comme la plupart des jeunes acteurs. Quand on vient de commencer et qu'on heureux d'être là, on veut plaire et ne surtout pas faire de vagues, on veut acquérir une bonne réputation. Donc même si on doit faire quelque chose sur lequel on est pas d'accord, on se dit : "Oh, je dois interpréter ça bien quand même. Comment faire ça bien ?" Et on le fait. Ensuite, quand on commence à tourner, on réalise : "Je savais que ça n'allait pas quand je l'ai lu. Je savais que ça n'allait pas quand je l'ai tourné. Et maintenant je regarde le résultat et ça confirme que ça n'allait pas." Alors on est en colère contre soi-même pour ne pas être intervenu et avoir dit quelque chose, de ne pas avoir essayé une approche différente. Vous savez, les meilleurs réalisateurs, scénaristes et producteurs sont assez sûrs d'eux pour être capable d'écouter les divergences d'opinion et de peser le pour et le contre. Ça permet également de renforcer la relation dans laquelle tout le monde est investi dans l'optique du meilleur résultat pour le projet.
Avez-vous déjà eu des regrets concernant les décisions que vous avez prises dans votre carrière ?
Je suis très chanceux d'avoir pu vivre très confortablement grâce à mon métier d'acteur. C'est vraiment spectaculaire, donc je n'ai aucun regret.
Est-ce que vous pouvez faire des parallèles entre vous et Walt ? Y a-t-il des éléments qui vous ont fait reconsidérer des choses dans votre propre vie, ou vous ont fait vous sentir reconnaissant pour ce que vous avez ?
J'ai réalisé : "Bon sang, on a le même âge." Ça pourrait m'arriver n'importe quand, mais je n'ai jamais vécu de cette façon. Je porte très peu, vraiment très peu d'attention à mes années passées – principalement de bons souvenirs, des amis et des expériences – et je suis très peu conscient du futur. Vous savez, il faut vivre dans le présent.
Détendons un peu l'atmosphère. Vous avez beaucoup d'expérience dans la comédie. Pensez-vous que ça vous a permis d'approcher l'humour noir de Breaking Bad différemment d'un acteur qui n'a pas eu la même expérience que vous en matière de comédie ?
Je suppose, oui. Je pense que le plus important est d'être capable de reconnaître les occasions comiques dans un script et ensuite les jouer à différents niveaux. La comédie, comme vous le savez, est très casse-gueule, donc il faut laisser une certaine marge. Quand on fait une scène comique, on peut soit y aller à fond, dans un comique tarte à la crème, ou alors au contraire on peut y aller très subtilement, dans un comique que certaines personnes ne comprendront pas. Breaking Bad est bien plus dans ce genre-là, et certaines personnes accrochent vraiment à l'humour noir de la série, et d'autres pas. Ce qui est bien, c'est que ça marche quand même. Il n'y a pas besoin de comprendre l'humour, mais je pense que c'est une expérience plus enrichissante si vous le comprenez. Et c'est vraiment très sympa à jouer. Malcolm dégageait beaucoup d'énergie et était parfois bébête. C'était une comédie très démonstrative, alors que Breaking Bad est plus dirigée vers les personnages et le comique circonstanciel. C'est donc différent, mais tout aussi sympa.
Considérez-vous que jouer dans un registre comique est un processus mécanique ou plutôt une affaire d'instinct ?
Les deux, je pense. On pourrait dire que le comique vient beaucoup de l'inattendu, non ? Par exemple, le type sort la flèche de son carquois et il la met dans son arc, et vous voyez la cible et vous vous attendez à ce qu'il touche la cible et il touche la vache à côté de la cible. Voilà la surprise. Quand vous avez un élément de surprise, vous avez de la comédie. Mais on ne peut pas apprendre la comédie en la résumant à ça. L'enseignement doit se faire naturellement puis être prolongé. On peut faire ça, cependant. Si quelqu'un a un sens basique de la comédie sans savoir un vrai sens de l'humour, alors on peut faire ressortir et aiguiser ce sens de l'humour.
Il est intéressant de noter un point commun entre Walt White et Hal : ils portent tous les deux des slips kangourou. C'était délibéré ?
Non. Mais peut-être que oui, en y réfléchissant. Ça s'est imposé à moi pour Breaking Bad. Dans Malcolm, quand je suis allé à mon rendez-vous pour la garde-robe, il y a huit ou neuf ans, j'ai vu plein de types de sous-vêtements. J'ai vu les vêtements pour les garçons, et ils avaient des slips kangourou, ce qui était normal. Réalisant que mon personnage était un grand garçon, j'ai dit que je devrais les porter moi aussi. La première chose qu'a fait Heidi Kazynski, notre responsable des costumes, a été de rire. J'ai dit que c'était ce qu'il fallait parce qu'il était un garçon.

Revenons à Breaking Bad. Dans le script, il y avait cet homme qui conduisait une caravane avec un masque à gaz et sans vêtements sauf un slip kangourou. Au début, je n'ai pas percuté parce que j'y pensais objectivement. Quand j'ai réalisé que j'allais le jouer, j'ai dit à Vince que mon personnage dans Malcolm portait des slips kangourou tout le temps. Il a dit : "Oh, oui, j'avais oublié. On changera ça. Vas-y, choisis les sous-vêtements que tu veux." Je suis allé voir Kathleen del Toro, notre responsable des costumes sur Breaking Bad, et elle avait tout types de choses : boxers, caleçons, slips. Je les ai regardé... et quelque chose n'allait pas. J'ai jeté un oeil aux slips kangourou et j'ai pensé : "Qu'est-ce que ça serait triste qu'un homme adulte porte ça." Et j'ai réalisé que c'était parfait pour Walt.

Pour des raisons très différentes, j'ai choisi de garder le slip kangourou parce qu'il indiquait la paralysie de son évolution en tant qu'être humain, en tant qu'homme. Et ça donnait de la peine de voir ce pauvre gars qui porte toujours des slips kangourou. Il n'a pas évolué dans ses choix vestimentaires ou dans son statut émotionnel, et ça m'a aidé que ça se manifeste aussi visuellement.

Vous avez réalisé des épisodes de comédie avec Malcolm. Est-ce que ça vous dirait de réaliser des épisodes de Breaking Bad ou quelque chose qui s'en approche ?
J'aimerais. Je ne sais pas si je réaliserai un épisode cette saison. Ça dépend d'un tas de choses, mais si on a le droit à une troisième saison, je réaliserai à coup sûr un épisode ou deux. J'apprécie les différences bien distinctes entre jouer et réaliser, et je réalise à quel point il est dur d'être réalisateur et à quel point, en tant qu'acteur, on se sent égocentrique. Même dans les cours de comédie, on nous apprend : "Qui est votre personnage ? Qu'est-ce qu'il veut ? Qui est dans votre chemin ? Que vient-il de vous arriver ?" Tout tourne autour de vous. Et c'est vraiment comme ça qu'il faut approcher un personnage : moi, moi, moi. Certains acteurs transposent ce "moi, moi, moi" dans leur vraie vie, ce qui leur attire des ennuis et leur donne une réputation négative.

"J'ai un conseil très spécifique pour les acteurs qui est le suivant : n'allez pas chercher un boulot. [...] Votre boulot, c'est de vous concentrer sur le personnage et servir la pièce ou le scénario et en faire la meilleure interprétation ou la plus intéressante version du personnage."

Bryan Cranston à LA CityZine
Quelles sont les vraies différences entre être un réalisateur et être un acteur ?
Un réalisateur doit faire attention à tout le monde. Chaque département a une multitude de questions qui doivent être répondues, et vous êtes la personne qui doit y répondre. Parfois, on se dit : "Oh, c'est une question bête. Pourquoi je devrais prendre la peine d'y répondre ?" Je me souviens avoir fait un film indépendant appelé Last Chance, il doit y avoir neuf ans, et je me suis éclaté à le faire. C'était un drame doux et romantique, une histoire très linéaire sur une femme qui pense ne plus avoir de choix ou d'espoir dans sa vie et comment elle retrouve cela.

Je me souviens que le chef accessoiriste est venu me voir alors que j'étais en train de réaliser, et il m'a demandé : "Quel genre de tasse à café vous voulez dans la scène ?" J'étais occupé à faire d'autres choses qui étaient selon moi bien plus importantes. On s'en fiche. Des tasses à café. N'importe lesquelles. Il suffit d'en choisir et de les mettre sur la table. Je l'ai un peu envoyé paître et il a dit : "D'accord." Il est parti, et le jour suivant où l'on tournait cette scène, les tasses à café avaient des petits pois dessus.

Donc elles ne convenaient pas du tout pour la scène ?
Pas du tout, c'était trop gai. En plus, quand un acteur soulève une tasse à petits pois, notre attention est attirée par la tasse. On a le regard sur la tasse, et je me suis dit : "Voilà ma leçon." Chaque décision est importante et je n'en voulais pas au gars. Il faisait son boulot, j'étais impatient et j'ai appris une bonne leçon. J'ai dit : "Je suis désolé. Est-ce qu'on a d'autres tasses ?" Et on a eu des tasses en marron uni.
Vous ne semblez pas avoir de difficultés à trouver du travail. Quel conseil avez-vous à donner aux acteurs en devenir, si on prend le talent comme pré-requis ?
Oui. C'est toujours bien. Je pense que le plus important pour un acteur, c'est de travailler en tant que tel. Faites-le dès que vous le pouvez, que ça soit n'importe où sur scène ou dans des Student Films, travaillez comme acteur autant que possible. Chaque fois que vous le ferez, vous apprenez quelque chose. Vous apprenez une chose ou deux, ou vous ferez une expérience, ou vous rencontrerez quelqu'un qui pourrait s'avérer important pour votre carrière plus tard. C'est possible.

Quant à commencer à auditionner professionnellement, j'ai un conseil très spécifique pour les acteurs qui est le suivant : n'allez pas chercher un boulot. Si vous allez passer une audition en espérant que vous décrochez ce boulot, vous vous condamnez à l'échec, parce que ce n'est pas ce que vous faîtes. Vous devez changer de perspective et réaliser ce que vous faites. Votre boulot, ce n'est pas de décrocher le boulot, votre boulot, c'est de vous concentrer sur le personnage et servir la pièce ou le scénario et en faire la meilleure interprétation ou la plus intéressante version du personnage. Peut-être la version la plus surprenante que vous pouvez faire, la plus prenante. Quelque chose qui fasse que les gens dans la pièce lèvent la tête et vous regardent. Votre boulot, alors, est simplement de présenter ce personnage dans le contexte de cette audition, et puis de partir.

Et lorsque vous êtes dans l'ascenseur en train de partir ou dans votre voiture en train de rentrer chez vous, que vous repassez l'audition dans votre tête comme tous les acteurs, alors demandez-vous : "Est-ce que j'ai fait ce que je voulais ? Est-ce que j'ai fait de mon mieux ? Est-ce que j'ai touché les points sensibles que je voulais ? Est-ce que j'étais énergique quand je le voulais ? Est-ce que j'étais timide quand je le voulais ?" Et si vous pouvez répondre "oui", alors vous devez fêter ça. Vous avez fait du bon boulot. Vous avez fait votre boulot, et vous pouvez oublier. Et rentrer chez vous. Et n'appelez pas votre agent, surtout pas. "Est-ce que tu peux me donner leurs impressions ? Est-ce que tu peux me dire... ?" Surtout pas. S'ils veulent que vous continuez avec eux, ils vous contacteront. C'était une manière de survivre pour moi, de ne pas voir chaque audition de la façon "décroche le boulot ou échoue".

Quel a été votre première expérience d'acteur ?
À sept ans, j'ai fait une pub pour United Way que mon père a produite et réalisée. J'étais le gamin qui joue au base-ball, et la balle arrive dans la rue, je cours la chercher et je me fais percuter par une voiture.
Est-ce que vous vous êtes attaché à cette expérience ? Le plateau, les éclairages, le tout ?
Je savais à cette époque-là que je m'attachais à toute l'attention que l'on me portait, d'une façon immature. Je me disais : "Waouh. Regardez-moi toutes ces personnes qui attendent, qui sont sorties de chez elles pour nous regarder faire ça." C'était un moyen d'attirer l'attention, ce que tout le monde apprécie. Et puis j'ai grandi, et ça s'est transformé en un pouvoir d'influence sur les émotions des gens, que ce soit en les faisant rire ou en les mettant en colère, ou en les faisant pleurer. Enfin, c'est incroyablement puissant, et je crois que tout le monde sur terre cherche ça. Tout le monde cherche son propre pouvoir, et certains le trouvent dans leur travail, d'autres le trouvent dans leurs enfants. Certains le trouvent dans le bénévolat, d'autres le trouvent dans la production des plus belles roses du quartier, et c'est fantastique. Donc les gens cherchent constamment ce qui leur donne du pouvoir, et c'est ce que je veux dire par là.
Pouvez-vous nous dire un mot à propos du National Center for Missing and Exploited Children, une association que vous soutenez ?
Oui. Le National Center for Missing and Exploited Children est ma principale association caritative, celle à laquelle je dévoue beaucoup de mon temps et de mon attention. Je présente leurs remises de prix à Washington une fois par an, ainsi qu'un brunch du congrès. Ça honore le personnel de police et les membres du gouvernement et même les gens lambdas qui ont aidé à sauver des vies d'enfants lors d'événements extraordinaires. Il y a un moment, j'ai fait un DVD appelé Kid Smarts, qui est un programme d'une demi heure proposé en anglais et en espagnol. C'est pour les familles. Vous vous asseyez avec votre famille, vos enfants de six ans et plus. Vous apprenez les règles de bases pour se préserver des kidnapping et des prédateurs sur internet.

C'est un programme super pour les familles afin de pouvoir ouvrir le dialogue autour de la sécurité de leurs enfants et c'est une oeuvre caritative pour le National Center, donc elles peuvent l'acheter sur Amazon. Tous les profits vont au National Center, donc c'est un bon moyen de les soutenir et également d'aider à sensibiliser votre famille. Ça permet aux familles d'être sensibilisées et ça leur confie des informations plutôt que d'être victimisés par l'ignorance, et c'est réalisé sans aucune arme ou violence, et j'en suis très fier.

Acheter ce DVD est le meilleur moyen de soutenir l'association ?
Oui. Ça s'appelle KidSmartz et c'est fantastique. Vous pouvez aussi aller sur netsmarts.com ou missingkids.com et visiter le site du National Center, si vous êtes intéressés pour trouver davantage d'informations sur comment protéger vos enfants.
Vous vous êtes associé avec Fright Site sur Netstudio TV. Pouvez-vous nous en dire deux mots ?
Bien sûr. C'est un nouveau truc très cool qui s'est fait, et j'ai accepté d'y participer. En gros, c'est pour aider les jeunes scénaristes à démarrer dans le milieu, et nous sommes arrivés à Fright Site. On va produire ce court-métrage, entre thriller et horreur. C'est déjà en cours, donc vous pouvez aller sur Netstudio.tv puis dans la section Fright Site et découvrir la compétition. Pour résumer, nous avons différentes catégories en développement pour ce scénario. Vous pouvez donc proposer une idée de sujet et nous choisirons le gagnant de l'idée originale, et puis ensuite nous passerons à l'intrigue. Quelle est l'intrigue ? Trouvée, alors qui sont les personnages ? Qui est l'antagoniste ? Nous faisons tout ça jusqu'à ce que nous ayons toutes les informations. Nous le rassemblerons ensuite tout ça en un court-métrage et nous le tournerons pour ensuite le présenter à tous les donateurs, alors que le gagnant gagnera un prix et de l'argent. [NDLR : Voir l'article du 15 novembre 2007 sur Malcolm France qui traite de ce projet.]
Où ce projet en est-il ? Quand pourrons-nous voir le résultat final ?
Encore deux mois avant que nous finissions le concours, ensuite nous réunirons tous les écrits pour écrire le script final. Ensuite, nous chercherons des acteurs, évidemment, et puis nous le tournerons, avant de le présenter sur Netstudio.tv et tôt ou tard sur YouTube et ailleurs.
Passons à un rapide questions/réponses. Décrivez-vous.
Une personne curieuse, simple et complexe.
Que feriez-vous si on mettait de côté le métier d'acteur ?
Je pense que je travaillerais en plein air. Si je n'étais pas acteur, je voudrais sûrement faire du management sportif. J'adore le base-ball, donc je ferais probablement quelque chose comme ça.
Quel est le meilleur conseil qu'on ne vous ait jamais donné, et l'avez-vous suivi ?
Le meilleur conseil ? Porter des chaussures confortables quand vous êtes à la réalisation. Ce que j'ai fait.

"Quand vous vous êtes montré nu en slip kangourou devant une équipe de 65 hommes et femmes, pas grand chose ne vous embarrasse."

Bryan Cranston à LA CityZine
C'était un bon conseil ?
Oui. Brillant, parce qu'à la fin de 16 heures sur vos pieds vous êtes seulement épuisés, et pas abattu.

Quel conseil donneriez-vous au Bryan Cranston de 20 ans ?
Ne t'inquiète pas. Tu vas vivre une vie géniale.
Moment le plus mémorable sur un plateau de tournage, si on exclut la tasse à petits pois ?
Le moment le plus mémorable sur un plateau ? Dans Breaking Bad, je crois que c'était l'épisode 6, je sors de la douche après avoir réalisé que des boules de cheveux tombent de ma tête à cause de la chimiothérapie, et ils tourbillonnent dans le drain. Déprimé, devant prendre tous ces cachets, je décide de raser le reste de ma tête et je deviens chauve pour la première fois. J'ai donc juste pris le rasoir devant la caméra et tout rasé.
Qu'est-ce qui vous agace ?
Le gaspillage et les détritus.
À quoi excellez-vous ?
À quoi j'excelle ? Je peux charger un lave-vaisselle mieux que quiconque.
À quoi êtes-vous mauvais ?
À être patient. Je ne le suis pas du tout, j'ai besoin de plus de patience.
Qu'est-ce qui vous embarrasse ?
Ce qui m'embarrasse ? Pas grand chose. Quand vous vous êtes montré nu en slip kangourou devant une équipe de 65 hommes et femmes, pas grand chose ne vous embarrasse.
Évidemment, les slips kangourou ne vous embarrassent pas.
Rien ne m'embarrasse.
Trois grands films.
Le Parrain, Lawrence d'Arabie et Little Miss Sunshine.
Trois grands acteurs ou actrices, morts ou vivants.
Spencer Tracy, qui d'autre ? Meryl Streep et George Sanders.
Qu'est-ce qui vous plaît à Los Angeles ?
C'est familier. Et il fait beau.
Ce que vous n'aimez pas à Los Angeles ?
La surpopulation.
La meilleure nourriture à Los Angeles ?
Un restaurant méditerranéen appelé Carnival, à Sherman Oaks.
Quelle est la meilleure chose à Los Angeles dont personne n'est au courant ?
Probablement les randonnées qu'on peut faire près des réservoirs à Los Angeles.
Enfin, dites-nous quelque chose qu'on ne sait probablement pas à votre propos.
J'ai été ordonné prête et j'ai uni une douzaine de couples. [NDLR : Notre article du 31 octobre 2005 prouve que les lecteurs de Malcolm France sont au courant !]
Comment avez-vous été ordonné ?
C'est un petit truc tout bête. C'est par le biais de l'Universal Life Church, une église qui ordonne sur Internet.
Une religion sur Internet ?
Oui. Je l'ai fait quand je venais de finir le lycée et j'avais un ami qui était prête, le Révérend Bob. Il avait accidentellement planifié deux mariages au même moment et ne pouvait pas se trouver à deux endroits différents, donc en urgence il m'a attrapé et m'a dit : "Tu veux te faire 100 dollars en célébrant un mariage ?" J'ai dit : "D'accord." Donc il a mis la feuille et le certificat dans une machine à écrire IBM Selectric, c'est dire que ça remonte à longtemps, et il a tapé mon nom et l'a envoyé à l'État pour le rendre officiel. Il m'a ensuite donné les références, l'adresse, et un livre pour la lecture. Je me suis dit : "Eh bien, ça me fera de l'argent !" Tout cela a pris environ 10 minutes, et ça a été un moyen de me faire 100 ou 125 dollars, quelque chose comme ça. Dans les années 70, c'était génial.
Merci beaucoup pour votre temps !
Merci à vous !
Propos recueillis le vendredi 2 mai 2008 pour LA CityZine.

SeriesLive. © DR
SeriesLive.

Une fois de plus, les fans de Malcolm sont bel et bien présents au rendez-vous et surprennent toujours ! À l'issue des huitièmes de finale du concours JO des séries organisé par le site SériesLive, la série termine première de son groupe avec 8781 points devant Grey's Anatomy (8728 points), How I Met Your Mother (8489 points), et Supernatural (8477 points), et se qualifie donc pour l'étape supplémentaire.

SériesLive vient de dévoiler la composition des groupes pour les quarts de finale. Malcolm se trouve dans le groupe 2 pour une épreuve qui se déroulera le dimanche 27 juillet de 8h00 à 20h00. Douze heures pendant lesquelles la série sera en compétition avec Battlestar Galactica, Desperate Housewives, Gilmore Girls, Lost : Les Disparus, NCIS Enquêtes spéciales, Prison Break et Smallville.

Pour voter, le principe reste le même : il vous faut être un membre de SériesLive pour pouvoir voter (vous pouvez le faire gratuitement en moins d'une minute chrono en cliquant ici). Durant les douze heures de vote, vous aurez 50 points à attribuer à la série ou aux séries que vous souhaitez voir gagner. Autant vous dire qu'il vous faut tout miser sur Malcolm pour mettre toutes les chances de son côté !

Pour se qualifier pour les demi-finales, Malcolm doit en effet impérativement se trouver parmi les quatre premières séries du groupe. Un nouveau défi qui s'annonce assez ardu au vu des nombreuses séries populaires avec qui elle est en compétition.

Mais nous faisons confiance à votre mobilisation pour étonner une nouvelle fois tout le monde et permettre à Malcolm de se hisser à la tête du classement !

Et pour donner du piment à la compétition, nous sommes heureux de vous annoncer que si Malcolm est la grande gagnante de la compétition à l'issue de la finale du tournoi des séries, nous avons prévu une grosse surprise à nos internautes ! Mais nous ne vous en dirons pas plus !

En savoir plus

Pour consulter les modalités de la compétition, rendez-vous sur la page des JO des Séries sur SériesLive.

Le trophée des Emmy Awards. © Gabriel Olsen / FilmMagic
Le trophée des Emmy Awards.

Si aujourd'hui Malcolm s'est terminée et qu'on ne retrouvera plus la série nommée aux prestigieux Emmy Awards, ce n'est pas le cas des acteurs de la série qui continuent leur bout de chemin !

Ainsi, alors que les nominations de la 60e édition des Emmy Awards viennent d'être annoncées, on a la bonne surprise de voir Bryan Cranston figurer parmi les concurrents pour prétendre au trophée du "Meilleur acteur dans une série dramatique".

En effet, la prestation de l'acteur dans sa nouvelle série Breaking Bad a retenu l'attention autant du public que des critiques, comme nous vous en avions d'ailleurs parlé, ce qui lui vaut d'être nommé dans cette catégorie où les places sont comptées. Le jury aura la lourde tâche de départager Bryan Cranston face à James Spader (Boston Justice), Michael C. Hall (Dexter), Hugh Laurie (Dr House), Gabriel Byrne (In Treatment) et Jon Hamm (Mad Men).

L'acteur n'a jamais remporté de prix majeur dans sa carrière, et cela malgré plusieurs nominations aux Emmy Awards pour son rôle de Hal dans Malcolm dans la catégorie "Meilleur rôle secondaire masculin dans une comédie" en 2002, 2003 et 2006. Sera-t-il plus chanceux cette fois-ci ? La réponse le 21 septembre prochain, lorsque la cérémonie sera retransmise en direct sur ABC.

SeriesLive. © DR
SeriesLive.

Souvenez-vous… Durant l'été 2006, SériesLive avait organisé en parallèle à l'événement sportif une Coupe du Monde des Séries. Une compétition qui permettait aux fans de se mobiliser en masse pour faire gagner sa série préférée.

Devant l'engouement exceptionnel que cette opération a suscité, et Jeux Olympiques oblige, Séries Live remet le couvert cette année avec les JO des séries ! Et cette fois-ci, Malcolm France est partenaire officiel de l'opération.

Le principe général reste globalement le même : chaque participant vote pour la ou les séries qu'il souhaite voir gagner la course. Particularité : il vous faut être un membre de SériesLive pour pouvoir devenir un participant (vous pouvez le faire gratuitement en moins d'une minute chrono en cliquant ici).

À l'heure actuelle, Malcolm est qualifiée d'entrée pour les huitièmes de finales, qui se jouera du mercredi 23 juillet à 8h00 au jeudi 24 juillet, 20h00. 36 heures durant lesquelles vous pourrez attribuer 50 points par jour (donc 100 points sur 36 heures) à la série ou aux séries de votre choix. Autant vous dire qu'il vous faudra tout miser sur Malcolm, puisque la série sera en compétition avec entre autres Grey's Anatomy, Les Griffin, How I Met Your Mother, Stargate SG-1 et Weeds.

Si la série parvient à se qualifier dans les phases suivantes grâce à votre aide, alors il ne s'agira plus de répartir des points mais de voter le maximum pour Malcolm et de façon illimitée de façon à ce qu'elle atteigne le plus rapidement 10 000 points.

Il y a deux ans, votre mobilisation exceptionnelle et votre fair-play salué par tous avait permis à Malcolm de se hisser en demi-finale. La série ira-t-elle aussi loin pour ce nouvel événement ? C'est à vous d'en décider, en apportant votre soutien à votre petit génie préféré ! Et comme le dirait notre ami Gérard Holtz : Mo-bi-li-sez-vous !

En savoir plus

Pour consulter les modalités de la compétition, rendez-vous sur la page des JO des Séries sur SériesLive.

Entertainment Weekly. © DR
Entertainment Weekly.

C'est assez rare pour qu'on le mentionne : Malcolm est présent dans un classement des meilleures émissions télévisées de l'histoire américaine ! C'est le magazine américain Entertainment Weekly qui a dressé ce classement pour le moins surprenant.

Malcolm arrive timidement en 88e position de ce classement des "nouveaux grands classiques". Il faut dire que c'est la direction du magazine qui a fait le choix parmi les milliers d'émissions passées et présentes. Ainsi, on trouve des séries légitimes en haut de classement, qu'on les aime ou pas, comme Les Simpson (1er), Les Soprano (2e), Seinfeld (3e), X-Files (4e), Sex & the City (5e), Friends (9e) ou Buffy contre les vampires (10e). Mais que dire des places reculées occupées par Urgences (19e), Six Feet Under (38e), Ally McBeal (48e), Twin Peaks (49e) ou encore Oz (73e) ? Sans parler de Malcolm bien sûr ! Et les séries totalement absentes du classement ? De plus, on retrouve de la télé réalité et des talks-shows dans ce classement, avec notamment Survivor (6e), The Oprah Winfrey Show (15e) ou American Idol (18e).

Bref, il y a de quoi se poser des questions sur comment ce grand classement a été réalisé, mais une chose est sûre, Malcolm y figure, même si la série est tout en bas. Il s'agit déjà d'un exploit, sachant que la série est souvent à tort oubliée ou sous-estimée, alors qu'elle a pourtant fait les beaux jours de la Fox dans ses vertes années et qu'elle a conquis des millions de téléspectateurs.

Si vous voulez retrouver le classement en intégralité, direction le site de Entertainment Weekly, où vous pourrez également retrouver des classements tout aussi étonnants et polémiques des plus grands films, musiques, livres ou jeux vidéo de l'histoire...

Frankie Muniz à Los Angeles en 2008. © Just Jared
Frankie Muniz à Los Angeles en 2008.

Frankie Muniz fait un nouveau pas dans son désir de s'éloigner de sa carrière d'acteur et de se consacrer à sa carrière de pilote professionnel, en Champ Car Atlantic.

Le jeune homme a mis sa villa de West Hollywood à vendre. Il l'avait achetée en janvier 2006 pour 3 499 000 dollars. La raison de cette vente ? Il souhaite déménager à Scottsdale, une ville dans la banlieue de Phoenix, en Arizona. C'est le magazine OK! qui rapporte que Frankie Muniz a décidé de focaliser son énergie sur l'automobile et ne ressent plus le besoin d'avoir une maison à Hollywood.

Malheureusement pour lui, le marché immobilier n'est pas en grande forme, et à l'instar d'autres stars telles que Sharon Stone ou Angela Bassett, il a bien du mal à vendre sa maison ! Alors qu'il l'avait déjà mise en vente à la fin de l'année dernière pour 3 875 000 dollars, il a récemment été obligé de revoir son prix à la baisse, espérant pouvoir vendre sa demeure pour 3 695 000 dollars.

Frankie Muniz devient un habitué dans le domaine puisqu'il a déjà acheté et vendu de précédentes villas à Los Angeles. En 2005, il avait vendu deux de ses maisons : une à Halle Berry pour 5 995 000 dollars, et une autre pour 3 900 000 dollars. Il confie :

"Ça ne me dérangerait vraiment pas de ne plus jouer la comédie. La course automobile, c'est définitivement ma passion, c'est ce qui constitue ma carrière désormais et ce que je veux à tout prix faire pour le reste de ma vie."

Frankie Muniz à OK!
Erik Per Sullivan. © DR
Erik Per Sullivan.
Malcolm in the Middle Voting Community : Quels sont tes goûts en matière de cinéma, de télévision et de musique ?
Erik Per Sullivan : Je regrette de n'avoir rien de moins traditionnel à offrir, mais je regarde peu de films. Je viens de voir Juno, et c'était excellent ! En ce qui concerne la télévision, je ne regarde que ce qu'on m'envoie pour le vote aux Emmy Awards [l'acteur fait partie du jury, NDT]. Dexter m'a mis une claque dans la figure : c'est vraiment cool, bien qu'un peu morbide. En fait, puisqu'on parle de trucs sombres, la nouvelle série de mon vieil ami et père télévisé Bryan Cranston, Breaking Bad, est vraiment cool. Pour la musique, j'adore le jazz, mais dernièrement je suis plus branché musique latine. C'est tellement fun et plein d'énergie qu'on ne peut pas s'empêcher de bailar ["danser" en espagnol, NDT] quand on en entend !
Qui sont tes acteurs préférés ? Es-tu influencé par certains d'entre eux ? Et combien en as-tu rencontré ?
Depuis que je suis petit, je suis un grand fan de Jim Carey. Ce type s'y connaît en comédie. Pour les acteurs sérieux, je ne suis pas sûr. Jack Nicholson semble le bon choix. J'ai eu le grand plaisir de rencontrer le premier, mais je n'ai jamais rencontré Jack Nicholson.
Est-ce difficile de jongler entre l'école et ta carrière d'acteur ?
Ça devenait assez dur l'année dernière et l'année avant que le lycée ne commence à devenir plus prenant. Cependant, je n'ai pas fait grand chose en tant qu'acteur dans l'année qui s'est écoulée. Je dirais que c'est sûrement pour le mieux parce que je viens de changer d'école et mon année de première est plutôt difficile.
Prévois-tu de rester près de Boston et peut-être d'aller à l'université ? Où prévois-tu de faire le grand saut et de déménager à Hollywood ?
C'est certain, je vais faire davantage d'études avant de décider ce que je veux faire concernant le showbiz. Boston a vraiment des universités géniales, comme Harvard, mais je ne fais que commencer la recherche d'une université.

"Il y a beaucoup de Dewey en moi."

Erik Per Sullivan à Malcolm in the Middle Voting Community
Quand tu étais plus jeune, durant les deux premières saisons de Malcolm, tu disais que tu aimerais passer derrière les caméras un jour pour réaliser. Est-ce quelque chose que tu désires toujours faire ?
C'est sûr, je pense toujours que ça serait cool. L'industrie cinématographique est intéressante, et ça serait sympa de voir les choses sous un angle différent.
Tu as parfaitement joué le rôle de Dewey. Y a-t-il une part de Dewey en toi ?
Merci ! Je pense qu'il y a beaucoup de Dewey en moi. J'ai souvent joué Dewey en agissant comme moi je l'aurais fait. Donc je parie qu'une partie de l'idée de Dewey que vous avez vient de l'idée que j'ai de lui, celle-ci venant de moi... Si ça a un sens.

"J'adorerais voir toute la clique [de la série] réunie à nouveau."

Erik Per Sullivan à Malcolm in the Middle Voting Community
Est-ce que Malcolm te manque ? Et s'il y avait un épisode de réunion, est-ce que tu serait partant ?
Ça me manque, ça oui. Quand la série venait de terminer, j'y pensais tout le temps. Je suis toujours un peu nostalgique quand je parle aux gens de la série, et j'adorerais voir toute la clique réunie à nouveau.
Quelle est ton expérience préférée sur les plateaux de Malcolm ?
Je pense que les meilleurs moments étaient quand les caméras n'étaient pas en route. Des jeux de chats perchés à vélo, des courses en voitures de golf... Que des bons moments.
Tu as joué une multitude de rôles. Préfères-tu la comédie ou le drame ?
C'est toujours dur de répondre à ça. La comédie, c'est toujours drôle, mais le drame vous donne cette satisfaction d'avoir travaillé dur sur quelque chose d'épineux. Je déteste être indécis, mais sur celle-ci, je vais dire que j'aime les deux.
Vas-tu souvent en Suède ?
On essaie d'y aller environ une fois par an, mais je crois que j'y ai été peut-être dix fois.
Si tu pouvais revenir à n'importe quel moment de l'Histoire, où irais-tu et pourquoi ?
Je ne crois pas qu'on m'ait déjà demandé ça avant, donc merci pour cette question originale. J'aimerais visiter Rome à son apogée. Ces types savaient comment bâtir des empires. En plus, j'étudie le latin, et ça serait ma seule chance d'essayer de parler la langue.
Es-tu intéressé par les jeux vidéo ? Si oui, quelles plates-formes possèdes-tu ?
J'ai eu une Xbox 360 à Noêl dernier je crois, et mes camarades de chambre et moi jouons un peu aux jeux vidéo. J'ai pris la résolution de ne pas y jouer trop par contre, et j'essaie de diminuer ça.
As-tu ou veux-tu des tatouages ?
Encore une nouvelle ! Ça serait sympa de me faire un énorme aigle sur la poitrine pour montrer mon patriotisme. Non, je rigole ! Je pourrais revenir sur ma position quand ils perfectionneront les tatouages semi-permanents, mais pour l'instant ça ira !
Boxers ou slips ?
Les deux et aucun des deux. Parfois je ne porte rien du tout, mais la plupart du temps j'utilise des boxers-slips.
Une fois que Malcolm s'est terminée, tu as commencé à te faire pousser les cheveux. Était-ce quelque chose que tu voulais faire depuis un moment ?
Je n'ai jamais eu un vrai désir de me faire pousser les cheveux pendant la série, mais lorsqu'elle s'est achevée, j'ai vraiment voulu profiter de cette nouvelle liberté.
Mo est un film à propos de la vie d'une vraie personne et d'événements réels. Par conséquent, as-tu senti avoir une plus grande responsabilité quand tu as joué ?
Définitivement. Jouer une vraie personne m'a fait prendre la chose sérieusement, surtout que Mo n'était pas une comédie. Le film traitait de quelque chose de sérieux, et je voulais rendre justice à cet enfant.
T'arrive-t-il de visiter des sites de fans ou des forums qui sont dédiés à la série ou à toi ?
À vrai dire, je n'en ai visité aucun et je ne passe aucun temps sur ce genre de trucs. Je pourrais si j'ai le temps, mais ça semble un peu inutile.
Propos recueillis le mardi 18 mars 2008 pour Malcolm in the Middle Voting Community.

© DR
"Les Griffin" et "Malcolm" sur Paris Première (photomontage).

Après quelques mois pendant lesquels Malcolm avait totalement disparu des tubes cathodiques (ou des écrans plats !), la série fait finalement son retour sur le câble et le satellite, également disponible en clair sur la TNT. Paris Première, qui a pris l'habitude de diffuser régulièrement la série en fin de journée sur son antenne, reprendra ses bonnes habitudes dès le lundi 28 avril, avec la diffusion de deux épisodes dès 18h40 du lundi au vendredi.

Mais ce n'est pas tout ! Le plaisir se poursuivra à 19h40 avec la diffusion d'un épisode la série animée Les Griffin. Cette série suit les aventures d'une famille totalement déjantée dans la bourgade de Quahog. Peter, le père, a érigé la fainéantise en philosophie de vie. Lois, la mère, est à la fois la femme au foyer bonne à tout faire et le cerveau de la famille. Chris, le fils, a hérité de son père ses formes généreuses et ses préoccupations favorites sont manger, surfer sur le web et manger. Megan, la fille, est l'archétype de l'adolescente en crise : elle ne s'aime pas et, dans le même temps, attend désespérément son prince. Stewie, le petit dernier, a pour ambition de conquérir le monde. Même Brian, le chien, est complètement fou, ou plutôt très intelligent : il parle, philosophe, débat...

La série, diffusée depuis 1999 sur Fox, réussit tout comme Malcolm à dresser un portrait drôle et assez fidèle de la famille moyenne américaine, et critique avec brio la société américaine, en prenant bien soin de caricaturer toujours avec humour et subversion ce qui constitue la force du pays : l'Église, le Président, les célébrités, toute la culture américaine y passe ! Les Griffin s'allie parfaitement avec Malcolm, et se montre même beaucoup plus politiquement incorrecte du fait que les dessins peuvent permettre beaucoup plus de fantaisies. Votre nouveau rendez-vous, c'est dès le 28 avril sur Paris Première !

Frankie Muniz au sein de la Pacific Coast Motorsport. © Clinton Wallace / Globe Photos / Zumapress
Frankie Muniz au sein de la Pacific Coast Motorsport.

L'annonce officielle date du 30 janvier dernier. Exit Jensen Motorsport après deux ans de course sous les couleurs de cette équipe, Frankie Muniz est dorénavant engagé avec Pacific Coast Motorsport (PCM), pour l'année anniversaire des 35 ans du Champ Car Atlantic.

PCM est une équipe basée à Oxnard en Californie, et appartenant au pilote de Champ Car World Series Alex Figge. Elle vient d'acquérir l'équipe US Racetronics (USRT), qui s'occupera désormais essentiellement de la préparation des monoplaces pour PCM. L'ancien propriétaire, Shane Seneviratne s'occupera dès cette année de superviser le nouveau programme Atlantic de l'équipe.

Tyler Tadevic, le manager de l'équipe, a montré sa volonté de revenir en Champ Car Atlantic, discipline dans laquelle Pacific Coast Motorsport a remporté quelques victoires par le passé, d'où l'engagement des deux pilotes Carl Skerlong et Frankie Muniz.

"Nous pensons que nous avons deux jeunes pilotes exceptionnels avec nous. Ils sont tous les deux rapides et très professionnels, la saison qui arrive s'annonce très excitante. Carl Skerlong est engagé pour la deuxième année en Champ Car Atlantic, et il est déjà monté deux fois sur le podium."

Tyler Tadevic, le manager de l'équipe

Frankie Muniz, de son coté, se félicite de son nouveau contrat :

"Rejoindre PCM est un énorme pas en avant dans ma carrière de pilote [...]. Je suis impatient que la saison démarre, en avril pour le grand prix de Long Beach, et je suis fier de représenter une équipe professionnelle comme PCM."

Frankie Muniz

Frankie pilotera donc cette année au volant de la monoplace n°29 aux couleurs de PCM/Mazda/Swift.

Il y a deux semaines se déroulait la deuxième séance officielle d'essais de la saison, sur le circuit de Laguna Seca, à Monterey en Californie. Carl Skerlong et Frankie Muniz étaient présents. Au total, les deux pilotes auront eu l'occasion de parcourir près de 800 kilomètres chacun en deux jours, sur ce circuit long de 3,6 kilomètres. Réussissant à améliorer son temps moyen à chaque session, Frankie Muniz s'est hissé à un très bon niveau, le rendant compétitif par rapport aux autres pilotes.

Interrogé à l'issue des deux jours de tests, Frankie Muniz n'a pas caché son enthousiasme :

"Tourner si vite à Laguna Seca, l'un des circuits les plus difficiles du championnat, est très rassurant. Nous avons fait beaucoup de progrès durant ces deux jours. La dernière session d'hier était extraordinaire, je ne m'étais jamais senti aussi à l'aise dans une monoplace. La voiture avait un comportement parfait et je me sentais capable d'en tirer le maximum, c'était fantastique. [...] Je suis dans la course maintenant, ce qui est très motivant. 2008 sera une très bonne saison [...], la compétition sera dure."

Frankie Muniz

D'après Shane Seneviratne, tout va pour le mieux, à la fois du coté de l'équipe et des pilotes :

"Les essais se sont très bien passés. [...] Je n'aurais pas pu souhaiter mieux de la part de toute l'équipe. Nous n'avons pas eu de problèmes techniques, les ingénieurs ont très bien paramétré les deux monoplaces pour les rendre immédiatement très performantes, et ils ont rapidement développé des configurations de course pour notre retour sur ce circuit en mai. Les deux pilotes étaient au top de leurs possibilités et nous pensons que nous sommes en bonne forme pour notre retour [en Champ Car Atlantic, NDLR]. [...] Nous allons faire encore une séance d'essais à Houston la dernière semaine de Mars, et alors nous serons fin prêts pour le début de saison à Long Beach. Ce sera une bonne saison ; le champ est large avec des pilotes très talentueux."

Shane Seneviratne

Voici le calendrier des épreuves pour la saison 2008 :

# Date Lieu Circuit
1 20 avril Long Beach Streets of Long Beach
2 27 avril Houston Reliant Park
3 18 mai Monterey Laguna Seca
4 22 juin Cleveland Burke Lakefront Airport
5 29 juin Mont Tremblant Mont Tremblant Circuit
6 6 juillet Toronto Canadian National Exhibition Place
7 20 juillet Edmonton Canada Rexall Speedway
8 26 juillet Portland Portland International Raceway
9 27 juillet Portland Portland International Raceway
10 10 août Elkhart Lake Road America
11 17 août Trois-Rivières Streets of Trois-Rivières
12 21 septembre Tooele Miller Motorsports Park

Additionnellement, une course ne comptant pas pour le championnat aura lieu le 9 novembre 2008, sur l'Autodromo Hermanos Rodriguez à Mexico City, pour clore la saison de Champ Car 2008. Une saison qui pourrait d'ailleurs être la toute dernière de la discipline, le Champ Car ayant très récemment fusionné avec l'Indy Racing League, un championnat dont l'esprit est très proche.

Bryan Cranston, Anna Gunn et RJ Mitte dans © Lewis Jacobs / AMC
Bryan Cranston, Anna Gunn et RJ Mitte dans "Breaking Bad" (2008-2013).

C'est désormais officiel ! Bryan Cranston reviendra en tant que Walter White pour une 2e saison de Breaking Bad sur la chaîne américaine câblée AMC. La seconde saison de la série, composée de 13 épisodes, sera diffusée début 2009 aux États-Unis, alors que la première saison n'était constituée que de 7 épisodes en raison de la grève des scénaristes.

La série avait fait sensation au début de l'année quand elle a été lancée aux États-Unis sur AMC, en s'attirant autant les faveurs du public que des critiques, comme nous l'avions déjà évoqué.

Charlie Collier, vice-président exécutif de la chaîne, a ainsi annoncé :

"De l'éloge des critiques aux fortes audiences et à un public dévoué, Breaking Bad a encore davantage conforté AMC dans son statut de grande productrice de programmes distinctifs et de qualité. Breaking Bad est une série puissante, intelligente et qui amène à réfléchir. Nous sommes emballés par une seconde saison avec de nouvelles histoires provocantes qui iront plus loin dans le prochain chapitre de la vie de Walter White."

Charlie Collier

L'écriture de cette nouvelle saison a déjà commencé, alors que le tournage débutera à la mi-juillet à Albuquerque au Nouveau-Mexique, lieu du tournage mais aussi de l'action de Breaking Bad. Bryan Cranston s'y est même installé !

Rappelons que la série raconte l'histoire de Walter White, un professeur de lycée qui, lorsqu'il apprend qu'il est atteint d'un cancer incurable, s'associe avec un de ses anciens élèves dans le commerce d'amphétamines afin de rassembler de l'argent pour sa famille. En France, on murmure que M6 aurait déjà acheté les droits de la série.

Bryan Cranston dans © AMC
Bryan Cranston dans "Breaking Bad" (2008-2013).

Nous vous en avions déjà parlé à plusieurs reprises sur Malcolm France, Breaking Bad est la série qui marque le retour de Bryan Cranston (Hal dans Malcolm) sur le petit écran. Aux côtés de l'acteur, un casting assez confidentiel mais très expérimenté, avec entre autres Aaron Paul, Anna Gunn et Dean Norris. À l'écriture, on retrouve Vince Gilligan, qui fut longtemps producteur de X-Files.

La série a vu ses 7 épisodes diffusés du 20 janvier au 9 mars derniers. Pourquoi si peu d'épisodes ? Tout d'abord, car les chaînes du câble (en l'occurrence AMC) commandent généralement beaucoup moins d'épisodes que les séries des grands networks ayant un budget plus réduit, et aussi parce que la série a été affectée par la grève des scénaristes, ce qui a contraint la série à voir son nombre d'épisodes diminuer. L'intrigue de la série ne fait que commencer. Rappelons que l'histoire tourne autour de Walt, un professeur de chimie au lycée qui se dirige vers le commerce illégal d'amphétamines pour subvenir aux besoins de sa famille le jour où il apprend qu'il a un cancer a priori incurable.

Le bilan est très positif pour AMC. Au niveau des audiences, d'abord, Breaking Bad a su fédérer 30 % de téléspectateurs de plus que la moyenne en soirée pour la chaîne, et encore plus chez les cibles préférées des annonceurs. Le premier épisode de la série a réuni 1,4 million de téléspectateurs, et les 6 suivants ont en moyenne réalisé 1,1 million. Le bilan est donc très positif du côté audiences, d'autant plus que la série s'est stabilisée au dessus de la barre du million de téléspectateurs, ce qui n'était pas le cas de Mad Men (1ère série de AMC, Breaking Bad étant la 2e) qui après un meilleur démarrage, avait perdu plus de la moitié de son audience entre le début et la fin de la saison.

Aussi, du côté des critiques, si la qualité de la série ne fait aucun doute, c'est la performance de Bryan Cranston qui a le plus retenu l'attention. USA Today déclare que "Bryan Cranston est fascinant et remarquable dans son rôle." Entertainment Weekly remarque "les retournements de situations inattendus", et le fait que "Cranston donne une performance comico-dramatique nuancée qui était juste sous la surface de son rôle de père obsessionnel dans Malcolm." Le Los Angeles Times quant à lui souligne l'aspect "triste et déroutant" de la série, mais ajoute que "cela ne signifie pas qu'on ne rigole pas un peu également."

Même si AMC n'a pas encore annoncé le renouvellement officiel de la série, il se murmure que le tournage de la saison 2 devrait débuter dès le mois de juin pour 13 épisodes. En prévision, Bryan Cranston a d'ailleurs acheté une maison au centre d'Albuquerque, lieu de tournage de la série.

Jane Kaczmarek dans © Kyle Christy / ABC
Jane Kaczmarek dans "Raising The Bar" (2008).
Mommy Track'd : Vous êtes une mère qui travaillez et vous en avez interprété une durant sept ans dans Malcolm. Cette réciprocité à dû être bizarre. Est-ce que Lois et vous appréhendez le rôle de mère de la même façon ?
Jane Kaczmarek : Les sept années de Malcolm ont été extrêmement mouvementées. J'étais enceinte de mon fils pendant la première saison, et d'une de mes filles quelques années plus tard. J'étais contente que les enfants de la série soient plus âgés que les miens parce que c'était plus facile de garder en tête qui était qui. Il fallait que je me rappelle de diminuer le volume sonore une fois rentrée à la maison. Et le jour où mon fils m'a dit "oui, chef !", j'ai su qu'il fallait que je baisse encore plus le ton. Le fait que la série de mon mari [À la Maison blanche, NDT] soit diffusée en même temps que Malcolm a aggravé la pagaille. On avait des baby-sitters qui se tenaient prêtes à toutes les heures de la journée parce qu'on ne connaissait que rarement nos plannings de tournage. Avoir des gens qui aident autour de soi a été une vraie différence par rapport à la façon dont Lois dirigeait la maison dans Malcolm.

"Ma fille Frances a crié de joie le jour où on nous a appris l'annulation de Malcolm."

Jane Kaczmarek à Mommy Track'd
Votre mari et vous êtes des exemples célèbres et appréciés de la vie mouvementée que vivent les parents qui travaillent. Décrivez une journée durant les années où vous faisiez Malcolm et votre mari faisait À la Maison blanche. Qui allait chercher les enfants à l'école ? Est-ce qu'ils passaient sur les plateaux régulièrement ?
Oui, la vie était très compliquée. Je ne travaillais pas autant que Brad. En général, pas plus qu'une journée de 12 heures, alors que Brad faisait souvent 15 heures de travail. Bien que j'appréciais énormément Malcolm, je voulais rentrer à la maison aussi vite que possible, donc les enfants venaient rarement sur les plateaux. Par contre, Brad demandait à une baby-sitter de les conduire aux plateaux pour les voir. Il partait souvent avant qu'ils ne se lèvent et rentrait après qu'ils soient couchés, donc c'était souvent son seul moyen pour les voir.
Qu'avez-vous fait de votre temps depuis que la série s'est terminée en mai 2006 ? Comment vos enfants ont ressenti le fait que la série se termine ?
Ma fille Frances m'a dit un jour que la meilleure nouvelle que j'ai pu lui donner, c'est que Malcolm était annulée. Elle a crié de joie le jour où on nous a appris ça. Maintenant, je m'assure d'être rentrée à la maison pour les habiller et leur faire à manger le matin, ainsi que leur faire se brosser les dents et les amener à l'école. Et je suis à la maison après l'école pour les amener à leurs cours et à leurs entraînements, puis dîner avec eux et enfin les mettre au lit. Tout à fait comme un vraie mère ! Je refuse toutes les offres d'emploi si elles sont incompatibles avec mon emploi du temps. J'ai attendu très longtemps pour avoir des enfants. Tous les trois sont nés quand j'avais la quarantaine, et je veux passer autant de temps que je peux avec eux.
Sur quels projets travaillez-vous maintenant ?
Je suis sur le point de débuter une série judiciaire pour Steven Bochco, sur TNT. Steven et moi avons travaillé ensemble sur Capitaine Furillo [série des années 80, NDT] il y a 25 ans et il a vraiment compris mon désir de faire passer ma vie de famille en premier. On m'a proposé un planning de travail très accommodant et j'ai hâte de jouer avec des adultes sur des horaires limités.
Qu'est-ce qui vous a amené à créer Clothes Off Our Back ? Comment avez-vous le temps de lancer une association en addition à votre planning de travail chargé et votre vie de famille ?
J'étais accablée par tout ce qui est gâché à Hollywood. Quand vous êtes célèbre, vous êtes submergés par tellement d'habits, d'accessoires et de publicité dont vous n'avez pas besoin. Clothes Off Our Back semblait un bon moyen de récolter de l'argent pour les associations pour les enfants sans demander aux célébrités de donner encore plus de leur temps précieux. On dit : "Il y a tellement d'enfants dans le besoin et tellement d'habits que vous ne porterez plus jamais. On ne demande pas de votre temps ou de votre argent, mais de nous rejoindre." J'ai engagé une jeune femme brillante, Michel Schneider, pour gérer nos activités et ensemble nous avons collecté plus de deux millions de dollars depuis le début, en 2002.

"Il est important d'éteindre la télévision !"

Jane Kaczmarek à Mommy Track'd
Les journées sont tellement courtes... Mais quand vous avez le temps pour un petit plaisir, qu'est-ce qui est en haut de votre liste ?
Je crains d'être très rasoir. J'aime faire des puzzles, et j'ai une multitude de projets d'art sur lesquels je travaille, souvent avec Jon Stewart [présentateur du Daily Show, NDT] ou In Treatment [série de HBO, NDT] en fond.
Quel est votre meilleur conseil pour les gens qui ont du mal à gérer le mélange entre travail et vie de famille ?
J'insiste sur combien il est important d'éteindre la télévision ! On a une télé chez nous et elle n'est jamais allumée avant que les enfants soient au lit. Mes enfants restent concentrés et s'amusent en jouant ensemble. Ils sont encore petits, donc je m'en tire avec ça. Également, on ne peut pas tout avoir. J'ai découvert que je suis tellement plus heureuse en disant non et en gardant ma vie aussi simple que possible. Être libre, ça ne veut pas forcément dire qu'on est disponible.
Selon vous, quelle est la meilleure et la pire chose dans le fait d'être une mère qui travaille ? Est-ce que vous avez un pire moment en tant que mère ? Un meilleur ?
Le pire, dans le fait d'être une mère qui travaille, c'était de caresser le dos de mes enfants le soir et qu'ils me demandent s'ils me verraient au petit déjeuner. Non. Et s'ils me verraient la prochaine fois qu'ils iraient se coucher. Non. Être à la maison avec mes enfants rend toutes les paillettes de cette ville bien pâles en comparaison. Mon meilleur moment est quand je suis dans ma baignoire géante avec mes trois enfants. On dit qu'on joue aux hippopotames dans la rivière et on chante la chanson qu'on a inventé.
Propos recueillis en février 2008 pour Mommy Track'd.

Le flyer de la soirée © DR
Le flyer de la soirée "Just Dewey Party" à Clermont-Ferrand.

Si vous faites partie des nombreux adeptes de la série qui ont rejoint Malcolm France sur le réseau social MySpace, vous n'êtes sûrement pas passé à côté de la page du groupe LC ! LC (pour Le Crest) est un groupe électro particulièrement fan de la série Malcolm, et qui est bien connu des internautes pour leur remix de la chanson fredonnée par Dewey, le célèbre "Poupi poupi poupi pou", dans l'épisode 2.06 – "Le congrès" (Convention).

Aujourd'hui, LC crée l'événement en proposant le premier concept de soirée consacrée à la série Malcolm, la "Just Dewey Party" !

Alors, en quoi ça consiste ? Le groupe explique :

"C'est une série de soirées qu'on organise dans des boites de nuit et salles de concert partout en France. Musicalement, nos deux mix d'électro, d'une heure chacun, seront diffusés avec des voix de Malcolm et des titres extraits de la série, avec en fond une effigie géante de notre cher et tendre Dewey... L'idée ici étant de créer un nouveau moyen de s'amuser en mélangeant la musique électronique et les aspects artistiques de la série."

Le Crest à Malcolm France

Un concept vraiment détonnant qui devrait ravir les fans du petit génie et de sa famille de dingues.

La première soirée "Just Dewey" aura lieu le 14 mars prochain au complexe de nuit Lampyre, situé à 15 km de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme (accessible par autoroute sortie "Pont du Château", direction Lezoux). Avec d'autres dates et d'autres lieux qui sont prévus si le succès est au rendez-vous ! Alors n'hésitez pas à participer à cet événement inédit et faites revivre ensemble l'esprit de la série. L'entrée est offerte sur présentation de ce flyer avant 00h30 !

En savoir plus

Pour découvrir le groupe LC, vous pouvez consulter leur page MySpace.

Jamie Gandy et Frankie Muniz à l'inauguration de The Aqua Lounge. © Chris Polk / FilmMagic
Jamie Gandy et Frankie Muniz à l'inauguration de The Aqua Lounge.

Frankie Muniz et Jamie Gandy… Le 18 juillet 2005 (eh oui, déjà !), nous vous annoncions les fiançailles du couple qui s'était rencontré très peu de temps auparavant à la Nouvelle-Orléans. Depuis, toute la presse et les fans attendaient avec impatience le mariage de l'ancienne tête d'ampoule la plus célèbre de la télévision.

La presse à scandales, loin d'être en reste, a su nous abreuver d'articles qui ressemblaient plus aux albums de Martine à la plage ou Martine au camping qu'à du journalisme. Pêle-mêle ? Frankie et Jamie promènent leur chien, Frankie et Jamie s'embrassent dans la rue, Frankie et Jamie sortent d'un night-club… Un vrai roman-photo !

Il semblerait néanmoins que leur histoire ressemble plus à un soap-opéra qu'à un long fleuve tranquille. Selon le site People.com, Frankie Muniz et Jamie Gandy, ne seraient plus fiancés.

L'acteur qui s'est pourtant rendu récemment avec elle dans la discothèque West Hollywood Hyde s'est confié aux journalistes de People lors une conférence de presse le 30 janvier dernier portant sur sa carrière de pilote pour la saison 2008 et son équipe Pacific Coast Motor Sports.

À propos d'une question portant sur sa romance avec Jamie, Frankie a clairement répondu :

"Je ne suis plus fiancé. Mais je suis encore avec elle… en quelque sorte. C'est une situation très délicate. Mais nous sommes vraiment les meilleurs, meilleurs, meilleurs amis. Et s'il y avait quelqu'un dans le monde avec qui je voudrais être, c'est bien elle. Avec les courses automobiles, c'est devenu très difficile, ces voyages autour du globe."

Frankie Muniz à People

Frankie Muniz, qui est apparu au Hard Rock Café à Universal City le jour de la conférence de presse, entame maintenant sa troisième année de pilote professionnel, et sa seconde année avec cette équipe. Mais que pense-t-il de ces célébrités qui jouent les pilotes ?

"Je ne veux pas paraître prétentieux, mais je ne crois pas qu'il y ait un acteur ou une célébrité-devenue-pilote qui a fait un parcours aussi réussi que moi sur les circuits. Donc je ne pense pas qu'il y ait quelqu'un qui puisse faire mieux que moi. Et c'est juste être honnête que de le dire."

Frankie Muniz à People

La tête sur les épaules, notre Frankie ? En tout cas, il ne manque clairement pas d'ambition :

"Je veux courir avec Michael Schumacher, sept fois champion du monde. Et je peux rivaliser avec lui."

Frankie Muniz à People

Rien que ça…

Dernière rumeur en date : Frankie sortirait maintenant avec Ellen Page, vue récemment dans Juno. À la base de ces bruits de couloir ? Selon un témoin qui s'est confié au National Enquirer, Frankie et Ellen se sont rendus ensemble à un déjeuner servant de prélude à la soirée des Oscars (Ellen Page a été nommée pour sa prestation dans Juno) dans lequel une certaine complicité se ressentait. L'art d'en faire des tonnes pour pas grand-chose… En attendant des informations bien plus fiables, prudence donc face à ce nouvel emballement médiatique autour de la vie privée de Frankie Muniz...

Frankie Muniz a été pilote automobile de 2006 à 2009. © Frederick M. Brown / Getty Images
Frankie Muniz a été pilote automobile de 2006 à 2009.

À l'occasion de la seconde séance d'essais sur le circuit d'Elkhart Lake (Wisconsin) organisée par l'équipe RaceTronics en décembre dernier, John Vatne a eu l'occasion d'interviewer Frankie Muniz pour le compte du site Mecca of Speed, spécialisé dans l'interview de pilotes. Plusieurs questions ont été abordées de manière approfondie, notamment la transition du métier d'acteur à celui de pilote professionnel, les performances sur circuit, et les projets à court et long terme de Frankie. Va-t-il continuer à courir pour l'équipe Jensen Motorsport en 2008 ?

Mecca of Speed : Comment se comportait la voiture sur le circuit ce matin ?
Frankie Muniz : C'est la première fois que je tourne sur le circuit Road America, et c'est un circuit très technique. Tout se passe à très haute vitesse, le premier virage se négocie aux alentours de 190 km/h. Il y a beaucoup de virages plats, ce ne sont pas des virages faciles et il faut apprendre à les passer correctement.

Les 20 premières minutes, j'ai cherché la meilleure trajectoire, et ensuite j'ai commencé à augmenter le rythme. La voiture sous-virait beaucoup trop, donc on a fait des changements qui ont amélioré son comportement.

J'étais dernier ce matin, mais je me sens plutôt confiant et je pense que nous ferons mieux pour les qualifications de cet après midi et demain. J'ai passé la matinée à me concentrer sur les trajectoires à prendre pour tourner au mieux, maintenant on sait ce dont on a besoin pour aller plus vite, donc ça devrait bien se passer.

Comment s'est passée la transition entre le Champ Car Atlantic cette année, avec plus de puissance et d'appui aérodynamique, et la saison dernière où tu pilotais en formule BMW ?
C'est vraiment un grand saut. Ce n'est pas plus facile de conduire une monoplace "Atlantic", c'est un plus haut niveau de dévouement et de compétition. Le niveau est probablement parmi les plus élevés au vu des performances globales dans la discipline.

J'ai énormément appris cette année, et j'attends avec impatience l'année prochaine. Je pourrai réutiliser ce que j'ai appris cette année pour m'améliorer l'année prochaine, et être plus confiant en début de saison.

"Je travaille quotidiennement avec un entraîneur, dans le but d'améliorer ma force et ma résistance. J'ai pris 9 kg cette année."

Frankie Muniz à Mecca of Speed
As-tu pour projet de signer à nouveau avec Jensen Motorsports (l'équipe pour laquelle Frankie Muniz court depuis 2 ans, NDLR) la saison prochaine ?
Il n'y a encore rien d'officiel. Je discute avec plusieurs équipes en recherchant le meilleur accord, mais j'ai vraiment apprécié de courir pour Jensen pendant ces deux années. J'adore l'équipe et j'aimerais retourner avec eux, mais on verra ce qui se passe.
Quel entraînement physique et moral as tu subi pour ton arrivée en Champ Car Atlantic ?
Je travaille quotidiennement avec un entraîneur, dans le but d'améliorer ma force et ma résistance. J'ai pris 9 kg cette année.
Tu ne devais pas peser grand chose quand tu as commencé à piloter.
En effet, mon premier poids en formule BMW l'année dernière avec ma combinaison était de 47 kg. Maintenant, je suis à un peu plus de 58 kg, ce qui est plutôt bien. Mais je veux gagner encore un peu pour être plus fort et avoir une meilleure endurance.

Les gens ne réalisent pas que conduire ce type de voitures est très physique, cela n'a rien en commun avec une voiture de route. J'ai pratiqué beaucoup de sports avant ça, et rien n'est comparable. Je peux jouer un match de basket du début à la fin en y mettant toutes mes forces, et c'est encore incomparable avec la fatigue à la fin d'une course.

Ma stratégie est de continuer à me muscler pour devenir plus endurant dans la voiture. À l'heure actuelle, je pense être à environ 60% des capacités que je veux avoir l'année prochaine.
Après une saison complète, et connaissant mon état de fatigue à la fin d'une course, je veux être en meilleure forme l'année prochaine. Physiquement j'ai déjà fait de gros progrès par rapport à l'année dernière.

Les courses de Formule BMW duraient environ 23 minutes et j'étais mort à la fin. Je pensais qu'il ne serait pas possible que je puisse finir une course de la série Atlantic (environ 45 minutes, NDLR). Maintenant j'arrive à finir sans problème. Je suis fatigué, mais je veux arriver au mieux de mes capacités, en étant fort du début à la fin.

Si j'arrive en Champ Car (Champ Car World Series, niveau au dessus du Champ Car Atlantic, comparable à la Formule 1, NDLR), les courses durent en moyenne 1 heure 45 dans une monoplace beaucoup plus éprouvante pour le pilote. Je veux me préparer à ça.

Est-ce que tu améliores ton endurance physique dans le but d'éviter les erreurs mentales provoquées par la fatigue ?
Bien sûr, même mentalement on est fatigué parce qu'on ne respire plus assez. Je veux arriver à tenir la distance sans devoir demander combien de temps il reste avant la fin de la course. C'est ce que je fais pour l'instant, je demande "Combien de temps reste t-il ?" et ils répondent "25 minutes" et je me dis "Quoi, j'ai même pas parcouru la moitié ?"
As-tu étudié certains autres pilotes, pour essayer de découvrir les détails qui font la différence sur la piste ?
Ça m'a certainement beaucoup aidé de regarder les pilotes de Champ Car et de discuter avec eux tout au long de l'année. J'ai les compétences nécessaires au pilotage et je sais ce que je fais, la dernière pièce du puzzle est le dévouement et la confiance en moi-même.

Je suis vraiment bon dans les virages techniques, c'est pour les virages rapides que je dois véritablement m'engager. J'ai appris à piloter, maintenant il faut que je sois plus confiant pour aller plus vite.

Passer dans The Carousel et rentrer dans The Kink (nom donné à deux des virages du circuit, NDLR) doit être l'une des zones les plus difficiles sur le circuit de ce week-end.
En effet, mais j'y suis passé à fond dès le second tour. L'équipe m'a dit de tirer tout droit, tout simplement.

Le plus dur, c'est les virages où il faut freiner et rétrograder, mais tout en restant à haute vitesse. Quand je tape dans les freins pour un virage rapide, c'est plus difficile de relâcher la pédale et maintenir sa vitesse comparativement aux virages que l'on peut prendre à fond.

Dans les virages à prendre au maximum, si tu relâches l'accélérateur, tu sais que tu as fait une erreur. Dans un virage où il faut freiner, quand tu relâches les freins et que tu roules trop doucement, tu sais que tu pourrais aller plus vite mais ça ne va pas diminuer de beaucoup ton temps au tour.

Pendant mon premier tour ce matin, je suis passé à environ 40% de mes possibilités dans The Carousel parce que je ne savais pas encore quelle était la meilleure trajectoire à prendre, mais on m'avait dit que cette portion de circuit devait être négociée à fond. Je savais que ça serait un peu inquiétant, mais une fois que vous l'avez fait, ça se passe bien les fois suivantes.

On se met en confiance en sachant qu'on peut passer à fond, et ça n'est plus un problème.

J'ai plus de difficultés dans les virages n°1 et n°14. Le virage n°14 n'est pas forcément un virage rapide. C'est frustrant car le virage s'écarte et fait un lacet, donc on pense être plus loin que l'on est en réalité. Je suis toujours à la recherche de la meilleure trajectoire à cet endroit.

Sur une piste de cette longueur, les tours durent environ 2 minutes, donc on ne passe pas dans chaque virage très souvent pendant les sessions d'entraînement. À San Jose, le tour est bouclé en 50 secondes donc on peut s'entraîner pendant une cinquantaine de tours. On voit et revoit chaque virage, et ça permet de faire des petits ajustements sur la trajectoire.

Ici, je réalise qu'il faut que je fasse des ajustements pour passer le premier virage 15 km/h plus vite, mais le circuit est si long que ça ralentit l'apprentissage.

"Mon passé m'aide. Pour être un pilote professionnel, il faut avoir beaucoup de fans pour attirer des sponsors qui s'intéressent à toi spécifiquement."

Frankie Muniz à Mecca of Speed
À l'heure actuelle te considères-tu plus comme un pilote technique ?
Ici je suis 1,8 secondes derrière mon coéquipier. Je le bats dans tous les virages lents et techniques, et il domine dans tous les virages rapides, comme le n°1, le n°3 et le n°14. Les virages n°3 et n°14 se terminent par une longue ligne droite, et si tu roules 10 km/h trop lentement dans les derniers virages, tu seras trop lent jusqu'au bout de la ligne droite, qui est très longue ici.
Quels sont tes projets à long terme dans la course automobile ?
Je veux vraiment arriver en Champ Car, c'est ce qui m'intéresse le plus. Tout le monde ne parle que de Formule 1, mais je pense que le Champ Car est un but réaliste que je peux me fixer et essayer d'atteindre dans quelques années.

On verra comment se déroule l'année prochaine, je verrai à partir de là.

Quelles sont les qualités d'une équipe comme Jensen Motorsport dont tu ne connaissais pas l'engagement en course avant d'être impliqué ?
Dans des courses sur route, le pilote est l'individu qu'on reconnaît le plus, mais beaucoup est dû à l'équipe derrière. De la préparation de la voiture à la cohésion de l'équipe, et la façon dont le pilote travaille avec son équipe.

Quand j'ai commencé, je pensais juste qu'il fallait prendre la voiture, et si tu allais vite tu étais rapide et l'équipe s'assurait juste qu'il y avait assez d'essence dans la voiture.

En réalité c'est fou à quel point l'équipe travaille. Jour et nuit ils travaillent pour rendre la voiture au mieux pour le pilote.

Il y a un bon lien entre nous, et j'aimerais beaucoup garder ça. Je regarde d'autres équipes mais la nôtre est plutôt drôle. Le travail est fait mais on passe du bon temps à le faire.

Dans certaines autres équipes ça ressemble plus à un camp d'entraînement militaire, c'est plutôt effrayant. Je n'ai jamais connu un tel environnement donc je ne peux pas vraiment dire comment c'est.

Est-ce que la course d'ALMS (American Le Mans Series, NDLR) qui se déroulait en parallèle ce week-end t'a donné envie de courir dans ce type de voitures de course ?
J'adorerais piloter un des prototypes, ça doit être une expérience incroyable.

Je n'ai aucun désir de courir en catégorie GT (ressemblant plus à des voitures de route, NDLR). J'ai testé le GT mais une fois que vous avez piloté une monoplace de circuit, tout le reste parait trop lent.

Comment s'est passée la transition entre acteur et pilote ?
Mon passé m'aide. Pour être un pilote professionnel, il faut avoir beaucoup de fans pour attirer des sponsors qui s'intéressent à toi spécifiquement.

Beaucoup de gens sont capables de piloter, et ici tout le monde est vraiment bon, donc si je peux amener quelque chose de mon passé pour m'aider, je suis plus qu'heureux de pouvoir le faire.

Tu as une bonne approche de ce sport, et tu vas dans la bonne direction. Bonne chance dans ta carrière.
Merci.
Propos recueillis par John Vatne, le mardi 18 décembre 2008, pour Mecca of Speed.

Cloris Leachman en 2008. © Alberto E. Rodriguez / Getty Images
Cloris Leachman en 2008.

Produite par son ex-mari George Englund, scénariste et metteur en scène de son état, la pièce simplement intitulée Cloris! est actuellement en phase de test à l'Indio Performing Arts Center, dans la ville d'Indio en Californie. Et Cloris semble d'ores et déjà convaincre le public, seuls quelques ajustements seront nécessaires avant que la pièce ne puisse réellement débuter une tournée dans dix autres villes américaines d'ici quelques semaines.

Il faut dire que Cloris Leachman possède de nombreux talents, parmi lesquels une chaleur dégagée et une spontanéité naturelle qui font paraître tous ses rôles authentiques. Ajoutons à cela ses capacités au piano et au chant qu'elle mettra en application dans cette pièce, et l'on comprend aisément que son producteur en parle comme de l'une des comédiennes les plus talentueuses dans sa génération. En décembre 2007, lors d'une interview pour le Desert Sun, elle confiant :

"Il n'y a certainement pas de femme comparable en terme de pur courage et de diversité dans ce qu'elle fait. Elle peut faire tout ce que la profession est supposée faire, vous rendre triste, joyeux, étonné, et elle pourrait faire encore plus."

Producteur de Cloris Leachman à Desert Sun

C'est d'ailleurs lui qui a poussé Cloris à aller au bout de son projet, pour montrer au monde tout ce qu'elle est capable de faire :

"Je connais l'étendue de ses capacités en musique, et la majorité de son public ne sait rien à ce propos."

Producteur de Cloris Leachman à Desert Sun

Le spectacle sera composé d'un mélange de prestations sur scène, où Cloris Leachman aura l'occasion de se remettre dans la peau d'anciens rôles, et de projections d'extraits de ses films sur grand écran, accompagnés de commentaires des personnes qu'elle a côtoyé lors des tournages. Un bon moyen pour les spectateurs de découvrir ou redécouvrir les nombreuses facettes de l'actrice pendant sa longue carrière, débutée à l'âge de 21 ans en 1947.

Découverte par Marlon Brando qui l'a qualifiée d'élève la plus douée de la première classe de l'Actors Studio, Cloris Leachman a ainsi tenu une multitude de rôles, que ce soit au théâtre (avec notamment les pièces de Broadway As You Like It et The Mary Tyler Moore Show, dont l'affiche était respectivement partagée par Katherine Hepburn et Valerie Harper), au cinéma (dans des films célèbres comme Frankenstein Junior ou Le grand Frisson dans les années 1970), ou encore à la télévision (comment pourrait-on oublier son rôle d'Ida dans Malcolm ?). Elle a parallèlement accumulé les récompenses, restant aujourd'hui encore la seule actrice à avoir remporté cinq Emmy Awards dans cinq catégories différentes.

Selon The Desert Sun, la première représentation de Cloris! se fera dans la ville natale de l'actrice, à Des Moines dans l'Iowa. Et décidément toujours aussi active à 82 ans, Cloris Leachman sera en même temps à l'affiche au cinéma d'une comédie intitulée The Women, aux côtés de Meg Ryan.