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Malcolm – Attention : comédie au Q.I. élevé

« Je ne suis pas un monstre » Comment se peut-il qu'une énième sitcom, mettant en scène une ordinaire famille de la classe moyenne américaine, ait pu à elle seule redynamiser le genre « comédies familiales », devenu moribond après l'apogée qu'il avait connu au début de la dernière décennie ? La réponse est simple : Malcolm est résolument autre.

Couverture de © Génération Séries
Couverture de "Génération Séries" (octobre - novembre - décembre 2003).

Information

Cet article a été écrit par Nicolas Enclin, Christophe Petit et Greg Dubos et publié dans Génération Séries | N° 44 | Oct. – Nov. – Déc. 2003 | P. 16 à 27.
Par respect envers les auteurs, nous avons conservé grammaire, syntaxe, orthographe, conjugaison, typographie et ponctuation des textes de l’article original.



Petit cours d’histoire : la « sitcom »

Avant de voir en quoi se distingue Malcolm, intéressons-nous à la partie histoire de la sitcom. Contrairement à certaines idées reçues, la sitcom, ou « comédie de situation », n’est pas un genre récent. Il est né à peu près en même temps que la télévision (qui le tenait, sous sa forme primaire, en héritage de la radio), en 1951 pour être précis, lorsque l’actrice américaine Lucille Ball, ayant fondé son propre studio de production à Hollywood, créa I Love Lucie, première comédie d’une demi-heure à ne pas être diffusée en direct, comme il était coutume de le faire. Elle mit au point ce qui deviendrait la base du genre : porter un regard amusé sur les relations, plus ou moins conflictuelles, qui se tissent au sein de la famille, des cercles d’amis ou au travail.
Pendant les années qui suivirent, la sitcom se cantonna surtout dans l’illustration de la parfaite petite famille de la classe moyenne américaine, que ce soit à travers la vie proprette des Stephens, que seuls les pouvoirs magiques de Samantha viennent troubler, dans Ma sorcière bien-aimée, ou, bien plus tard, celle de la famille Huxtable du Cosby Show. Signalons toutefois une exception notable à ce tableau, bien que toujours inédite en France : All in the Family (1971-1979) dépeint avec un réalisme étonnant les déboires d’une modeste famille new-yorkaise sans craindre d’aborder des sujets très controversés à l’époque.
Il fallut cependant attendre l’aube des années 90 pour que survienne une cassure définitive : Mariés, deux enfants bouleversa le genre en mettant en scène une famille exagérément sale, bête et méchante. Les productions suivantes, parmi lesquelles Roseanne ou, du côté de l’animation, Les Simpson (lire le dossier consacré à la série de Matt Groening dans notre précédent numéro) surent tirer parti de cette véritable révolution, tout en optant pour un plus juste milieu, assurément très proche de la réalité. Cette décennie vit aussi la naissance du remarquable Dream On, ainsi que les très populaires Seinfeld et Friends qui établirent de nouvelles normes de qualité qui vivait alors une sorte d’âge d’or. Il faut noter que les productions les plus en vogue à la fin des années 90 ont abandonné la cellule familiale pour s’intéresser davantage à la vie des célibataires, reflétant ainsi les tendances de la société contemporaine.
Malcolm reprend le schéma de la sitcom « étudiant » la famille moyenne américaine mais en introduisant de nombreux biais illustrés par le caractère des personnages, la forme narrative, l’absence de rires dans la bande-son ainsi qu’une mise en scène ingénieuse et insolite (tournage en extérieur, utilisation d’effets spéciaux, caméra subjective, etc.). Malcolm n’est pas une étape de plus dans l’évolution de la sitcom, c’est une révolution bien réelle.

– Maman a la grippe depuis le début du week-end. Je devrais plutôt me sentir concerné. Mais être privé de télé pendant deux mois, rien de tel pour prendre de la distance !

Malcolm s’adressant à la caméra dans Lundimanche [1.15]

La malédiction de la Tête d’ampoule

D’ailleurs, l’histoire de la famille de Malcolm commence un jour de révolution, le jour où s’abat sur elle une véritable bourrasque : Malcolm (Frankie Muniz) apprend qu’il n’est pas aussi normal qu’il aurait voulu. Il est en effet doué d’un quotient intellectuel de 165, ce qui n’est vraiment pas à son goût. D’abord parce qu’il est contraint de quitter ses copains pour rejoindre une classe de surdoués, méprisés par le reste de l’école qui les appelle les Têtes d’ampoule1. Il s’y fera un seul véritable ami, Stevie Kenarban (Craig Lamar Traylor), sur l’ordre de sa mère qui prend pitié de ce jeune asthmatique en fauteuil roulant. Ensuite, l’intelligence hors du commun de Malcolm ne lui permet même pas d’élaborer des plans assez sophistiqués contrer la tyrannie de sa mère, Lois (Jane Kaczmarek), maniaque de l’autorité. Cette femme, d’une force de caractère extraordinaire, règne de main de maître sur toute la maisonnée. Et il lui en faut, du caractère, pour supporter les brimades de son chef de service, ainsi que les avances incessantes de Craig (David Anthony Higgins), son collègue, au centre commercial où elle peine à gagner de quoi nourrir sa famille. Car Lois est avant tout une femme de principes, dont les enfants sont la première des priorités. Et si elle les élève dans une discipline de fer, c’est pour leur bien !
Fort heureusement, Hal (Bryan Cranston), père et époux, est là pour arrondir les angles. Ce doux rêveur a renoncé à tous ses idéaux de liberté pour épouser l’unique amour de sa vie, et a abandonné tout espoir de s’offrir un jour une voiture de sport pour se contenter de la vieille familiale qui l’emmène chaque jour vers un travail de bureau déprimant, dont le salaire ne lui permet même pas d’offrir à chacun de ses enfants sa propre chambre. Malcolm est ainsi contraint de dormir avec deux de ses frères. Dewey (Erik Per Sullivan), le plus jeune, est une sorte de lutin naïf aux grandes oreilles. Il se réfugie souvent dans son propre monde, auquel n’a pas accès Reese, à peine plus âgé que Malcolm. Reese (Justin Berfield) évolue dans un univers où la loi du plus fort est toujours la meilleure. Il a fréquemment recours à la force, tyrannise ses deux frères et les autres élèves de l’école, parfois avec un véritable plaisir sadique. Reese, il faut l’avouer, n’est pas le plus futé de la famille, et sa stupidité constitue un ressort comique simple, souvent très efficace sur lequel reposent plusieurs scènes d’anthologie.

Dans Poker (49 [3.8]), il offre un magnifique joue à Dewey afin d’avoir le plaisir de lui reprendre sur-le-champ et de le réduire en miettes en sautant dessus à pieds joints, sous le regard horrifié du petit garçon !
Malcolm est le pivot de la série. D’ailleurs, le titre original, Malcolm in the Middle (middle signifiant « au milieu »), le stipule bien. Il se trouve au centre de cette famille un peu folle, dont les Addams de La famille Addams pourraient très bien être de lointains cousins. En outre, dans la fratrie, il est justement né entre Reese et Dewey. Grâce à son Q.I., Malcolm se démarque juste assez pour avoir le recul lui permettant de porter sur sa famille un regard critique. Et cette critique est évidemment justifiée, car les individus qui la composent sont loin d’être parfaits. Ainsi, malgré tous leurs efforts, Lois et Hal se sont finalement résignés à envoyer leur fils aîné, Francis (Christopher Kennedy Masterson), dans une école militaire, au grand dam de Malcolm dont c’était le frère préféré. Pour les parents, cette déchirure est secrètement perçue comme une défaite, et l’éloignement de Francis restera pour eux le témoignage de leur incapacité à mener à bien son éducation. Au sujet des benjamins, il n’est pas rare d’entendre Lois confier à Hal : « Mais où est-ce qu’on s’est trompés ? » Cependant, le spectateur relativisera en notant au travers de leurs tranches de vie que Lois et Hal n’ont pas abandonné pour autant leur rôle de parents. Ils n’ont jamais cessé d’aimer leur fils, et d’être fier de lui, comme le prouve Hal dans l’épisode Un pour tous (38 [2.22]).
Les parents de Malcolm sont comme tous les parents : ils ont des faiblesses. Évidemment, ils aiment énormément leurs enfants et ils le prouvent assez souvent, mais cela ne les empêche pas de nourrir des rêves dont ceux-ci ne font pas partie. Dans une mémorable séquence d’Il n’y a pas d’heure pour Halloween (18 [2.2]), Hal et Lois, qui se rebaptisent Raul et Consuela, volent la voiture customiséed’un voisin et s’imaginent en bandits de grand chemin, sans attaches, filant vers le Sud ! Malcolm lui-même, tout en étant le héros, n’est pas exempt de défauts : il peut se montrer très égocentrique et a une fâcheuse tendance à râler.

– Dewey bois ton lait !
– Mais il y a des bouts dedans…
– Alors, tu le mâches !

Lois à Dewey dans Ma mère, ce héros [1.9]

Ces différentes facettes, volontairement caricaturales, donnent vie à des personnages nuancés dont le caractère évolue au fil des épisodes et des situations rencontrées. Si Malcolm et Reese se disputent souvent, ils peuvent aussi s’allier pour faire face à l’adversité, souvent incarnée par Lois, ses redoutables explosions de colère et les punitions qu’elle leur inflige. Il faut avouer qu’ils peuvent facilement passer pour les pires des garnements, leurs âneries, souvent relevées d’un soupçon de malice, étant énormes. Mais on réalise rapidement qu’ils ont un bon fond : Malcolm, rongé par un fort sentiment de culpabilité, va désespérément chercher à se racheter dans l’épisode Honte [1.4]. Reese, malgré ses allures de brute, se révèle être finalement un gentil garçon qui protège ses frères dans la cour de l’école, comme on le voit dans Le grand méchant Reese (26 [2.10]), épisode qui nous en apprend beaucoup sur la personnalité et le rend tout compte fait aussi attachant que le reste de sa famille. Car si Malcolm n’est pas une série à morale, ce n’est certainement pas une amorale. Cette famille partage un certain nombre de valeurs primordiales, parmi lesquelles figurent en bonne place la franchise et l’honnêteté, comme l’illustrent les états d’âme de Hal, incapable de mentir pour sortir Francis d’un mauvais pas dans La nouvelle Tête d’ampoule (28 [2.12]). Pour citer Malcolm, « cette famille est peut-être grossière, bruyante et crado, et peut-être qu’elle n’a jamais honte de rien, seulement, avec elle, on sait au moins à quoi s’en tenir. Et quand j’ai un problème, ils sont toujours là ! » (Changement de famille [1.15]).
Cependant, si les scénaristes ont particulièrement soigné le développement de leurs personnages, il est paradoxalement amusant qu’ils ont volontairement fait l’impasse sur un certain nombre de « détails » les concernant. Ainsi, nous ignorons l’âge précis des enfants ainsi que la ville où ils résident et la nature du travail de Hal. Nous ne connaissons même pas leur nom de famille ! Ce « flou artistique » a plusieurs avantages car fournir ces indications, comme le souligne l’équipe de production, aurait inévitablement apposé aux protagonistes des étiquettes telles que l’appartenance à une ethnie, des origines, des motivations, voire une religion. De cette façon, la critique devient universelle et ces personnages haut en couleur forment une famille finalement très réaliste. Une famille où l’on s’aime sans se le dire, où les parents n’hésitent pas à s’écarter de leurs enfants pour vivre leur vie sentimentale, et où les garçons passent le plus clair de leur samedi matin à regarder des dessins animés en sous-vêtements. Pour reprendre les mots de l’acteur Bryan Cranston (Hal) : « Le public s’y reconnaît ! Les membres de notre famille vivent dans le chaos, piquent des colères et hurlent. C’est comme dans la vie ! Nous déformons tout cela, bien sûr, pour en tirer des effets comiques, mais je pense que le public s’y retrouve. »

Linwood Boomer

Bryan Cranston définit ainsi le créateur de Malcolm : « Avec un nom comme Linwood, vous êtes soit un brigand, soit un humoriste. Il se trouve être un sacrément bon humoriste ! »
Malcolm est une de ces rares séries à reposer en grande partie sur les épaules d’un seul homme. Créateur, scénariste, et producteur exécutif, Linwood Boomer filtre tout ce qui est écrit, tout ce qui est tourné, la Fox lui accordant toute sa confiance de même qu’une très grande liberté.
Il faut dire qu’il ne sort pas de nulle part et peut être considéré comme un véritable pilier de la télévision. Étrangement, c’est en tant qu’acteur qu’il fit ses débuts la télévision, dans le rôle d’Adam Kendall, le mari aveugle de Mary Ingalls dans La petite maison dans la prairie. Expérience enrichissante puisqu’elle lui permit s’explorer ce qui le passionnait le plus : l’envers du décor. C’est ainsi que, bien des années plus tard, de scénariste régulier, il devint producteur exécutif de l’extraordinaire sitcom 3e planète après le soleil, où il acquit ses lettres de noblesse.

Effectivement, tout cela est déformé. Et si les auteurs se sont attachés à observer méticuleusement la vie de famille, c’est bien souvent avec une loupe exagérément grossissante. Il en résulte de nombreuses scènes délicieusement fantaisistes, comme l’extraordinaire numéro de patinage de Hal dans Le mot de trop [1.13], voire totalement improbables, comme la construction d’un robot tueur dans l’épisode éponyme [1.15], ou l’apparition soudaine (et éphémère) d’un nouvel enfant dans la famille, que Dewey nomme « Tête d’œuf », dans Les funérailles [1.11]. Sans oublier la formidable séquence où Malcolm voit sa famille comme une bande de singes hurlants, dans Honte [1.4]. Rarement une série se sera autant laissé aller dans une telle explosion de créativité débridée. Cependant, ces situations follement délirantes n’empêchent pas le public de se trouver de nombreux points communs avec cette famille pour qui « la vie est injuste » (life is unfair peut-on entendre dans la chanson du générique du début). Et c’est sur cette simple constatation que repose en grande partie le génie comique de Malcolm. Plutôt que d’écrire des histoires montrant comment chaque problème est résolu, les scénaristes ont compris l’intérêt réaliste et humoristique de mettre en scène des échecs et de montrer l’enchaînement des catastrophes quand rien ne marche comme on le voudrait.

Dewey qu‘est-ce que tu fais ?
– Je tue les microbes ! Je déteste les microbes !
– Le four aussi est plein de microbes.

Lois à Dewey, devenu un maniaque de la propreté, dans La nouvelle Tête d’ampoule [2.12]

– Tu ne crois pas que tu devrais le raisonner ?
– J‘attends qu‘il ait fini de nettoyer les carreaux.

Plus tard, Hal à Lois au sujet de Dewey frottant toujours…

Fond et forme : 20/20

Cet effet de réel ne serait pas possible si la réalisation ne suivait pas. Or, si Malcolm relève de la sitcom, c’est bien plus pour son fond que pour sa forme, tant cette dernière rompt avec bon nombre de conventions du genre. En effet, alors que la plupart des sitcoms sont enregistrées en public, sur une scène ouverte, avec plusieurs caméras fixes destinées à couvrir tout le champ et devant lesquelles se produisent les acteurs, Malcolm est pour sa part filmée sans spectateurs et en n’utilisant qu’une seule caméra, à la manière des séries dramatiques ou des films cinématographiques. Cette méthode de tournage a de nombreuses répercussions sur le résultat final. La plus fragrante pour le téléspectateur est l’absence de rires sur la bande sonore, puisque la production a eu le bon goût de ne pas ajouter d’hilarité préfabriquée. Outre le confort de visionnage accru, cela a le mérite d’apporter la preuve que les scénaristes ont suffisamment soigné l’humour de la série pour qu’il ne soit pas nécessaire d’indiquer au téléspectateur quand il est censé rire. Cela laisse d’autre part plus de place à l’accompagnement musical, particulièrement réussi, et qui achève de donner à Malcolm un aspect beaucoup plus luxueux que la plupart des productions du genre. Cette méthode de tournage particulière permet en outre de multiplier les décors. En effet, là où la majorité des sitcoms confinent leurs personnages dans quelques pièces (le bureau, le café, l’appartement, voire uniquement la salle de séjour), Malcolm multiplie les lieux de tournage, au profit de l’histoire qui s’en voit considérablement étoffée. Ainsi, en plus des nombreuses pièces de la maison, nous pouvons suivre les personnages à l’école, au supermarché où travaille Lois et même, comble du raffinement, en extérieur, ce qui reste fort rare dans le domaine des sitcoms. Si l’on adjoint à cela la possibilité, contrairement aux séries tournées en public, d’ajouter des effets spéciaux en postproduction, on conçoit aisément que le réalisateur d’un épisode de Malcolm dispose de bien de plus de liberté dans la pratique de son art. Cela se traduit à l’écran par une succession de plans originaux, qui soulignent à merveille l’action. De manière plus flagrante encore, la caméra a la possibilité de se glisser absolument partout, y compris par-dessus l’épaule de Malcolm qui peut aussi confier au spectateur, en s’adressant directement à l’objectif, son avis de la situation.

Cette caméra unique agit dès lors exactement comme un personnage à part entière, permettant au spectateur de pénétrer de plain-pied dans l’univers de la série, au réalisateur d’exercer pleinement son métier et, par la même occasion, de conférer à l’œuvre encore plus de réalisme et de drôlerie. (Avez-vous remarqué la façon dont, dans la plupart de sitcoms, les personnages s’agglutinent toujours tous du même côté de la table ?)
Ce réalisme est également très présent dans la vision du monde que propose la série. Malcolm s’inscrit dans une certaine lignée, héritière en quelque sorte de l’audace déployée dans Mariés, deux enfants, qui a su tirer parti de la causticité de cette dernière, tout en étant plus modérée et en adoptant, pour ainsi dire, un juste milieu (le fameux « in the middle » du titre original. Ainsi, nous l’avons vu, les scénaristes trouvent souvent le moyen de nous prouver que tout ce petit monde s’aime beaucoup, tout en ayant le bon goût d’éviter de verser dans un sentimentalisme écœurant. D’autre part, la famille n’est pas la seule dans la ligne de mire. Car si la série a choisi de s’attacher particulièrement au personnage de Malcolm, ce n’est pas par hasard. Il traverse en effet une période capitale et particulièrement délicate de sa vie puisqu’il passe de l’enfance à l’âge adulte, principalement lors de la deuxième saison. Et là encore, Malcolm parvient à aborder ce thème de manière différente des autres séries. Le fait que les aléas de la vie soient vus au travers de Malcolm lui-même rappelle évidemment l’illustre Les années coup de cœur, même s’il faut noter à ce sujet que si les deux séries pénètrent chacune dans l’intériorité du personnage, Kevin Arnold, des Années coup de cœur, revient a posteriori sur les événements, tandis que Malcolm ne bénéficie pas de la sagesse que peut lui apporter le recul, ce qui donne plus de piquant à ses réflexions.
Force est de constater que la plupart des séries mettant en scène des adolescents optent malheureusement souvent pour la facilité : la plupart des jeunes gens que nous montrent Dawson, Beverly Hills et consorts sont libres, beaux, entourés d’amis et multiplient les conquêtes. Il va de soi que l’adolescence de chacun ne s’est pas passée aussi bien, à commencer par celle de Malcolm, qui est notamment rejeté socialement à cause de son statut de surdoué. Le caractère envahissant de sa mère ne facilite pas les choses, comme s’attache à montrer l’épisode La nouvelle Tête d’ampoule (28 [2.12]), qui fait office de véritable charnière dans l’évolution de la série et de son personnage. En abordant ces thèmes d’une façon qui lui est tout à fait propre, Malcolm donne bien souvent à la guimauve un goût amer. Amer pour ses personnages mais, bien sûr, tout à fait délicieux pour le spectateur.

Boss of Me

L’excellent thème musical du générique fut récompensé en 2001 par un prestigieux Grammy Award. Il est l’œuvre, de même que tout accompagnement musical des deux premières saisons, des They Might Be Giants. Ce groupe de rock indépendant, natif de Brooklyn, est composé de John Linnell et John Flansburgh, deux artistes qui ont su, tout au long d’une carrière de plus de vingt ans, conquérir un public restreint mais fidèle, ainsi qu’une certaine renommée. Pour découvrir leur musique, où un grand sens musical mêle habilement et avec humour des sons bigarrés à des textes sophistiqués riches en métaphores, rien de tel que l’album Dial-A-Song – 20 Years of They Might Be Giants, compilation rétrospective en deux disques sortie récemment aux États-Unis chez Rhino Records.

Les paroles

Yes – No – Maybe
I don’t know
Can you repeat the question

You’re not the boss of me now
You’re not the boss of me now
You’re not the boss of me now

And you’re not so big

You’re not the boss of me now
You’re not the boss of me now
You’re not the boss of me now

And you’re not so big
Life is unfair

Oui – Non – Peut-être
Je ne sais pas
Répète un peu la question

Ce n’est plus toi qui me commandes
Ce n’est plus toi qui me commandes
Ce n’est plus toi qui me commandes

Et tu ne me fais pas peur

Ce n’est plus toi qui me commandes
Ce n’est plus toi qui me commandes
Ce n’est plus toi qui me commandes

Et tu ne me fais pas peur
La vie n’est pas juste

Une comédie au Q.I. aussi élevé que celui de son héros

La série n’a pas son pareil pour s’attaquer avec une étonnante lucidité aux usages et aux traditions les mieux établis. La religion elle-même fait les frais de l’épisode Honte [1.4], qui tourne en dérision les religions juive et chrétienne ainsi qu’un culte new-age, en mêlant allègrement les discours de leur représentants, mettant ainsi en évidence leur caractère passe-partout, dans une formidable séquence que ne renierait pas Flaubert.
Francis est le personnage qui démontre l’inutilité de l’armée, étouffoir de personnalité aux règles de disciplines absurdes. La série le met en scène en la personne du commandant Edwin Spengler (Daniel von Bargen), qui dirige l’institution militaire où végète Francis, un vieux de la vieille d’opérette affublé d’un bandeau sur l’œil, d’un bras artificiel qui se termine par un crochet et d’une jambe de bois qui grince. Spangler ne se déplace jamais sans une badine virevoltant sans cesse qui achève en beauté la caricature.
Mais la société civile et ses déficiences ne sont pas en reste. Car la famille de Malcolm ne roule pas sur l’or. Pour elle, il n’est pas question de partir en vacances dans un pays lointain ou d’aller souvent au restaurant. Plus que la plupart des autres familles télévisuelles, l’argent est souvent au centre des préoccupations. L’épisode le plus cinglant dans ce registre est certainement Ma mère, ce héros [1.9]. Lois perd son travail à cause de son intégrité et, puisque toute aide sociale lui est refusée, toute la famille est contrainte de se serrer la ceinture. Finalement, Lois sera obligée de sacrifier sa dignité pour retrouver son ancien emploi, afin de pouvoir payer les soins de santé de Hal. On a droit dans cet épisode à plusieurs remarques pleines de bon sens de la part de Malcolm qui vit mal cette subite pauvreté et est particulièrement embarrassé lorsque les élèves de son école organisent pour lui une collecte de nourriture. Car devoir se passer de loisirs ou d’un certain confort est déjà difficile, mais il faut en outre ajouter l’appréhension du regard des autres et l’angoisse de paraître différent, ce dont Hal fera les frais dans l’épisode Poker (49 [3.8]), lorsqu’il tente de faire bonne impression devant les amis d’Abe Kenarban (Gary Anthony Williams), Noirs comme ce dernier. Hal, le seul Blanc du groupe, est profondément bouleversé que ses partenaires au poker aient, pensons-nous, voulu montrer qu’il n’appartenait pas à leur monde à cause de sa couleur de peau. Ce n’est que vers la fin de l’épisode, lors d’une scène touchante entre Hal et Abe, que le spectateur comprend qu’il n’a jamais été question une seule seconde de racisme. Malcolm possède ce don inimitable de nous révéler la partie immergée de l’iceberg avec une intelligence rarissime qui l’éloigne définitivement des étagères bondées où sont classées les œuvres dites « politiquement correctes ».
De telles situations n’ont que rarement été exploitées dans le domaine de la sitcom (où sont les Noirs dans Friends ?). Qui plus est, les scénaristes, toujours avec finesse et humour, n’hésitent pas à régulièrement mettre le doigt sur certaines lacunes fondamentales de la société, faisant de Malcolm l’une des comédies les plus résolument subversives produites par la télévision américaine, sans même recourir, comme dans Les Simpson, à la distance sécurisante que peut procurer l’animation.

– Tu dois te calmer. Éteins ton cerveau.
– Mais on ne peut pas éteindre son cerveau !
– Bien sûr que si, je le fais tout le temps. Regarde.
– Tu ne peux pas éteindre ton… Reese ? REESE ?
– Ouah ! J‘ai été parti combien de temps ?

Reese à Malcolm, complètement hystérique, dans La petite amie [3.4]

Crise de croissance

On a souvent comparé Malcolm aux Simpson, autre comédie à vocation satirique produite par la même chaîne (Fox). Cependant, si ce rapprochement peut paraître judicieux, Malcolm ayant certainement profité de la popularité de l’œuvre de Matt Groening pour assurer le succès de son lancement, il est finalement très peu pertinent sur le fond, les deux séries optant chacune pour un type d’humour assez différent.
Malcolm joue à fond la carte de la comédie de situation parfaitement animée, faisant feu de tout bois et exploitant à merveille toutes les petites choses de la vie courante, tandis que Les Simpson use beaucoup plus de l’humour parodique et, grâce à l’emploi de l’animation, exploite une palette d’effets comiques extrêmement variés qui ne pourraient pas fonctionner dans une sitcom filmée.

Pourtant, s’il fallait chercher un équivalent dans le monde du dessin animé, Malcolm s’approcherait plus de Bugs Bunny ou de Bip-bip et le Coyote. En effet, quel que soit le résultat des sottises de Malcolm et ses frères (réfrigérateur qui explose, maison détruite), tout semble rentré miraculeusement dans l’ordre dès l’épisode suivant et même avant la fin de l’épisode lui-même. Quand Dewey tente de stopper une roue de vélo tournant à une vitesse vertigineuse avec les dents, on imagine le pire qu’on ne nous montre pas d’ailleurs. Pourtant, dans la scène suivante, Dewey est en pleine forme ! De même, si les garçons sont impliqués dans un accident de la circulation, c’est grâce à la bande-son que nous comprenons sa gravité tandis qu’un pneu traverse l’écran en sautillant…
L’animation à la Simpson permet de nombreuses libertés : elle rend possible un certain détachement par rapport au réel et elle permet de figer ses personnages dans le temps. Les producteurs de Malcolm, eux, ont dû faire face à une importante contrainte : la croissance de leurs acteurs. Il leur a donc fallu faire grandir leurs personnages en conséquence, et donc changer progressivement les thèmes abordés par la série. Ils ont brillamment relevé le défi, puisque Malcolm continue au fil du temps à pratiquer un humour sans faille, sachant toujours piquer juste où il faut.
Cela tient sans doute à l’énorme travail effectué en amont de la série. Il est en effet frappant de voir à quel point Malcolm était aboutie dès ses premiers épisodes. Linwood Boomer et ses acolytes ont fait preuve d’une très grande maîtrise dès le début, à la fois dans l’écriture et dans la réalisation, ce qui explique le rapide enthousiasme des critiques. En observant l’évolution de la série, la qualité reste constante, même si les années (surtout la quatrième) ont amené les auteurs à recentrer quelque peu l’action autour du couple que forment Lois et Hal. Toutefois, cela ne dévalue en rien ce joyau de la comédie, arrivé à point nommé pour revitaliser un genre, à bout de souffle, par un rafraîchissant cocktail de réalisme et de fantaisie débridée, servi par des scénaristes malicieux, des réalisateurs inventifs et des acteur au jeu irréprochable


1. « Tête d’ampoule » est une traduction libre de « Krelboyne », surnom donné aux élèves qui fréquentent la classe de surdoués dans la VO. Dans le film La petite boutique des horreurs de Roger Corman (1960), Jonathan Haze jouait le rôle d’un jeune botaniste, Seymour Krelboined, aussi génial qu’asocial, qui créait une plante carnivore se nourrissant de chair humaine. En 1986, Frank Oz tourna une nouvelle version, avec Rick Moranis, où le nom du héros fut modifié (comme dans la nouvelle comédie musicale adaptée du premier film) en Seymour Krelborn. « Krelboyne » est une sorte de combinaison des deux noms et un clin d’œil au personnage des films.

Entretien avec Brice Ournac

Une voix de « génie »

Propos recueillis par Greg Dubos

Un génie comme Malcolm méritait une voix française intelligente et malicieuse. Celle-ci fut trouvée en la personne de Brice Ournac, jeune comédien talentueux. Si Frankie Muniz crève l’écran, Brice crève la « bande rythmo » ! Pour Génération Séries, il revient sur son parcours et sur cette série à l’humour merveilleusement servi par sa version française réussie.

Tu racontes que c’est ta mère qui t’a inscrit au théâtre à sept ans « parce que tu faisais souvent le pitre… »
BRICE OURNAC : En fait, elle m’a mis là « histoire que je m’occupe », et ça m’a vite plu ! Ensuite, c’est à l’âge de onze ans que j’ai commencé le doublage.
Te retrouves-tu dans le personnage de Malcolm, qui est lui aussi un pitre ?
BO : Oui assez. La série traite bien de tous les problèmes de mon âge. Il faut dire qu’il n’y a pratiquement pas de différence d’âge entre Malcolm et moi. Je l’ai encore doublé récemment [ndlr : pour la quatrième saison] et il a maintenant quinze ans comme moi.
Comment s’est passé le casting voix de Malcolm ?
BO : Je connaissais Catherine Le Lann, la personne qui a dirigé les essais. On était plusieurs à se présenter. Elle m’a fait passer des essais mais elle avait déjà l’intuition que je serais la voix de Malcolm. Il se trouve que ça a bien marché, même si ce n’est pas elle qui a décidé à la fin.
Que penses-tu de Frankie Muniz, est-ce un acteur que tu as plaisir à doubler ?
BO : Oui ! D’ailleurs, je l’ai aussi doublé dans un film qui est sorti au Canada. Récemment, il a joué le rôle principal dans Agent Cody Banks. Hélas, je n’ai pas pu faire sa voix.
Comment se passe le doublage de Malcolm sur le plateau ?
BO : Ça se passe super bien, l’ambiance est très décontractée. En plus, on se connaît tous de mieux en mieux. Car je suis souvent sur le plateau avec les autres comédiens, avec ma famille… Enfin, ma famille dans la série ! En général, on double quatre épisodes par jour, ou parfois trois. Ça dépend si on avance bien. Mais il faut faire de temps à autre des reprises quand il y a certains détails comme des mots à éviter, des mots trop grossiers. C’est M6 qui décide à ce niveau-là. C’est rare, mais ça peut arriver… Enfin, il faut vraiment aller loin pour que ça arrive !
Regardes-tu souvent la série ?
BO : Je ne la regarde pas énormément. Ça fait un moment que j’ai doublé les épisodes qui sont repassés sur M6 cet été. J’étais petit à l’époque !
Et ça fait quel effet de se réécouter ?
BO : Ça fait drôle ! (Rires.) D’ailleurs, il y a un épisode que j’ai doublé récemment, dans lequel Malcolm a des flash-back de ce qui s’est passé avant. Donc, on entend la progression de ma voix. Avant, j’avais une petite voix mais après, j’ai commencé à muer… C’est marrant de voir cette progression mais ça fait bizarre ! Je ne me reconnais pas !
Que penses-tu de la série ?
BO : Ils se lâchent pas mal par rapport à certaines séries un peu « coincées » ! Je trouve que c’est une bonne chose, ça rend la série originale et marrante. En plus, dans chaque épisode, il y a un nouveau truc. Le nouveau truc qui fait que l’on accroche. Ça fait cinq ans que je double Malcolm et je n’ai pas trouvé un seul épisode décevant. Plus la série évolue, plus je l’apprécie. Les épisodes sont de meilleure qualité, les histoires sont plus riches. Et surtout, les personnages ont grandi, ce qui fait que je m’identifie plus facilement à eux. Là, on a fini de doubler la quatrième saison, dans laquelle j’en avais un peu moins à dire dans le rôle de Malcolm.
Pour toi qui as déjà joué Shakespeare et Ionesco au théâtre, que t’a apporté le doublage de Malcolm en tant que comédien ?
BO : Le doublage m’a aidé à être plus à l’aise et à avoir une interprétation plus naturelle. Au théâtre, ce n’est pas comme dans la vie de tous les jours : on doit jouer en parlant plus fort et en forçant plus sur le ton.
J’imagine qu’au théâtre tu étais en présence de gens du même âge que toi. Comment s’est passée ton arrivée dans le doublage au milieu de plus d’adultes ?
BO : J’avais un ami avec moi qui faisait du théâtre et qui a fait lui aussi un peu de doublage. Au début, nous étions tous les deux donc ça se passait bien. Et sur place, j’ai vite fait connaissance avec les gens. Il y avait au départ tout de même un peu de pression dans le travail, mais maintenant tout va bien. Au théâtre, quand je dois faire une représentation, il y a toujours un peu de pression. Sauf qu’il y a un public et qu’on ne peut pas refaire une scène vingt fois ! « Si tu te plantes, t’es cuit ! »
Tu dis préférer aux rôles comiques les rôles dramatiques comme ceux d’Haley Joel Osment que tu as doublé dans le Sixième sens, Un monde meilleur et Intelligence artificielle (A.I.). Considères-tu vraiment qu’un rôle dramatique est plus difficile qu’un rôle comique comme celui de Malcolm ?
BO : Plus j’y pense, et plus je change d’avis ! En fait, je suis peut-être plus à l’aise dans le registre dramatique, car c’est celui dans lequel j’ai le plus travaillé dans le doublage et au théâtre. Et le temps consacré pour une série ou un film, ce n’est pas du tout la même chose. Dans Malcolm, on ne peut pas prendre trop notre temps, il faut faire quatre épisodes par jour ! Sur un film comme le Sixième sens, on peut faire dix prises pour une même boucle, voire largement plus.
Qu’aurais-tu envie de répondre à ceux qui sont à fond pour la VO et qui ne veulent pas entendre parler de version française ?
BO : Je trouve que le doublage français est de bonne qualité dans l’ensemble. J’aime aller voir des films en version française. Bien sûr, ça dépend des films. Par exemple, les films espagnols ont un style qui leur est propre en VO. Mais en France, on a l’habitude des films américains, qu’on adapte donc plus facilement. Et maintenant, beaucoup d’acteurs américains ont leur voix française attitrée. Par exemple, pour Bruce Willis, on est habitué à Patrick Poivrey, et je trouve que cela fonctionne bien ainsi car c’est bien doublé.
Certains évoquent l’argument selon lequel la VF dénature les dialogues ? Es-tu d’accord ?
BO : Non, je ne crois pas. Ça dépend des cas, bien sûr, mais en général, on essaie de faire la même chose ! (Rires.)
Après quatre années à doubler Malcolm, qu’envisages-tu pour ton avenir ?
BO : Je ne veux pas rester uniquement dans le doublage, mais plutôt faire une carrière de comédien au théâtre. Je vais finir le lycée, j’espère avoir le bac et passer au Conservatoire. Pour le cinéma, j’attendrai de voir si je ressors primé du Conservatoire. Dans ce cas, j’aurai peut-être une sorte de carte de visite ! (Rires.) Sinon, chaque année, je passe le concours Leopold Bellan à Paris, qui est du niveau du Conservatoire. J’ai été primé d’une deuxième mention en degré Excellence, le dernier degré. Mais je n’étais qu’avec des adultes ! Je suis le seul enfant car j’ai déjà obtenu une première mention dans tous les degrés. Je vais me représenter cette année pour tenter de décrocher le premier prix.
Avec un tel départ dans le métier, tu ne regrettes pas que ta mère t’ait inscrit à sept ans ?
BO : Non, je ne regrette pas, non ! (Rires.)

  • 1. http://www.lagazettedudoublage.com

Les plus grosses sottises des garçons

  • Malcolm et Reese enveloppent leur petit frère Dewey de papier-bulle et l’envoient dans les airs à l’aide d’un trapèze de leur construction.
  • Malcolm, Reese et Dewey utilisent l’argent, que leur mère leur a donné pour se faire enfin offrir un cadeau décent pour son anniversaire, pour s’acheter des sucreries.
  • Malcolm, Reese et Dewey exploitent la gentillesse et la faiblesse d’une voisine âgée qui perd la tête : des sucreries pour Halloween, avant l’heure, de l’argent pour des tâches qu’ils n’ont pas faites…
  • Malcolm, Reese, Dewey et Francis construisent une catapulte pour terroriser le voisinage en le bombardant depuis le toit.
  • Malcolm, Reese et Dewey élaborent de dangereux pièges pour leur future baby-sitter avant d’être obligés de les démonter précipitamment pour l’épargner car ils sont sous son charme.
  • Malcolm, Reese et Dewey saccagent le salon en éclatant les boules de Noël sur les murs, déballent sauvagement les cadeaux de Noël avant l’heure et caricaturent leur mère tyrannique en la peignant sur le mur !
  • Malcolm et Reese font un concours de celui qui absorbera les produits les plus périmés du réfigérateur.
  • Malcolm s’enfuit avec Stevie de nuit et se fait dérober la chaise roulante de son ami.
  • Malcolm et Reese poussent leur mère dans un toboggan infernal.
  • Malcolm et Reese ligotent Dewey comme un saucisson et l’accrochent à la patère fixée sur la porte.
  • Hal, leur père, construit un robot tueur ultra-sophistiqué qui se retourne contre lui.
  • Reese devient pom-pom girl pour séduire une fille sont il est amoureux.
  • Hal et ses fils errent dans une base d’essais militaires mortellement dangereuse.
  • Tout le quartier doit se réfugier dans un gymnase à cause d’un nuage toxique causé par Hal et Dewey qui ont fait dérailler un train en laissant un canapé sur la voie.
  • Malcolm fait exploser le frigo tout neuf en y plaçant une grenade appartenant à son grand-père.
  • Hal, Reese et Dewey détruisent de multiples objets en les passant dans un broyeur à bois, juste pour profiter de la beauté du spectacle et des couleurs que l’engin produit en recrachant les débris.
  • Les garçons font exploser la shampoineuse du magasin de Lois et Dewey vole une bouteille de cognac à 150 $.
  • Reese veut cacher le jouer promis à Dewey qu’il a cassé dans la tombe de la tante à Lois.
  • Les garçons profitent du sommeil troublé de leur père malade pour lui soutirer des informations. Et pour excuser une faute de leur frère Francis, ils décident de faire une bêtise cent fois plus grosse. Mais ils n’avaient pas prévu de détruire la Porsche que Hal venait juste de ramener d’un trajet d’essai avec le concessionnaire…
  • Coincé dans un bouchon en pleine chaleur, Reese élabore un plan machiavélique pour dérober les glaces d’un marchand effrayé par l’insistance des enfants.
  • Hal et ses fils saccagent la maison pour se débarrasser de la horde de chauve-souris qui a investi les lieux.
  • Malcolm bouscule une horrible femme âgée du voisinage en voulant récupérer sa balle. Profitant d’un malaise de la vieille dame, il emprunte sa voiture pour faire une virée avec ses amis Têtes d’ampoule !

Malcolm
Malcolm in the Middle

Sitcom américaine en 85 épisodes de 21 mn (4 saisons, 5e en production) diffusés depuis janvier 2000 sur Fox et depuis décembre 2001 sur M6.

Avec Frankie Muniz : Malcolm. Jane Kaczmarek : Lois. Bryan Cranston : Hal. Cristopher Kennedy Masterson : Francis. Justin Berfield : Reese. Erik Per Sullivan : Dewey. Catherine Lloyd Burns : Caroline Miller (1re saison).
Version française interprétée par Brice Ournac : Malcolm. Marion Game : Lois. Jean-Louis Faure : Hal. Cédric Dumond : Francis. Romain Douilly puis Donald Reignoux (à partir de la 3e saison) : Reese. Kelvine Dumour : Dewey.

Créée par Linwood Boomer. Producteur exécutif : Linwood Boomer. Coproducteurs exécutifs : Bob Stevens, Neil Thompson, David Richardson, Gary Murphy. Coproducteurs exécutifs (à partir de 2003) : Michael Borkow, Matthew Carlson, Michael Glouberman, Rob Hanning, Andrew Orenstein, Alex Reid, Rob Ulin. Producteurs : David Richardson, Alan J. Higgins, Ken Kwapis, Andrew Oreinstein, Alex Reid, James Simon, Gordon Wolf. Musique : John Linnell, John Flansburgh (They Might Be Giants). Une production 20th Century Fox Television en association avec Regency Television et Satin City Productions.

[Note de Malcolm France : Le magazine Génération Séries a proposé dans ce dossier un guide complet des épisodes contenant une indication des épisodes à ne pas manquer. Nous vous proposons ci-dessous la liste de ces épisodes cultes selon la rédaction de Génération Séries.]

Première saison | 2000

  • 1.01 – Je ne suis pas un monstre
    Pilot
  • 1.02 – Alerte rouge
    Red Dress
  • 1.03 – Seuls à la maison
    Home Alone 4
  • 1.04 – Honte
    Shame
  • 1.05 – Changement de famille
    Malcolm Babysits
  • 1.07 – La petite évasion
    Francis Escapes
  • 1.09 – Ma mère, ce héros
    Lois Vs. Evil
  • 1.11 – Les funérailles
    Funerals
  • 1.12 – Pom Pom Boy
    Cheerleader
  • 1.13 – Le mot de trop
    Rollerskates
  • 1.15 – Lundimanche
    Smunday
  • 1.16 – Le liquidateur
    Water Park
    1re partie

Deuxième saison | 2000-2001

  • 2.01 – Embouteillage
    Traffic Jam
    2e partie
  • 2.02 – Il n’y a pas d’heure pur Halloween
    Halloween Approximately
  • 2.03 – Joyeux anniversaire Lois
    Lois’s Birthday
  • 2.07 – Attaque à main armée
    Robbery
  • 2.08 – Thérapie
    Therapy
  • 2.10 – Le grand méchant Reese
    The Bully
  • 2.12 – La nouvelle Tête d’ampoule
    Krelboyne Girl
  • 2.14 – Hal démissionne
    Hal Quits
  • 2.15 – Conflits de générations
    The Grandparents
  • 2.19 – Cours du soir
    Tutoring Reese
  • 2.20 – Pile et face
    Bowling
  • 2.22 – Un pour tous
    Mini-Bike
  • 2.25 – Souvenirs, souvenirs
    Flashback

Troisième saison | 2001-2002

  • 3.01 – Tout le monde sur le pont
    Houseboat
    1re partie
  • 3.02 – Émancipation
    Emancipation
  • 3.03 – Feux d’artifice
    Book Club
  • 3.04 – La petite amie
    Malcolm’s Girlfriend
  • 3.07 – Chantage de Noël
    Christmas
  • 3.08 – Poker
    Poker
  • 3.11 – Pique-nique fatal
    Company Picnic
    1re partie
  • 3.12 – Pique-nique fatal
    Company Picnic
    2e partie
  • 3.18 – Poker II : La revanche
    Poker II
  • 3.22 – Héros malgré lui
    Monkey

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