Le site
Archives de l'auteur Alexandre Salcedo
© Jason LaVeris / FilmMagic
Depuis quatre ans et son rôle dans la série Breaking Bad, l'actualité de Bryan Cranston a littéralement explosé. Ce rôle l'a révélé au grand public comme un acteur aux multiples facettes, capable de tout jouer avec brio.
Cette année en particulier, l'acteur s'illustre en étant à l'affiche de nombreux films, et a encore de nouveaux projets à venir, tandis que la nouvelle saison de Breaking Bad commence dans moins de deux semaines outre-Atlantique. L'acteur en a profité pour se confier à Collider.com, avec la bonne humeur et la modestie qu'on lui connaît.
- Collider.com : Êtes-vous à Toronto, sur le tournage de Total Recall, à l'heure actuelle ?
- Bryan Cranston : Non, je suis à Albuquerque. Il nous reste une dizaine de jours de tournage de la saison quatre de Breaking Bad.
- Intéressant que vous ne soyez pas encore à Toronto.
- J'y étais ce week-end pour des tests caméra, des essayages de costumes et de maquillage, ce genre de choses. Histoire de me familiariser au projet, rencontrer les gens, parler un peu du personnage. Je suis ensuite rentré ici. Nous sommes donc prêts à filmer. Ça sera amusant d'aller là-bas et de filmer Total Recall. Len Wiseman est un chouette type et j'ai rencontré Colin Farrell. C'est quelqu'un d'adorable. J'ai regardé une scène qu'il tournait ce jour-là et je me suis dit : "Bon sang, il crève l'écran."
- Effectivement, mais vous aussi, vous crevez l'écran. Votre carrière ne se porte pas mal du tout.
- Oui, la vie est belle.
"Je crois du fond du cœur qu'une carrière artistique est seulement possible grâce à un peu de chance."
- Avec tout ce qui se passe dans votre carrière actuellement, avez-vous l'impression d'avoir en quelque sorte gagné la loterie ?
- Si vous croyez aux vies passées, alors j'ai dû être quelqu'un de malmené. J'ai dû être mal traité, battu et réduit à l'esclavage parce que ma vie actuelle est tout simplement phénoménale. J'ignore pourquoi. Je pense que ça vient de mon éducation modeste, et je le pense sincèrement. Je viens d'une famille de classe moyenne qui devait parfois se serrer la ceinture. On faisait attention aux dépenses, on utilisait des bons de réduction. C'est tout cet ensemble qui a construit mon enfance, et comme tous ces enfants d'ouvriers je ne pouvais rien prendre pour acquis, puisqu'on vivait au jour le jour. Je n'oublie pas d'où je viens, même encore aujourd'hui. Toutes ces choses qui se présentent à moi, ces opportunités, ces sécurités financières, ces récompenses. Je suis ébloui, et à chaque fois que cela arrive, je me dis : "J'ai encore gagné ? Incroyable !" Je ne m'y attends pas. J'en suis évidemment reconnaissant, mais je n'ai pas cette notion d'acquis. Je ne crois pas que la vie ou que le métier me doive quoi que ce soit. La seule manière de l'aborder, c'est de travailler dur et d'aimer ce qu'on fait. Si on fait ça avec conviction, on peut avoir de la chance. Je le pense sincèrement. Je crois du fond du cœur qu'une carrière artistique est seulement possible grâce à un peu de chance.
- La saison 3 de Breaking Bad va bientôt sortir en Blu-ray et DVD et la saison 4 commence sous peu. Quel regard portez-vous sur les trois saisons ? Comment envisagez-vous l'avenir ?
- La première saison portait sur un choix. On y découvrait cet homme, sa vie, sa situation désespérée, ses options limitées, et il fait un choix de vie. Dans la seconde saison, il réalisait : "Oh, ce plan n'est finalement pas si simple. Ce choix a des retombées. Ah ah !" Dans la troisième saison, il ne se voile plus la face. Il accepte le fait qu'il est motivé par le crime et qu'il ferait mieux de se mettre à niveau et d'acquérir une crédibilité dans le milieu, sans quoi il perdra la vie. Pour un homme brillant, il a été naïf à bien des comptes. Il a dû adopter la conduite d'un criminel. Il a dû lire Être un criminel pour les nuls. La saison 4 explore ces possibilités. C'était forcé, justifiable. On commence en première saison avec cet homme face à un dilemme. Il est malade et soudain, c'est comme le printemps. Soudain, il passe d'une brindille à un buisson, et il devient un arbre. L'histoire devait s'étendre pour y inclure les gens qu'il bafoue, ceux du cartel. Son implication se complique, s'amplifie. Et maintenant, il y a des pousses de cet arbre dispersées un peu partout. Comme promis, la vie de cet homme devient de plus en plus compliquée, et pas le contraire. Son plan tout simple ne l'est pas du tout. Tout devient plus sombre et plus profond. Avant, il était sur le point de devenir une nouvelle personne, et maintenant il l'est. Il doit juste accepter totalement qui il est et ce dont il est capable pour survivre.
- Absolument. Sans rien dire de spécifique pour ceux qui ne l'auraient pas vue, la saison dernière s'est terminée d'une manière qui laisse entrevoir cela. Avec une période si longue entre les saisons 3 et 4, avez-vous dû vous réhabituer à être dans la tête de Walter ou était-ce un déclic immédiat ?
- C'est un déclic. Mon déclic, comme pour la plupart des acteurs, est la lecture du premier scénario. Je me dis : "Oui, ça m'est familier." Même si cela fait un an. Il y a eu un an entre la fin de la production de la saison 3 et le début de celui de la saison 4. À la lecture, je pense : "Je me souviens de ce type." Et alors, j'arrive au boulot et j'enfile mes mocassins, mon pantalon beige, mon t-shirt et mes lunettes. Je me rase la tête et je me fais un bouc, et là je me dis : "C'est bon." C'est comme enfiler des vêtements habituels. J'allais dire "confortables", mais la vie de Walt est tout sauf confortable.
- Vince Gilligan a eu beaucoup de temps pour planifier cette nouvelle saison, la production n'ayant repris qu'au début de l'année. Connaissiez-vous beaucoup de l'intrigue de la saison 4 ou préférez-vous avancer un scénario à la fois ?
- La deuxième proposition. Les scénarios peuvent être lus à l'avance, mais je trouve que cela est plus perturbant qu'autre chose, avec une histoire aussi remplie de rebondissements et de surprises inattendues. Ça ne m'aide pas d'être trop en avance sur ce que l'on filme. Parce qu'alors, je me dis que j'ai déjà vu ou rencontré ce personnage. Et non, c'est dans l'épisode suivant qu'on se rencontre. À ce stade, j'ai seulement entendu parler de lui. C'est avec ce genre de choses qu'on peut être perturbé. Walt ignore ce qui va lui arriver dans l'heure qui arrive, encore moins dans un jour, un semaine ou un mois. Avec cela en tête, je suis plus à l'aise avec la surprise, sachant seulement ce que le personnage sait, semaine après semaine.
"Tout commence par la lecture d'un scénario. [...] Quand l'écriture est bonne, il y a une chance que le résultat soit bon."
- On a parlé de mini-épisodes avant la saison 4. Est-ce toujours d'actualité ? Les avez-vous filmés ?
- Non. C'était ma grande gueule qui disait souvent ça l'année dernière, quand on me disait : "Il va y avoir une longue attente entre les saisons." Et moi, je répondais : "Oui, ça serait super de faire des mini-épisodes." J'ai présenté cette idée à Vince et à Sony et tout le monde semblait l'apprécier. Alors quand les gens me demandaient, je disais qu'on ferait ça. Je pensais que l'idée ait plu voulait dire qu'on avait le feu vert. Vous savez, j'aime les Maserati. Est-ce que je vais en avoir une pour autant ? Non. J'ai appris une leçon, on a dû se rétracter après. C'était une simple idée que tout le monde appréciait. Mais c'était dur pour les scénaristes qui voulaient les écrire et en avoir la charge de ce qui s'y passait. Ils sont tellement impliqués dans l'histoire initiale qu'ils ne pouvaient pas faire une pause et porter leur attention sur ce concept de minisodes. Aujourd'hui, en prévoyant les choses plus en amont, on pourrait peut-être en réaliser, mais ce n'est peut-être plus nécessaire. On verra.
- Vous avez eu un petit rôle dans La défense Lincoln, un film très sous-estimé. Quand vous avez rejoint le projet, saviez-vous que le film serait aussi bon ?
- Tout commence par la lecture d'un scénario. J'ai lu le scénario et je l'ai aimé. Quand l'écriture est bonne, il y a une chance que le résultat soit bon. Ce n'est pas toujours le cas, mais c'est une possibilité. Si l'écriture est mauvaise, ce sera mauvais. Ça marchera peut-être, mais selon mes critères, ça sera mauvais. Ainsi, on m'a demandé de lire le scénario, ce que j'ai fait. Je l'ai beaucoup apprécié et j'ai parlé au réalisateur. On a parlé de quel rôle me conviendrait et ce qui pourrait fonctionner. Il montait l'ensemble. C'est comme mélanger les ingrédients d'un gâteau. On veut qu'il gonfle, qu'il soit beau, qu'il soit bon. J'ai commencé à vraiment vouloir être de la partie. J'ai demandé : "Laissez-moi choisir un rôle." William H. Macy était déjà casté et, bien sûr, Matthew McConaughey l'était aussi. Le seul rôle approprié qu'il me restait était celui de l'un des détectives. J'ai choisi le rôle qui a des motivations personnelles et qui a une relation particulière au personnage principal. Je me suis dit que ça serait amusant à jouer. Comme ça a toujours été le cas, on est susceptible de se faire couper au montage. Ça été le cas de mon rôle dans La défense Lincoln, et à raison. Je comprends. Un film doit être long comme il faut par rapport à l'histoire, sans l'être trop. Il y a certains passages qu'on peut supprimer. C'est véritablement un résultat de l'aptitude de concentration de notre société. Vous imaginez si vous deviez vous connecter par modem, aujourd'hui ? [il imite le son d'une connexion internet] Vous diriez : "Mais enfin, c'est pas possible !" Mais au temps du bas débit, vous disiez : "Voilà, c'est comme ça que ça marche. Ça va vite ! Ma page s'est affichée en trois minutes ! C'est dingue comme ça va vite !" On n'a cessé d'augmenter notre niveau d'impatience. On veut tout immédiatement. Cette idée se retrouve dans le cinéma et le public moderne. Enfant, on allait toujours au cinéma voir deux films à la fois. Vous imaginez faire ça aujourd'hui ? Et les films d'avant étaient plus longs, ils duraient deux heures ou plus. On parle donc d'un total de quatre heures et demi.
- Effectivement, un spectateur moyen veut une heure et demi de divertissement, puis passer à autre chose.
- Voilà, tout à fait. "J'ai fini. Je veux faire autre chose."
- Du bon côté des choses, il y aura sûrement une version longue en Blu-ray et DVD. Pour les amateurs du film qui veulent voir tout ce qui a été tourné.
- Avec un peu de chance, ils auront les scènes coupées. C'est très bien. C'était un bon film que j'ai apprécié. Personnellement, je trouve que c'est l'un des meilleurs rôles de Matthew. Il s'est vraiment approprié le rôle et a fait un boulot incroyable. Brad Furman, le réalisateur, est quelqu'un de fantastique avec qui travailler. Il a été patient, compréhensif et à l'écouter des idées et opinions. C'était génial.
- Vous avez joué dans pas mal d'autres films. L'un d'eux est Drive, qui a reçu un bon accueil au festival de Cannes.
- Je ne l'ai pas encore vu. J'ai pris grand plaisir à le tourner. Le réalisateur Nicolas Refn est quelqu'un d'incroyablement ouvert. Je suis allé chez lui à plusieurs reprises. J'ai rencontré Ryan Gosling, Albert Brooks et notre scénariste Hossein Amini. On a discuté, échangé nos idées, et on en a mis en pratique certaines en les répétant. Beaucoup ont d'ailleurs fini dans le film. Tout le monde a été très impliqué de bout en bout. Il se trouve que le film a été bien reçu et j'en suis heureux. Encore une fois, quand j'y repense, je suis juste très chanceux. Je me dis : "Super, c'était un choix parfait !" J'étais ravi d'être disponible et qu'ils me demandent. J'ai eu un super rôle. J'ai pu créer ce personnage et son apparence. Il avait une jambe blessée, donc je devais porter une attelle. J'ai eu du mal à m'y habituer. Mon personnage, Shannon, était irascible. Je me suis régalé à le jouer et j'ai adoré travailler avec Ryan.
- Le tournage de Breaking Bad terminé, vous allez jouer dans Total Recall et vous êtes aussi annoncé pour figurer dans Rock of Ages. Comment s'annoncent les six prochains mois ?
- À l'heure actuelle, ce sont les deux projets qui sont sûrs. Je fais une apparition dans Rock of Ages. J'ai eu une bonne discussion avec le réalisateur Adam Shankman. Le portait qu'il m'a fait du film était si alléchant que j'ai dit oui. Et de jouer le mari de Catherine Zeta-Jones… Ça m'a beaucoup flatté. Je me suis dit : "Vraiment ? Allez, ça a l'air sympa." C'est la même chose pour Larry Crowne, avec Tom Hanks et Julia Roberts, où je joue le mari de celle-ci. J'étais très nerveux à ce propos parce que je tournais alors la troisième saison de Breaking Bad et j'ai reçu un appel de Tom, auquel j'ai dit : "Tom, il faut que je te dise. En ce moment, je ressemble plus à son père qu'à son mari." Il m'a répondu : "Tes cheveux vont repousser. Tout ira bien." J'ai évidemment passé un agréable moment sur le tournage de ce film, mais j'étais nerveux. Donc je me suis remis en forme, au mieux possible. J'ai utilisé de l'auto-bronzant. J'ai fait blanchir mes dents. J'ai laissé pousser mes cheveux et je les ai soigneusement coiffés. Je voulais avoir l'air le plus jeune possible pour que les gens ne se disent pas en regardant le film : "Quand est-ce qu'il s'est mis avec elle ? Comment c'est possible ?" Je voulais qu'ils pensent : "D'accord, je peux comprendre." J'espère que le pari est réussi.
- Passons à Total Recall. Comment votre personnage de Cohaagen est-il par rapport au personnage du film original ?
- J'ai pris une approche différente, comme vous verrez. Mon approche, c'est que je tiens au personnage de Hauser, l'homme que je connaissais avant que sa mémoire soit effacée. C'est mon protégé et j'aime ce gosse. Pour moi, le retrouver et le capturer, c'est pour contenir un adolescent indiscipliné. Je n'ai aucune intention de lui faire du mal sur le long terme, mais il faut le punir. Il pète un plomb. Je dois le trouver et lui donner de l'amour avec fermeté. C'est mon but. Je l'aime et je veux le protéger à tout prix, et il me provoque. Il est difficile, comme tout adolescent. C'est mon approche, contrairement à celle du "Je veux le voir mort !" Je veux qu'il soit vivant et quand on arrive au point où ce n'est peut-être plus possible, ça me brise le coeur.
- Ce remake semble prometteur. Le casting est hallucinant.
- Il va être génial. J'adore le nouveau scénario et je pense que vous l'aimerez également. Je le pense vraiment.
© DR
À l'occasion de la sortie du film Limitless, Justin Berfield revient sur son enfance d'enfant star et la transition entre ce statut et celui de producteur, dans un entretien avec le journal de sa ville natale, Agoura Hills. Limitless est première production de Virgin Produced, société dont Justin Berfield est à la tête depuis sa création l'été dernier.
L'histoire : un écrivain (Bradley Cooper) qui découvre un médicament qui confère des capacités mentales exceptionnelles, ce qui attire l'attention d'un puissant magnat de la finance (Robert De Niro). Sortie le 8 juin dans les salles françaises.
- Agoura Hills Patch : Avez-vous apprécié grandir à Agoura Hills ?
- Justin Berfield : J'ai adoré grandir là-bas, parce que la ville était assez grande de façon à toujours avoir quelque chose à faire, tout en gardant le charme de bien connaître les gens de la communauté. J'avais l'impression d'être dans une petite ville alors que ce n'est pas le cas.
- Dans quels lieux de Agoura Hills vous faisiez-vous fréquemment arrêter pour signer des autographes ou prendre des photos ?
- Je ne pense à aucun lieu en particulier si ce n'est peut-être les cinémas près du centre commercial de Calabasas Commons. Mon entourage savait le métier que je faisais et étant donné qu'on avait tous grandi ensemble, ça n'a jamais été très important pour eux. Les gens du coin sont habitués à voir des acteurs. Agoura n'est pas très loin de Los Angeles et il y a certainement de plus grandes personnalités qui passent par là-bas.
- Avez-vous un souvenir marquant du lycée ? Y étiez-vous beaucoup impliqué ?
- Je suivais des cours particuliers jusqu'à mon entrée au lycée, et je n'y eu l'occasion de suivre des cours au lycée d'Agoura que pendant quelques mois avant que Malcolm commence. Je n'ai pas pu joindre de clubs, mais j'aimais aller aux matchs de football tous les vendredis. C'était toujours l'occasion de voir les amis que je n'avais pas pu voir durant la semaine à cause de mon travail.
- Quelle est votre journée idéale à Agoura Hills ? Y retournez-vous souvent ?
- Petit, je passais mes journées à partir à la découvertes des criques et des parcs du coin. Étant donné que Malibu était très près, j'y allais souvent avec mon père pour aller faire de la pêche. Plus grand, je passais mes soirées, comme tous les adolescents, avec mes amis au cinéma ou au centre commercial. Je vis à Calabasas désormais, donc je retourne souvent là-bas.
- La transition d'enfant star à un acteur et producteur plus mature a-t-elle été facile ?
- Je dirais que oui, parce que je suis passé derrière les caméras un peu avant la fin de Malcolm. Depuis, les choses sont allées d'elles-mêmes. J'ai lancé ma société, J2TV, et maintenant je suis associé dans la société de production télévisée et cinématographique de Sir Richard Branson, Virgin Produced.
"Je me sens personnellement chanceux d'avoir eu ce parcours jusqu'ici."
- Quels ont été les moments marquants de votre carrière ?
- Lorsque je me suis rendu compte que j'avais joué dans deux séries qui avaient dépassé les 100 épisodes. Je me suis senti accompli en tant qu'acteur et je me suis décidé à me tourner vers la production. Les gens cherchent constamment à s'accomplir, et rien ne les satisfait entièrement, mais je me sens personnellement chanceux d'avoir eu ce parcours jusqu'ici.
- Quel est le projet de vos rêves et l'acteur ou actrice avec qui vous rêvez de collaborer ?
- Tout ce qui impliquerait Tom Hanks. Il m'inspire tellement, autant en tant qu'acteur que de producteur.
- Beaucoup de jeunes acteurs d'Hollywood s'attirent des problèmes, alors que vous avez su rester en dehors des soucis et conserver votre réputation. Comment expliquez-vous cela ?
- Mes parents ont toujours été derrière moi et j'ai un bon groupe de personnes derrière moi. Tout réside dans son entourage. Trop souvent, les gens sont entourés de personnes qu'ils emploient. Ce ne sont pas les mieux placés pour prendre soin de vous car ils ne vont diront jamais "non". Je n'écoute jamais les conseils des gens que j'emploie, et les gens qui s'attirent des problèmes font souvent cette erreur. Le fait de vivre à Agoura et Calabasas a sûrement pas mal aidé.
"Je suis un type assez simple. "
- Quels conseils donneriez-vous à ceux qui voudraient se faire une place dans l'industrie du divertissement ?
- Les cinémas locaux sont un bon moyen de rentrer dans le milieu. Il y a beaucoup d'opportunités, mais il ne faut pas avoir peur de poser des questions. Le pouvoir réside dans l'information, et plus vous savez, plus vous serez à même d'atteindre vos objectifs plutôt que de vous reposer sur les autres.
- Que faites-vous de votre temps libre ?
- Je fais de la randonnée avec mes chiens, je vois mes amis, je voyage à l'étranger et je profite du temps avec ma famille. Je suis un type assez simple.
© FilmDistrict
Dans les mois à venir, Bryan Cranston marquera pas sa présence dans les salles de cinéma avec pas moins de trois films annoncés cette année sur grand écran, et déjà plusieurs projets pour 2012. Tour d'horizon des participations de l'acteur.
La Défense Lincoln
Le 25 mai sort dans les salles françaises The Lincoln Lawyer (titre original), un thriller avec Matthew McConaughey, Ryan Phillippe, Marisa Tomei, Josh Lucas et William H. Macy. Le film, qui a rapporté plus de 55 millions de dollars lors de sa sortie en salle américaine en mars dernier, raconte l'histoire d'un avocat qui travaille depuis l'arrière de sa voiture (une Lincoln Town Car). Mais les choses deviennent tendues quand il se retrouve forcé de représenter un client célèbre de Beverly Hills.
Il n'est jamais trop tard
Larry Crowne (titre original), réalisé par Tom Hanks, avec Tom Hanks, Julia Roberts, George Takei. Larry Crown (Tom Hanks), ex marines dans la Navy, était un chef d'équipe reconnu dans une grande entreprise avant d'être mis sur la touche. Se retrouvant sans emploi et avec des crédits à rembourser, il décide de s'inscrire à l'université pour tout recommencer. Il fait alors la rencontre d'une communauté de marginaux également à la recherche d'une seconde chance et tombe amoureux d'un de ses professeurs (Julia Roberts). À l'écran, Bryan Cranston joue le mari de Julia Roberts. Sortie française le 6 juillet 2011.
Drive
Drive, thriller noir présenté au festival de Cannes 2011, réalisé par Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling, Carey Mulligan, Albert Brooks, Oscar Isaac et Christina Hendricks. L'histoire d'un cascadeur hollywoodien qui travaille au noir comme chauffeur, et qui découvre qu'un contrat a été mis sur sa tête après un casse qui a mal tourné. Filmé en Californie, le film devrait sortir sur les écrans français le 5 octobre 2011. Découvrez ici un extrait du film avec Bryan Cranston.
Batman: Year One
Batman: Year One, film d'animation basé sur le célèbre comic de Frank Miller. Avec les voix de Ben McKenzie, Eliza Dusku et Katee Sackhoff. Bryan Cranston prêtera sa voix au commissaire Gordon, dans ce film d'animation retraçant les débuts de Batman. Le film sera présenté au Comic Con fin juin et sortira directement en DVD aux États-Unis à la rentrée.
Rock of Ages
Rock of Ages, un film réalisé par Adam Shankman, avec Tom Cruise, Russell Brand, Mary J. Blige, Catherine Zeta-Jones, Alec Baldwin. Le film raconte l'histoire d'une rencontre entre deux personnages rêveurs au célèbre club "Rock of Ages", sur le Sunset Boulevard à Los Angeles au beau milieu des années 80. Malgré tout ce qui les oppose, lui étant un rockeur établi et elle une fille originaire d'une petite ville perdue, les deux tombent amoureux l'un de l'autre, et essayent de rester unis. Bryan Cranston a une position secondaire dans l'histoire, jouant le rôle du maire de Los Angeles. Le film est prévu pour juin 2012.
Total Recall
Également dans l'actualité de Bryan Cranston, Total Recall, un remake du célèbre film des années 90 avec Arnold Schwarzenegger. Réalisé par Len Wiseman, avec Kate Beckinsale ou Jessica Biel (choix encore non confirmé), Colin Farrell, Ethan Hawke. Alors que des états se livre une concurrence acharnée pour affirmer leur suprématie, un ouvrier (joué par Colin Farrell) découvre malgré lui qu'il est devenu un espion, et cherche à savoir de quel coté de la bataille il se trouve. Bryan Cranston joue ici le rôle du méchant. Début du tournage en juin à Toronto, pour une sortie prévu à l'été 2012.
© FX Network
Jane Kaczmarek sera bientôt de retour sur le petit écran. Après Chris Klein (American Pie) et Rashida Jones (The Social Network), la maman de Malcolm apparaîtra en effet très prochainement dans la nouvelle série comique de FX, Wilfred, aux côtés d'Elijah Hood. Ce dernier incarne Ryan, un jeune homme introverti et mal dans sa peau, qui a une vision particulière du chien de sa voisine, puisqu'il le voit comme un homme (Jason Gann) déguisé en chien !
Aux commandes de ce pitch loufoque qui n'est pas sans rappeler le film Didier d'Alain Chabat, on retrouve David Zuckerman, producteur exécutif d'American Dad !, et Jason Gann, qui interprétera aussi le rôle de l'homme déguisé en chien. Rien que ça !
Jane Kaczmarek s'invitera de façon assez brutale dans la série, puisque son personnage aura selon les premières informations un accident de voiture avec Ryan. Wilfred, adaptée d'une comédie australienne, débarquera sur la chaine câblée FX en juin.
Malcolm France vous propose de visionner un premier trailer de la série.
© Noon / M6 Studios
Les doubleurs de Malcolm auraient-ils le vent en poupe ? Après la très médiatique sortie de Titeuf : le film sur grand écran, mettant en lumière les talents de Donald Reignoux, doubleur officiel du petit garçon à la mèche blonde (et de Reese depuis la saison 3 de Malcolm), c'est au tour d'une autre célèbre voix française de Malcolm de rentrer dans la lumière.
Le doublage est en effet un monde particulier, qui a reconnu une renommée ces dernières années avec la mode des guest-stars s'essayant à la discipline et assurant par la même occasion un argument de vente de certains films d'animation. Mais c'est oublier tous ces acteurs de l'ombre qui assurent un travail exceptionnel à temps plein et qui contribuent largement à la notoriété de certains programmes. Que serait ainsi Malcolm en Français sans les crises d'hystérie de Lois (voix de Marion Game) ou les délires de Hal (voix de Jean-Louis Faure) ?
Il est ainsi toujours intéressant de voir les acteurs de doublage en chair et en os. Et c'est peu de le dire pour Marion Game, qui a officié avec talent dans Malcolm en interprétant la voix de Lois (Jane Kaczmarek).
Déjà la vedette depuis 2009 avec Gérard Hernandez du couple préféré des amateurs de la série de M6 diffusée à 20 heures Scènes de Ménages et qui réalise actuellement des records d'audience, Marion Game va connaître au cours de ce mois de mai une exposition record. Elle va en effet durant quelques épisodes reprendre son rôle d'Andrée Boher, la mère raciste et homophobe du lieutenant Jean-Paul Boher dans le feuilleton à succès Plus belle la vie, diffusée également aux alentours de 20 heures, mais sur France 3 !
Ces deux séries font régulièrement de l'ombre aux deux journaux télévisés de TF1 et de France 2, réalisant des performances d'audience remarquable. À propos de cette soudaine surexposition, l'actrice a confié au magazine Télé Loisirs :
"Moi, vous savez, je ne suis qu'une actrice qui fait son boulot. La concurrence, je n'y suis pour rien. Je n'ai qu'un tout petit rôle sur France 3, très bien écrit au demeurant. Mais les 4 millions de téléspectateurs qui me suivent sur la Six ne vont pas aller sur Plus belle la vie à cause de moi !"
Au mois de mai, vous aurez donc l'occasion de voir (et d'entendre !) Marion Game comme jamais !
© Warner Bros.
Son physique rondouillard, son allure peu commune et sa grande naïveté avaient contribué à faire d'Otto un des personnages secondaires les plus marquants de la série. Son interprète Kenneth Mars est décédé ce samedi 12 février à son domicile de Los Angeles, des suites d'un cancer du pancréas.
Ce natif de Chicago avait pour particularité de souvent jouer des personnages au fort accent, aussi le rôle du fermier allemand (Otto Mannkusser apparaît dans 27 épisodes des saisons 4 et 5) n'était-il pas un coup d'essai, Kenneth Mars était considéré comme un spécialiste du "comique vocal". C'est le cultissime réalisateur Mel Brooks qui fut le premier à lui donner l'occasion d'en faire la preuve dans Les producteurs (1968) puis Frankenstein junior (1974). Nul doute que ces deux rôles ont dû peser dans la balance au moment où son CV est passé dans les mains des producteurs de Malcolm un quart de siècle plus tard.
Depuis 2004, ses activités artistiques se limitaient presque exclusivement au doublage, qu'il aura pratiqué avec brio tout au long de sa carrière. C'est ainsi lui qui prêtait sa voix au père d'Ariel dans la version originale de La Petite Sirène en 1990. Kenneth Mars était atteint d'un cancer qui l'a finalement emporté. Il avait 74 ans.
© DR
En avril dernier, nous vous parlions en détails du retour de Frankie Muniz sur le grand écran. Après plusieurs années passées loin des caméras, le jeune homme – désormais largement dévoué à son groupe de rock dont il est le batteur – décidait de porter le premier rôle d'une comédie familiale sur fond de super-héros.
Dans Pizza Man, Frankie Muniz joue le rôle de Matt Burns, un jeune homme qui travaille dans la pizzeria familiale pour payer ses études, et qui se fait un jour tirer dessus dans un laboratoire. Sa seule issue est de manger une tomate dans laquelle un sérum de guérison expérimental a été injecté, qui se révèle efficace et qui le rend même indestructible. Et c'est à ce moment que toute sa vie bascule, quand les scientifiques aux intentions douteuses se mettent à sa poursuite pour récupérer le sérum injecté dans le but de créer une armée surpuissante.
La société de production Rock On Films vient donc de dévoiler la bande-annonce du film, que nous vous proposons de découvrir en VOST.
Concernant une sortie au cinéma, la configuration est malheureusement la même que pour, dans le passé, The Art of Travel avec Christopher Masterson ou Mo avec Erik Per Sullivan. S'agissant d'un film indépendant à petit budget, Pizza Man n'a toujours trouvé aucun distributeur et aura au mieux le droit à une sortie confidentielle sur le territoire américain. De ce côté de l'Atlantique, il faudra attendre une éventuelle parution en DVD pour découvrir Frankie Muniz en super-héros livreur de pizzas.
© DR
Bryan Cranston n'en finit pas de faire parler de lui ! Cette fois-ci, c'est pour son premier rôle dans la web-série The Handlers. Composée de huit épisodes d'environ trois minutes, The Handlers est l'adaptation de la série française Hénaut Président, produite, réalisée et interprétée par Michel Muller, qui a été diffusée dans l'anonymat en 2007 sur Paris Première.
La série originale met en scène Pierre Hénaut, homme politique à l'échelle municipale, qui se lance dans la bataille présidentielle de 2007, entouré de ses conseillers. Le remake américain, qui va jusqu'à utiliser la même musique pour son générique, part d'un constat similaire : Jack Powers (Bryan Cranston) se présente en tant que sénateur et ses conseillers sont prêts à tout pour qu'il remporte l'élection. Parmi ces derniers, on reconnait Gary Anthony Williams, qui a déjà eu l'occasion de donner la réplique à Bryan Cranston, puisqu'il a interprété le rôle d'Abe dans Malcolm.
Pour visionner les épisodes de cette web-série, il vous suffit d'aller sur le site de vidéos humoristiques Atom. Déjà quatre épisodes sont disponibles et les suivants seront diffusés chaque mardi. Vous pouvez ainsi découvrir dès maintenant le premier épisode de The Handlers, qui offre une vision pour le moins sarcastique de la vie politique.
Bryan Cranston n'en est pas à son coup d'essai avec les contenus humoristiques pour le web. Il y a un an, il était au centre d'une vidéo pour Funny or Die où il incarnait un ancien combattant d'Irak ayant perdu son odorat, ce qui poussait quelques malins à lâcher des pets devant lui (oui, oui, vous avez bien lu). Si vous ne l'avez pas vue, nous vous invitons à la découvrir.
© Brigitte Lacombe / Parade
Difficile de trouver un acteur aussi accessible avec ses fans. Bryan Cranston nous a fait l'immense honneur de nous consacrer plus de deux heures de son temps pour un entretien en visioconférence.
C'était en mars dernier, et nombre d'internautes de Malcolm France s'en souviennent encore, puisque Bryan Cranston a répondu à un très grand nombre de leurs questions. Avec une franchise rare pour un acteur, ne bottant en touche sur aucune question, il a évoqué avec nous son enfance, ses tournages, sa vision du métier d'acteur, la politique, la religion, son expérience sur Malcolm pendant plus de sept ans et sa nouvelle aventure avec Breaking Bad.
Bryan Cranston évoquant de nombreux moments forts de Breaking Bad, nous avons souhaité attendre qu'Arte diffuse l'intégralité des deux premières saisons de la série avant de vous proposer l'intégralité de cet entretien en vidéo, mais aussi avec sa traduction complète. C'est maintenant chose faite !
- Malcolm France : Merci d'être avec nous, nous vous avons attendu comme le messie !
- Bryan Cranston : Je suis très content d'être avec vous ! Tout d'abord je souhaiterais m'excuser auprès de tous ceux qui se sont connectés à la bonne heure, j'ai complètement oublié en me réveillant ce samedi matin. J'ai eu un rhume, je ne me sentais pas très bien, et c'est en réalité le premier matin où je commence à me sentir mieux, et j'ai complètement oublié. Donc je présente mes excuses à tous. Mais je suis là maintenant, merci d'être restés connectés, et plus encore merci pour votre intérêt pour notre série. Merci aussi de votre fidélité à Malcolm France, c'est un très bon site. Je suis prêt à commencer les questions !
- Merci. Bien tout d'abord une petite question à propos de la France, parce qu'évidemment beaucoup de gens ici viennent de France. Connaissez-vous la France ? Êtes-vous déjà venu ici ?
- Je suis allé en France de nombreuses fois, notamment l'année dernière, à Paris puis Marseille, et évidemment au Festival de télévision de Monte Carlo. J'y étais avec ma fille et nous avons passé de très bons moments, c'était très beau comme d'habitude, nous avons adoré. La France est un pays où les gens ont une mentalité d'artistes, une vraie appréciation pour les meilleures choses de la vie. Et je pense que c'est une bonne leçon que les américains pourraient apprendre, nous qui sommes agressifs, compétitifs, nous qui travaillons dur. Souvent nous oublions que l'on fait tout ça pour espérer vivre mieux, et les Français semblent être beaucoup plus sensibles à ça que nous. Les bons repas, les bons vins, être avec ses amis, tout ceci a une part importante dans votre vie. C'est très agréable de vivre ça en venant en France, et je suis pressé de retourner la visiter à nouveau.
- Donc c'est vrai que nous sommes un cliché !
- [rires] Dans le bon sens du terme !
- Nous pouvons parler de Malcolm pour démarrer parce que c'est évidemment la première série qui vous a fait devenir une grande star hollywoodienne, et donc comment vous êtes-vous retrouvé dans la série ?
- J'ai été la dernière personne du casting a être embauchée. Ils avaient trouvé Frankie pour Malcolm, ils avaient trouvé tous les autres acteurs, et ils n'avaient pas encore trouvé le père. J'ai lu le script et j'ai réalisé que le personnage de la mère et celui de Malcolm étaient si forts que je ne savais pas comment aborder ce personnage. J'ai donc cherché ce qui ferait une bonne union avec la mère qui était très explosive, très militaire, dans l'organisation du foyer. Et donc j'ai pensé : pourquoi son mari ne remplirait pas un créneau qu'elle ne possède pas ? Il pourrait être plus doux, plus émotionnel, plus sensible. J'ai commencé à travailler sur ces aspects, et ça semblait fonctionner, et donner à leur mariage un équilibre qui correspondait bien à la série. C'était amusant à faire.
- Ressemblez-vous à Hal dans Malcolm ? Êtes-vous un père sympa ?
- Oui, vous savez dans un sens il y a des éléments de Hal dans Bryan et des éléments de Bryan dans Hal, mais j'ai beaucoup aimé le jouer. C'était un homme extraordinaire et doux, très attentionné. Mais ce qui a fonctionné pour moi et pour la série, c'est que j'ai trouvé son trait de caractère fondamental : la peur. À partir de ça, on a de merveilleuses opportunités dans la comédie : il a peur d'être un mauvais mari, il a peur d'être un mauvais père, il a peur d'être viré de son job, Hal a peur de tout. Donc c'était amusant à jouer, et c'était un personnage important de la famille.
"Je suis favorable à ce que le casting de Malcolm se réunisse."
- Tout le monde veut savoir si vous êtes toujours en contact avec les acteurs de Malcolm, et si vous avez des nouvelles d'eux.
- Oui ! Je suis toujours en contact avec Jane Kaczmarek qui jouait Lois. Même si notre vie professionnelle nous a séparé, nous prenons un café ou mangeons ensemble régulièrement pour nous rattraper. Elle a joué dans une série télé l'année dernière, mais cela n'a pas duré donc elle fait maintenant autre chose. C'est une bonne mère, elle a trois enfants ! Frankie est un coureur automobile professionnel, et il voyage tout autour du monde grâce à ça. Il est aussi très passionné par un nouveau groupe dont il est le batteur, basé à Phœnix dans l'Arizona. Il s'éclate ! Je vais bientôt déjeuner avec Christopher Masterson qui jouait Francis, son anniversaire est pour très bientôt et je suis impatient d'avoir de ses nouvelles. Justin Berfield qui jouait Reese a sa série, est devenu producteur. Sa nouvelle série Sons of Tucson débute cette semaine sur la Fox. Je vous invite à regarder et soutenir la série ! Je suis très fier de lui, il a travaillé très dur pour produire ça. Ce qui a rendu Justin si bon, c'est que Reese est vraiment un personnage de composition. Justin est au contraire un gars très fin, je suis très fier de lui ! Le jeune qui jouait Dewey, Erik Per Sullivan, aussi un garçon merveilleux, est maintenant un jeune homme, il est à l'université. Il est à l'université de Californie du Sud, il a un bon niveau, il est sur le point de passer en deuxième année. Comme vous le voyez, ils grandissent tous et je suis très fier de toute la famille. Quelqu'un a un jour mentionné que ce serait sympa de se réunir à nouveau, de refaire quelque chose ensemble. Eh bien j'y suis très favorable. S'il y a la possibilité de faire quelque chose comme ça et de tous nous rassembler, ce serait très bien.
- C'est quoi la photo sur votre tee-shirt ?
- Oh c'est ma fille ! Elle me l'a donné comme cadeau pour la Fête des pères, elle avait 5 ou 6 ans à l'époque. Je l'ai gardé et je le porte à la maison, comme ça.
- Elle est très mignonne.
- Merci !
- Vous rappelez-vous de la première fois que vous avez rencontré les acteurs de Malcolm ?
- [rires] Vous n'allez pas croire ce qu'était la première scène du tout premier épisode de Malcolm. La toute première fois que j'ai rencontré les garçons, et ils étaient petits à l'époque, tous mineurs, c'était sur la scène où je devais être nu et où Lois me rasait le dos. C'était la toute première scène que j'ai tourné pour l'épisode pilote de Malcolm, et c'était ma première rencontre avec les garçons. En gros ça c'était : "Bonjour, je suis votre père tout nu." Et dans la prise, vous savez quand je me montre, ils font tous "oh l'horreur, je veux pas voir ça", personne ne feintait, c'était réel !

Bryan Cranston (Hal) et Jane Kaczmarek (Lois) dans "Je ne suis pas un monstre" (saison 1, épisode 1).
- Ça a dû être bizarre !
- C'était très bizarre. Pour moi y compris.
- Si vous aviez été producteur de Malcolm et qu'on vous avait demandé de choisir quelqu'un pour le rôle de Hal, qui auriez-vous pris ?
- Hum, quelqu'un d'autre que moi donc ? C'est difficile parce que quand on démarre, quand on apprécie une série et que ça fonctionne, on a du mal à imaginer qui que ce soit d'autre dans le rôle de ce père. Je peux toujours citer des acteurs du passé qui ont eu un impact sur moi. Je peux seulement répondre à cette question en donnant mes influences en tant qu'acteur naissant, et Jack Lemmon, qui est mort depuis, était un de mes acteurs préférés. Il était très talentueux et polyvalent, capable de faire de la comédie ou du drame. J'ai appris beaucoup de Dick Van Dyke, j'ai appris de John Weider, et je pense que John pourrait avoir joué ce rôle lui aussi. Il y a eu beaucoup de gens qui m'ont servi de modèle, à la fois dans la comédie et dans le drame. C'est difficile de répondre à cette question.
- Vous avez démarré la télévision quand vous aviez 19 ans, que faisiez-vous avant ? Pourquoi vous êtes-vous lancé dans la télévision ?
- J'ai fait des publicités quand j'étais jeune. Mon père était acteur. Moi, je ne sais pas vraiment pourquoi je voulais être acteur. Pendant un moment je voulais devenir policier. Je suis allé à l'université étudier les sciences policières, et j'ai réalisé que ce n'était pas pour moi, donc j'ai voyagé à travers le pays pendant quelques années en moto, puis je suis retourné en Californie et j'ai réalisé que ce que je voulais faire, ce dans quoi j'espérais pouvoir être bon, c'était jouer la comédie. Je n'ai pas vraiment commencé ma carrière avant d'avoir 22 ou 23 ans.
- Eh bien au moins vous pourrez avoir un rôle dans Les Experts, vous serez bon dedans !
- Bonne idée !
- Dans une interview récente, vous avez mentionné que vous habitez pas loin de la maison utilisée dans la série. Savez-vous si le public est souvent présent là bas pour prendre des photos, ce genre de choses ?
- Oui, il y en a. C'est une belle rue arborée à Studio City en Californie, très proche de chez moi, et très proche également des studios que nous avons utilisé pour le tournage de Malcolm. C'est une très belle maison. Et ce qui est intéressant à ce propos, c'est que la veille des tournages, il y avait une équipe complète qui devait y aller pour la salir ! Ils prenaient réellement de la saleté, de la boue et de la peinture lavable, et ils en mettaient partout autour de la maison. Ils déroulaient de l'herbe morte par dessus le beau gazon des propriétaires, ils prenaient des feuilles mortes pour les mettre dans les jolies plantes qu'ils faisaient pousser pour faire croire qu'elles étaient mortes, bref ils avaient beaucoup de boulot pour que ça ait l'air moche et abandonné ! On tournait ensuite le jour suivant, et le jour d'après le tournage, l'équipe revenait pour retirer la couche de faux gazon, nettoyait tout dans les gouttières, sur les murs et les vitres, et la maison avait l'air belle à nouveau. Donc beaucoup de gens, beaucoup de fans passaient par là et regardaient la maison en disant que ça y ressemble mais que la maison était trop belle pour que ce soit celle-là.
- Tout le monde voudrait savoir quel est votre épisode favori de Malcolm.
- Je crois que je dirais que l'épisode "Le mot de trop" ("Rollerskates") est mon favori...
- Difficile de choisir ?
- Oui, c'est dur de choisir mais l'épisode "Rollerskates" doit être le meilleur parce que j'ai réellement dû apprendre cette technique. J'avais deux semaines pour apprendre à patiner. J'ai eu la chance d'avoir un bon professeur, Fred Tallaksen, qui était le chorégraphe de la série. À chaque fois qu'il y avait des chorégraphies musicales, Fred venait pour les diriger que ce soit les cadets à l'école militaire chantant "Candyman", la fois où on a fait le "dance-dance revolution" avec Hal et Craig, le supérieur de Lois au supermarché. À chaque fois il devait venir et nous devions apprendre les pas de danse, ce qui était aussi un aspect intéressant dans la série. Je crois que mon épisode préféré est "Rollerskates" à cause de sa signification. Hal essayait d'être un bon père et de transmettre son savoir à ses enfants. Et puis j'ai aussi dû apprendre à patiner et faire mon spectacle. Et pour répondre à une question qui va probablement être posée, non je n'ai pas fait toutes les cascades. Par exemple quand j'ai fait le "cartwheel" ce n'était pas moi, mais j'ai fait tout le reste, comme le grand écart... C'était amusant à faire et ça a très bien rendu.
-

Bryan Cranston (Hal) dans "Le mot de trop" (Rollerskates).
- Vous avez vraiment brillé dans cet épisode !
- [rires]
- Avec les années, Malcolm a perdu ses téléspectateurs et la Fox n'a pas semblé avoir beaucoup de considération pour la série : plusieurs épisodes de la saison 6 n'ont pas été diffusés dans certains états à cause d'événements sportifs, et ils ont déplacé la série au vendredi pour la dernière saison. Qu'avez-vous pensé de tout ceci ? Pensez-vous que la série aurait pu durer plus longtemps ?
- Oui, je pense que nous aurions pu faire au moins une année de plus, d'autant plus que j'adorais jouer dans Malcolm. Mais les choses sont ce qu'elles sont et la Fox avait ses raisons pour la programmation. On n'a pas vraiment apprécié d'être déplacé, notre premier créneau juste après Les Simpson le dimanche soir avait notre préférence, et on aurait souhaité rester à cette case horaire avec le temps. Je pense que notre audience ne se serait pas seulement maintenue si nous étions restés là, elle aurait augmenté. Mais bon, c'est comme ça, et je suis très fier des 7 ans que nous avons fait. Je vois certaines questions apparaître je peux y répondre directement si vous n'y voyez pas d'inconvénient.
- Oui, pas de problème !
- Il y a beaucoup de questions qui traitent des différences entre Breaking Bad et Malcolm, entre Walter White et Hal. En tant qu'acteur j'ai eu de la chance d'être capable, après 7 années de Malcolm de laisser partir Hal pour pouvoir passer à quelque chose d'autre dans un registre très différent, pour poursuivre ma carrière. Souvent, un acteur est victime de son propre succès, quand on interprète un rôle qui vous rend célèbre, on est enfermé dans le même personnage, si bien que l'on vous offre des rôles similaires. Moi j'ai eu beaucoup de chance d'obtenir Breaking Bad, c'est un rôle complètement différent, très dramatique, que j'apprécie beaucoup.
- Beaucoup de gens s'interrogent sur la saison 3, pouvez-vous nous dire quelque chose sur cette nouvelle saison, sur ce qui va se passer ? Que peut-on attendre de la saison 3 ?
- Nous essayons de faire quelque chose qui n'a encore jamais été fait à la télévision. Depuis le début de la série, je suis une personne pleurnicharde, très sympathique, très masculine, un prof de chimie de lycée. En raison d'un diagnostic de cancer des poumons en phase terminale avec une espérance de vie d'un an et demi, je change complètement sa personnalité et devient un criminel. À la fin de la série, je serai une personne différente, un meurtrier dealer de drogue, ce qui d'un point de vue d'acteur a été très motivant. La saison 1 de Breaking Bad, tournait autour de la décision que mon personnage Walt doit prendre. À partir de là, dans la saison 2 on a exploré basiquement quelles sont les ramifications de cette décision. Dans la saison 3, on se concentre sur son acceptation de ce qu'il est en tant que personne et on voit comment il change. C'est très addictif et intéressant à visionner.
-

Aaron Paul et Bryan Cranston dans "Breaking Bad" (2008-2013).
- Combien de temps pensez-vous que Breaking Bad puisse durer ? Vous savez qu'il a un cancer, donc il va bien devoir mourir, et le nombre de saisons est assez limité.
- En effet, et ce n'est pas un problème ! Nous ne voulons certainement pas faire durer la série si elle est de moins bonne qualité. Nous espérons tourner la saison 4 en août 2010, et je pense que 5 saisons serait correct, éventuellement 6. Ces 5 saisons semblent un mécanisme naturel d'un début, un milieu et une fin à la vie de cet homme. Peu importe quand ça se termine, c'est important pour moi de pouvoir regarder en arrière, et de me dire que je suis extrêmement fier d'avoir fait Breaking Bad, tout comme j'ai été fier de ces sept années et 151 épisodes avec Malcolm.
- À quoi ressemble un jour de tournage typique ?
- Les gens qui ne sont pas dans le show-business pensent qu'on se la coule douce. Ils voient le produit fini, avec les effets spéciaux, la musique, tout ça. Ils nous voient aussi arriver en limousine, marcher sur les tapis rouges avec nos smokings, ils nous voient recevoir des prix sur scène, faire la fête… Du coup, ils doivent avoir l'impression qu'on a une vie fantastique. Mais la vérité, c'est qu'on doit vraiment mériter ce genre de moment. Quand je pars travailler sur Breaking Bad, comme je partais travailler sur Malcolm, c'est vraiment beaucoup de boulot. Pendant six mois, cinq jours par semaine, on travaille environ quatorze heures par jour. Pendant un jour typique, je me lève à 5 heures du matin, je pars au travail et je ne reviens qu'à 20 heures, des fois 19h30. Je dîne, je prends une douche ou un bain, j'apprends mon texte pour le lendemain et je me couche. La vie ressemble à ça, jour après jour. C'est éreintant, mais aussi tellement enrichissant et fun.
- Vous avez gagné deux Emmy Awards pour votre travail sur Breaking Bad. Espérez-vous en remporter un troisième cette année ?
- Je ne travaille pas vraiment pour gagner des prix, mais je suis très content et fier d'avoir été sélectionné.
- L'acteur qui interprète votre fils dans Breaking Bad souffre-t-il réellement d'un handicap ?
- Oui, absolument. Il a une infirmité motrice cérébrale, mais il s'en tire très bien. À vrai dire, contrairement à son personnage, il n'a pas besoin d'utiliser des béquilles dans la vraie vie. Il utilise les caractéristiques de son handicap pour les reproduire dans son personnage. R.J. Mitte, c'est son nom, est un acteur talentueux.
- Y a-t-il une réelle alchimie entre Aaron Paul, qui interprète votre partenaire Jesse dans la série, et vous ?
- Tout à fait. Dès le début, on a eu des conditions de travail idéales entre nous. C'est un gars charmant, et un acteur formidable, toujours présent. Comme les acteurs savent, on n'est jamais aussi bon que quand le partenaire est bon. L'énorme avantage de travailler avec des acteurs talentueux, c'est qu'ils nous tirent vers le haut. Il ne fait aucun doute que les acteurs avec qui je travaille sur Breaking Bad sont aussi bons que ceux qui jouaient avec moi dans Malcolm. J'ai beaucoup de chance.
- Que tirez-vous de l'expérience de votre rôle dans How I Met Your Mother ?
- J'ai joué dans deux épisodes de How I Met Your Mother, où j'interprétais le patron de Ted. C'était très amusant à faire, j'en garde un très bon souvenir. How I Met Your Mother est une très bonne série, très drôle, et je serais heureux de revenir faire quelques épisodes. Ça m'a rappelé des souvenirs, quand j'ai joué le voisin dans quatre épisodes d'Un gars du Queens, aussi une très bonne série, avec un bon casting. En fait, j'adore être entouré de personnes talentueuses ! [rires] Tout réside dans la qualité de l'écriture en fait, que ce soit pour ces comédies ou pour Breaking Bad.
"J'aimerais beaucoup jouer avec Catherine Deneuve !"
- Quel est votre acteur français préféré ?
- J'ai bien envie de répondre Catherine Deneuve, parce que quand j'étais jeune, oh là là ! [rires] Elle était très belle, et elle l'est encore maintenant ! Je me rappelle qu'étant adolescent, je pensais souvent à elle. J'aimerais beaucoup jouer avec.
- Vous pouvez dire quelques mots en Français, des expressions ?
- [en Français] "Merci beaucoup !" J'ai pris des cours de Français à l'école pendant quelques temps, et mon prénom français était Benoît. Donc vous pouvez m'appeler comme ça ! Je pense que c'est vraiment la langue la plus agréable à entendre au monde. Elle est à la fois chaleureuse, lyrique, elle a un son magnifique. Même quand quelqu'un vous insulte, ça sonne bien !
"Seule une mobilisation massive des fans pourra faire sortir Malcolm en DVD un jour."

"Malcolm in the Middle : the complete first season".
- On va vous poser la question que tout le monde se pose : savez-vous quand les DVD de Malcolm vont sortir dans le commerce ?
- J'ai le sentiment qu'à moins qu'il n'y ait une réelle volonté de la part des fans, ça ne sera jamais distribué en DVD. J'ai ce sentiment parce que nous avons signé nos contrats en 1999, il y a onze ans. À l'époque, il n'y avait rien de prévu pour le merchandising des séries télé, et du coup, il n'y a pas eu de clause en ce sens dans le contrat concernant les musiques. Ce qui va se passer, c'est que si un jour ils vont sortir ces DVD, il devront renégocier le paiement des droits de chaque musique présente dans la série. Ou alors enlever chaque musique et les remplacer par d'autres pour lesquelles ils ont les droits. Mais tout ça coûte de l'argent, alors à moins que les fans montrent qu'ils veulent vraiment ces DVD, je ne vois pas comment ça va pouvoir se faire.
- Aimeriez-vous quitter la télévision pour ne tourner qu'au cinéma ?
- La plupart des gens pensent que les acteurs ne veulent faire que du cinéma. Et la plupart du temps, c'est vrai, il y a beaucoup de talents dans le cinéma. Mais je crois que les acteurs veulent avant tout jouer des rôles bien écrits. Et en ce moment, j'ai du mal à voir quelque chose de mieux écrit que Breaking Bad. J'adore cette série, j'adore la faire, elle est vraiment bien écrite, et je pense que c'est ce que la plupart des acteurs demandent. Mais sinon je fais plusieurs films en ce moment. Par exemple, j'ai tourné un film à Londres dernièrement, où j'ai eu l'occasion de rencontrer le propriétaire du site anglais sur Malcolm d'ailleurs, et je jouais un fan ! [en pointant les spectateurs du tchat] Je serais vous ! Sinon je fais un film appelé John Carter of Mars pour Pixar et Disney, avec un scénario formidable. Mais ça ne devrait pas sortir avant 2012. J'ai aussi fait un film qui s'appelle Red Tails, sur des pilotes de l'air de la Seconde guerre mondiale. J'ai donc pas mal de films qui arrivent, mais ça ne m'empêche pas d'être très content de faire de la télévision.
- Viendrez-vous au festival du film de Deauville ou de Cannes en 2010 ?
- Eh bien oui je viendrais bien, mais il faut être invité ! Si je suis invité, je verrai si je peux venir suivant mon emploi du temps. Ceci dit, pas la peine d'avoir ce genre de manifestation pour avoir envie de venir en France.
- Vous êtes chez vous ? C'est votre bureau que l'on voit derrière vous ?
- Oui, on est dans mon bureau, je vais vous faire faire un petit tour du propriétaire ! [il tourne sa caméra] Voilà la porte. [l'image se fige, Bryan se déconnecte, puis se reconnecte au tchat, hilare., et parle en Français.] "C'est dommage ! C'est dommage !"
- C'est très dommage même ! [rires]
- [il continue la visite via la caméra] Ici, nous sommes sur le bureau de mon assistante, mais là-bas c'est mon bureau près de la fenêtre. Et là... [il pointe une bibliothèque, se lève et va chercher un Emmy Award] En voilà un, le deuxième, d'autres prix... [il montre des poupées russes à effigie de Malcolm à l'écran] Vous voyez ça ? [il montre une casquette Malcolm orange] Ceci... Quelques trucs qui ont beaucoup compté pour moi durant toutes ces années. Je vois que j'ai une casquette Seinfeld, puisque j'y ai joué durant six épisodes, en tant que dentiste.
- Ça fait quoi de jouer avec Jerry Seinfeld ?
- C'est quelqu'un de très fun ! Ce qu'il y a de mieux quand on travaille avec Jerry, c'est qu'en général quand on arrêtait de tourner, c'était parce qu'il riait trop fort ! Et au final ce n'est pas très grave, parce qu'en général quand on fait quelque chose qui le fait rire, c'est plutôt positif, c'est que ça fonctionne. J'ai beaucoup appris de lui, de Larry David [humoriste américain à qui on doit notamment Larry et son nombril, NDLR], de Jason Alexander pour ne citer qu'eux. Et Julia Louis-Dreyfus embrasse très bien !
- Quels sont vos séries télé préférées ?
- Breaking Bad, déjà ! J'aime aussi beaucoup Mad Men, qui est une série très bien conçue à mon goût. Mais mes séries préférées sont pratiquement toutes diffusées sur le câble aux États-Unis : j'aime Dexter, j'aime Damages, elles apportent toutes quelque chose de nouveau par rapport à ce qu'on a vu depuis une dizaine d'années.
- Ça doit vous changer de travailler pour la câble ! Il y a plus de liberté, plus de fun ?
- Absolument. Et c'est exactement pour ça que j'aime faire ça.
- Certains téléspectateurs sont sceptiques sur la fin de la deuxième saison de Breaking Bad, avec le crash aérien. Que pensez-vous de ces réactions ?
- Je crois que l'intention de la scène est assez claire : il existe des fois dans la vie où on n'a pas conscience de la portée de nos actes, et des conséquences que cela implique. Et je trouve que ça a très bien fonctionné, le fait qu'à l'insu de Walter, il a une responsabilité de cet accident d'avion. L'état de désespoir du père [le contrôleur aérien, NDLR] après la mort de sa fille, est directement lié au personnage de Walter. On peut le comparer à l'effet papillon : quelqu'un fait quelque chose, et ça peut avoir un impact sur une personne à l'autre bout de la planète. C'est très intéressant la façon dont cela a été abordé ici.
- Quel a été votre film préféré de 2009 ? Êtes-vous en accord avec les Academy Awards, qui décernent les Oscars ?
- Croyez-le ou non, mais je n'ai pas encore vu Démineurs (The Hurt Locker), j'aurai donc du mal à donner mon avis. J'ai vu Avatar, et bien que l'histoire ne soit pas révolutionnaire, j'ai aimé, je suis bien rentré dedans. C'était très intéressant au niveau de la technologie, de l'aspect 3D très bien rendu et qui ne tombait pas dans l'excès. Mais j'ai du mal à vous dire quel était mon film préféré. J'ai beaucoup aimé Une éducation, Là-haut, j'ai trouvé que c'était une super aventure, et voilà !
"Je regarde très rarement dans le rétroviseur, notamment sur ce que j'ai tourné dans le passé."
- Et votre film favori de tous les temps ?
- Oulà, il y en a tellement ! Tout le monde le cite, mais je vais faire pareil : Le Parrain était brillant à mon sens. J'aime aussi les comédies de Frank Capra, les westerns, j'ai adoré La Grande Évasion, très drôle à regarder. Vous savez, c'est amusant parce que beaucoup de gens me posent cette question, et pourtant je ne vis pas tellement dans le passé. Je ne regarde pas tant que ça dans le rétroviseur. C'est donc très rare que je pense au passé même pour choisir une liste de films que j'ai aimé. J'aime vivre l'instant présent et regarder vers l'avenir. Je vis mes expériences, je laisse couler, et j'avance. Ça ne m'empêche pas de repenser aux moments positifs de ma vie passée, comme Malcolm, et c'est plutôt agréable de le faire même, mais ce n'est pas comme ça que je vis ma vie généralement.
- Parlez-nous de votre tournage sur Little Miss Sunshine.
- Voilà une expérience amusante. J'ai travaillé un seul jour sur ce film et mon agent n'était pas très emballé à l'idée que je le fasse, parce que c'était un tout petit rôle. Mais j'ai lu le scénario et j'ai adoré, c'était tellement bien écrit que j'ai pensé qu'il fallait que je sois impliqué dans cette aventure. Pour un acteur, tout ce qu'on peut contrôler, c'est de dire oui ou non aux propositions. Oui, je veux auditionner pour ce rôle ou non je ne le veux pas parce que je pense que c'est mal écrit. Pour beaucoup d'acteurs, si un film est bien écrit, il y a des chances pour qu'au final ce soit un bon film. Si ce n'est pas le cas, il n'y a aucune chance pour ce soit un bon film, aussi bon que soient les acteurs qui jouent dedans. C'est pour cela que je choisis tous les rôles en fonction de l'écriture des scénarios : c'est ce que j'ai fait pour Malcolm, pour Breaking Bad, pour Little Miss Sunshine, John Carter of Mars, et mes prochains films.
- Une question de Julie. N'en avez-vous pas marre de vous raser constamment la tête pour Breaking Bad ?
- Non, ça repousse, regardez ! Mais c'est logique que mon personnage soit chauve. Il a perdu ses cheveux suite au traitement de son cancer, avec la chimiothérapie, les radiations... Il y a une scène de la saison 1 dans laquelle le docteur lui dit "Vos cheveux vont repousser, vous allez reprendre les kilos perdus." Je trouve que c'est une scène très importante car, quand il prend son rasoir pour se faire la boule à zéro, c'est sa façon d'accepter la personne qu'il devenait. Et le fait qu'il ne reconnaisse pas totalement la personne qu'il voit dans le miroir, pour lui ça justifie d'une certaine manière ses actions et ses crimes.
"Mon avis sur The Middle ? Ça démontre à quel point Malcolm était une bonne série puisqu'ils essaient de la copier !"
- Question de Jonah. Avez-vous vu la série The Middle ? Pensez-vous que ça ressemble beaucoup à Malcolm ?
- Oui je l'ai vue. Je n'ai pas grand chose de bon à dire dessus [rires] car je ne la trouve pas super. Mais par contre, ça démontre à quel point Malcolm était une bonne série puisqu'ils essayent de la copier. Mais c'est souvent tiré par les cheveux. Peut-être que si elle continue, d'ici un an ou deux elle trouvera sa propre identité plutôt que de s'inspirer de Malcolm. Je leur souhaite car les acteurs sont néanmoins talentueux.
- Et vous avez vu la série qui passe juste après sur ABC, Modern Family ? Elle est pas mal par contre.
- Oui, celle-ci est hilarante. Rien à voir. Parce qu'ils n'essayent pas de copier qui que ce soit, et c'est une série géniale, très bien faite. Il y a un gouffre entre Modern Family et The Middle.
- Duquel de vos personnages vous sentez-vous le plus proche ?
- Pas Walt de Breaking Bad. Hal était un gars bien mais assez peureux. C'est une excellente question. Peut-être que certains d'entre vous connaissent d'autres personnages que j'ai joués et pourraient m'aider [rires]. Aucun de ces deux-là mais... il faudrait que j'y réfléchisse.
- Combien de temps dure le tournage d'un épisode ? Pour Malcolm, et pour Breaking Bad car il doit y avoir des différences.
- Pour Malcolm ça prenait six jours. De tournage, j'entends. Car auparavant cela prend des mois de préparation, l'écriture, les meetings de production, l'établissement du planning de tournage, la mise en place des effets spéciaux, des cascades, des trucs qui explosent, des choses du genre, quoi ! Et ensuite il faut encore compter un ou deux mois de post-production après le tournage : le montage de la bande son, les petites corrections à ajouter, beaucoup de choses se passent ensuite. Mais le tournage en lui-même prenait six jours pour Malcolm. Pour Breaking Bad, nous tournons huit jours pour chaque épisode. C'est un travail difficile mais on y prend aussi beaucoup de plaisir.
-

"Sons of Tucson" (2010).
Une question de TJ. Avez-vous vu la série Sons of Tucson produite par Justin Berfield, et qu'en pensez-vous ?
- Je ne l'ai pas encore vue. Je l'ai enregistrée, je me pencherai dessus bientôt. Je sais que Justin s'est entouré d'un grand nombre de membres de l'équipe technique de Malcolm, aussi bien pour la coiffure et le maquillage que pour la réalisation, la production, le montage et c'est super car il se sent bien avec ces personnes, nous sommes comme une grande famille. J'ai hâte de voir cette série. Une autre série qui me plait est Community, Joel McHale est un ami, je le trouve excellent dans ce show. J'aime beaucoup également The Office et 30 Rock, deux séries très drôles.
Je vois une question par rapport à mon rôle dans X-Files, si ce rôle constitue en fin de compte les prémices de Breaking Bad... Eh bien oui, car le scénariste et producteur de cet épisode ["Drive", 6.02 NDLR] est aussi le créateur de Breaking Bad ! Il s'est souvenu de moi et c'est comme ça qu'on s'est rencontrés à nouveau quand la série était en préparation, et à partir de là c'était lancé. Il s'appelle Vince Gilligan et c'est quelqu'un de doué, un scénariste très talentueux.
"C'est dommage qu'un grand pays comme les États-Unis soit si replié sur lui-même et hermétique aux autres cultures."
- Une question sur un sujet brûlant ici. Des fans français réalisent des sous-titres pour les séries juste après leur diffusion aux USA sans attendre leur diffusion en France (environ un an plus tard), bien que ce soit illégal de les télécharger. Qu'en pensez-vous ? Considérez-vous ça comme une menace pour les séries américaines, ou au contraire cela aide-t-il à les faire connaître ?
- Je ne pense pas que ça cause du tort à une série américaine d'être sous-titrée. Les films américains sont depuis très longtemps sous-titrés lors de leur sortie en France. Et inversement, quand un film français sort ici, il est également sous-titré mais entre dans la catégorie "films étrangers" et donc seuls les connaisseurs iront le voir. C'est dommage qu'un grand pays comme le nôtre soit si replié sur lui-même et hermétique aux autres cultures. Beaucoup de nos films et séries sont diffusés en Europe et je ne pense pas que le sous-titrage leur nuise. En revanche, l'inverse pose problème : peu de gens ici regardent des films français par exemple, sans parler de séries françaises, ça doit être très difficile d'en trouver ne serait-ce qu'une sur nos grilles de programmes !
- C'est parce que ça n'existe pas !
- Ah non ?
- Elles ne sont pas terribles !
- [rires]
- Quels sont vos passe-temps ?
- J'aime bien la moto. Mais à part ça, vu la passion que j'ai pour ce métier, on ne peut pas dire que j'ai des passe-temps à proprement parler. Je passe tellement de temps à jouer, écrire, réaliser que quand j'ai du temps libre, j'ai envie et besoin de passer du temps en famille. Je serais tenté de dire que mon autre passion ce sont les voyages. J'adore découvrir de nouvelles cultures, d'autres langages. Actuellement on essaie de mettre en place un voyage en Afrique.
- Pour Breaking Bad, vous êtes-vous renseigné sur le cancer, sur ce que vivent les malades ?
- Franchement, non. Mon personnage découvre ce qu'est le quotidien d'un malade, et je voulais le découvrir en même temps que lui. Je n'ai pas non plus fait de recherche sur la méthamphétamine, la drogue que je "fabrique" dans Breaking Bad pour les mêmes raisons. Par contre je me suis documenté sur la chimie, de façon à être crédible dans mon rôle de professeur. Je suis allé dans une université californienne et j'ai passé beaucoup de temps avec un professeur de chimie très expérimenté, ce qui m'a permis de réapprendre le concept-même de la chimie, la philosophie de cette science. Et ça m'a fasciné, maintenant je regrette de ne pas m'y être intéressé plus que ça au lycée ! J'aime beaucoup jouer des scènes dans lesquelles j'enseigne la chimie en classe, j'apprends beaucoup de choses.
- Pouvez-vous nous parler de votre engagement auprès d'oeuvres caritatives ?
- Je travaille principalement avec l'ICMEC (centre international pour les enfants disparus ou maltraités), créé par Adams Walsh et son épouse, après la mort tragique de leur fils Adam. C'est une organisation formidable, qui n'est pas seulement la référence en matière d'aide aux parents de victimes, mais est aussi devenu un acteur majeur dans la sécurisation de ce terrain de chasse que constitue Internet pour les criminels. Je suis fier de pouvoir aider à ma façon cette organisation à informer les familles sur les moyens de rester en sécurité et les conduites à risque vis-à-vis de ces prédateurs.
"Je crois sincèrement qu'on devrait avoir un système de sécurité sociale. Je n'aime pas l'idée qu'on fasse du profit sur le dos des gens malades."
- Vous incarnez un professeur dans Breaking Bad, c'est une profession que vous auriez aimé exercer ?
- Je pense que les professeurs ont une grande influence, et beaucoup d'importance dans notre société. Juste après les parents, ce sont les professeurs qui façonnent les enfants dans leur cheminement vers l'âge adulte. Aux États-Unis, on dit souvent qu'ils sont importants, mais on leur donne rarement cette importance concrètement. Par exemple, des fans européens m'ont déjà posé une question par rapport à l'épisode pilote. Ils étaient surpris que mon personnage ait un second boulot : il travaille comme professeur à temps plein, mais il travaille quand même à coté. Et les fans européens ne comprenaient pas pourquoi il devait faire ça. J'ai dû leur expliquer que ce n'est pas si surprenant : les professeurs ne sont pas toujours bien rémunérés dans certains États, et parfois ils n'ont pas d'autre choix que de trouver un second boulot en complément. Dans le cas de mon personnage, c'est surtout par rapport à son fils qui souffre d'une maladie grave et suit une thérapie couteuse, ce qui soulève aussi le problème de la couverture maladie aux États-Unis, sur laquelle on commence seulement à se pencher actuellement. Je crois sincèrement qu'on devrait avoir un système de sécurité sociale. Je n'aime pas l'idée qu'on fasse du profit sur le dos des gens malades.

Bryan Cranston dans "Breaking Bad".
- Vous allez vous faire des ennemis en disant ça...
- [sourire] Aucun problème.
- Que pensez-vous de la 3D ? C'est la nouvelle tendance en matière de cinéma, on dirait mais est-ce que ça ajoute vraiment quelque chose aux films ?
- Je pense que ce serait mieux si le choix de la 3D se faisait une fois le film écrit, plutôt que de se dire "Tiens, faisons un film en 3D" puis de balancer toutes sortes de choses pas forcément utiles à l'écran. Tiens, je vois des questions concernant les films d'horreur, est-ce que j'aimerais jouer dans un... Je l'ai déjà fait, et je serais d'accord pour en refaire un, mais encore une fois ça dépend du contenu du script. Et le film le plus effrayant que j'aie vu est L'exorciste, si vous le n'avez pas vu, foncez. Il m'a terrorisé, il me terrorise toujours en fait !
- C'est même trop effrayant. [rires] Une question de Julie : y'a-t-il une réplique de Hal qui vous a marqué et que vous affectionnez particulièrement ?
- C'est difficile. Je me souviens plutôt d'épisodes en particulier, mais je n'ai pas de réplique précise qui me vienne. Mais j'ai vraiment adoré tourner cette série, et je crois que si la demande est forte, il doit y avoir possibilité qu'on se réunisse pour une émission spéciale.
Tiens, je vois une question ici : qui est le président français ? Sarkozy... Vous me testez pas vrai, pour voir si je m'informe ? Eh bien je vous ai eu : Sarkozy !
- Vous l'aimez bien ?
- Il a l'air d'un gars intéressant. Du point de vue d'un Américain, il a l'air plutôt ouvert et actif dans la mise en place de bonnes relations entre nos deux pays. Je le considère comme un mec bien, je crois que Sarkozy est plutôt bien perçu par les Américains.
- Mais ce n'est pas Obama !
- Bien sûr ! Obama a ses propres soucis à régler, mais j'étais un de ses supporters et je le suis toujours. Je souhaite forcément qu'il s'en sorte bien puisque son but est d'aider le pays. Je crois qu'il s'y prend de la bonne façon pour cela, même s'il y a un risque important, on traverse une période très difficile sur le plan économique (c'est le cas partout dans le monde d'ailleurs, la Grèce est très mal en point) mais on s'accroche, j'espère qu'on reviendra à une meilleure situation.
- Quelle est la scène la plus émouvante que vous ayez joué ?
- Je dirais, la scène où la petite amie de Jesse héroïnomane qui fait du chantage à mon personnage s'étouffe, et que Walt la regarde en ne faisant rien pour la sauver. Ce fut une scène très particulière à jouer, c'était même assez perturbant;
- J'ai entendu dire qu'AMC voulait même modifier cette scène, c'est vrai ?
- Oui, à l'origine Vince Gilligan voulait que mon personnage soit assis sur le lit et regarde ces deux jeunes faire une overdose d'héroïne, caresse l'épaule de la jeune fille, comme le ferait un père, mais la place ensuite sur le dos, de façon à ce qu'elle s'étouffe plus facilement. Je me suis dit "Oh mon Dieu", j'étais choqué ! [rires] Et AMC a bondi aussi, alors Vince a réécrit la scène, telle qu'on la voit à l'écran, et en fin de compte c'est encore mieux. Elle tombe accidentellement sur le dos mais Walt ne fait rien pour corriger sa position.
- Où vivez-vous aux États-Unis ?
- Je vis à Los Angeles depuis six mois. C'est la ville où je suis né, où j'ai été élevé. Et pendant les six autres mois de l'année, durant le tournage de Breaking Bad, je vis six mois à Albuquerque, au Nouveau-Mexique. Mais je rentre en avion tous les week-ends pour être en famille. C'est un peu fatigant, mais ça vaut le coup, j'ai besoin de les voir. Ça demande quelques sacrifices, mais ça fonctionne.
- Y a-t-il un acteur avec qui vous rêvez de travailler ?
- J'ai une anecdote amusante, j'étais avec ma fille aux Screen Actors Guild Awards il n'y a pas très longtemps, et Justin Timberlake est venu me voir me dire tout le bien qu'il pensait de Breaking Bad. Ma fille m'a tiré sur la manche pour que je la présente, c'était très drôle ! J'ai dit à Justin qu'il devrait venir sur la série en tant qu'acteur et il m'a répondu : "Oh, mais je vais le faire !" J'ai immédiatement envoyé un SMS au producteur en lui écrivant : "Justin Timberlake adore Breaking Bad, il devrait venir jouer un rôle !" Je ne sais pas si ça va être possible de l'incorporer dans l'histoire, mais je trouve que ce serait une très bonne idée de l'avoir dans la série, c'est un acteur remarquable, je ne l'avais pas réalisé jusque-là. Ce type peut tout faire, il est incroyable !
- Vous écoutez quel type de musique ?
- Tout récemment, j'ai donné une interview pour BlackBook Magazine, où j'ai indiqué les quinze musiques qui ont eu une influence dans ma vie. Et je dois dire que s'il n'y avait pas ma fille Taylor, je n'écouterais pas de musique actuelle. Je suis tellement occupé à jouer, réaliser, écrire, alors... Ça peut paraître dingue, mais quand on parle de musique, je suis à l'ouest ! C'est pareil pour la mode, comme vous pouvez le voir, d'ailleurs ! Je ne suis pas très bon en ce qui concerne le style, l'allure, la musique. Généralement, je me repose sur ma femme et ma fille pour choisir les vêtements que je vais porter, pareil pour les tournages où ce sont les stylistes qui s'occupent de tout ça. J'ai des fringues qui ont 25 ans ! J'ai des chaussures tellement vieilles que ma femme me supplie de les jeter ! Mais je ne m'y résout pas, je suis juste mauvais dans tout ça.
- Connaissez-vous bien Michael C. Hall ? Il est avec vous l'un des meilleurs acteurs à la télé, et vous avez été nommés dans la même catégorie plusieurs fois...
- Je l'ai rencontré lors des tables rondes organisées lors des nominations lors des récompenses, et c'est un type formidable. J'adore Dexter, et son travail dans la série est très soigné. Je dois dire que c'est la plus grande surprise. Quand on remporte un trophée et qu'on regarde nos "concurrents", il y avait Michael C. Hall, Hugh Laurie de Dr House, Jon Hamm de Mad Men... Je n'en revenais pas d'être à côté de tous ces gens, ça me filait le tournis ! Je ne sais pas qui décide du vainqueur parce que c'est juste ahurissant. J'ai beaucoup de chance d'avoir gagné. Peut-être que l'an prochain ce sera au tour de quelqu'un d'autre, et ce sera très bien. J'aime aller aux cérémonies, rencontrer tous ces gens, discuter de nos séries, c'est ça le plus amusant en fait !
- Il paraît que vous avez été prêtre ! C'est vrai ?
- Ah, ça ! [rires] J'ai été pasteur, pas prêtre ! Quand j'avais 18 ans, j'avais besoin d'un job, et je suis allé sur une île au large de la Californie. Il y avait un gars, le révérend Bob, un type très sympa qui ressemblait à un hippie. Il avait l'habitude de marier des couples. Un jour il est venu me voir et m'a dit : "J'ai accidentellement prévu deux cérémonies en même temps mais à des endroits différents. Je ne peux pas tout faire. Est-ce que tu veux prendre en charge une cérémonie, être pasteur et marier ces deux personnes ?" Moi, je pensais qu'il déconnait, et j'ai dit : "Ouais, bien sûr, c'est parti !" Alors il a tapé mon nom sur une machine à écrire et un papier officiel du Gouvernement de Californie et m'a sorti : "Voilà, tu as officiellement le pouvoir de le faire." Je n'arrivais pas à le croire, je disais : "Non, je ne devrais pas le faire, je ne peux pas le faire !" C'était en 1974, si je me souviens bien. Il m'a répondu : "Tu vas te faire environ 150 dollars pour deux heures de travail." En 1974, il fallait plus d'une semaine pour gagner ça. Alors j'ai signé tout de suite ! Mon premier travail d'acteur au final ça été ça. Le premier mariage que j'ai célébré était dans un avion à Hollywood, au-dessus des célèbres lettres. Je n'arrivais pas y croire. Après ça j'ai marié une douzaine de couples, j'ai encore du mal à croire moi-même. Mais c'était il y a longtemps, j'ai rendu ma soutane depuis !
- Aujourd'hui, se faire marier par Bryan Cranston serait un vrai luxe !
- [rires] Merci ! Un des participants sur le tchat évoque Bill Paxton, de Big Love, quelqu'un de vraiment très gentil effectivement ! Laurence Fishburne était aussi autour de la table ronde, ainsi que Denis Leary, dont j'adore sa série Rescue Me.
- Pour en revenir à Malcolm, pensez-vous qu'avoir un enfant avec un quotient intellectuel au dessus de la moyenne est un cadeau ou un fardeau ?
- C'est une question très perspicace. Je pense que d'une certaine façon, c'est un fardeau parce que plus rien ne sera jamais comme avant. Je pense qu'il faut juste laisser faire les choses. La seule chose que les parents doivent ou devraient espérer, c'est que leur enfant naisse en bonne santé. Le reste est minoritaire.
- Que penseriez-vous si votre fille voudrait devenir une actrice ?
- J'ai un scoop pour vous : ma fille a choisi de devenir actrice. Elle a 17 ans et est encore au lycée, mais il y a eu un rôle d'une lycéenne de 16 ans dans le premier épisode de la saison 3 de Breaking Bad, qui était crédité en tant que "Fille au regard triste" et je me suis dit que Taylor pourrait le faire à la perfection. Je lui ai demandé si elle voulait le faire, et elle a accepté. Je l'ai emmenée à l'audition et les gens du casting l'ont adorée. Elle est donc dans cet épisode, que j'ai moi-même réalisé. Elle est dans la grande assemblée du lycée dans le gymnase, et c'est cette fille blonde qui se tient debout et qui parle du crash aérien, et du fait qu'elle n'en dorme plus. Elle a été parfaite dans ce rôle de personne en détresse. Elle veut aller à l'université maintenant et obtenir un diplôme d'arts dramatiques. C'est la meilleure fille qu'on puisse rêver : intelligente, drôle, belle... On a beaucoup de chance.
"Quand j'allais à l'Église, je trouvais ça d'un ennui à mourir !"
- Une question un peu délicate : quels sont vos rapports avec la religion ?
- Je suis catholique. Enfant, quand j'allais à l'Église, je trouvais ça horrible ! C'était d'un ennui à mourir. Imaginez : vous devez vous mettre un costume avec une petite cravate, vous vous asseyez dans un banc en bois des plus inconfortables. La toute première fois, le sermon était en Latin. Je ne comprenais donc rien du tout. Le prêtre nous tournait le dos, et donc on ne voyait jamais son visage. Bref, c'était terrible. Mais ma fille est dans un lycée catholique, et elle s'en sort très bien. Mais je dois avouer que si je devais rejoindre une Église maintenant, il faudrait qu'elle accepte tout le monde. Je ne crois pas que Dieu ait ses favoris, je crois qu'il compose avec toutes les spiritualités. Je veux faire partie d'une Église qui accepte toutes les croyances, toutes les races, toutes les orientations sexuelles, en résumé, qu'elle accueille toute l'humanité, d'où qu'elle vienne.
- Aimez-vous les séries d'animation ? Jusqu'à en faire des voix par exemple ?
- J'ai fait plusieurs voix pour plusieurs séries animées, pour American Dad! et Les Griffin. Les Griffin est une de mes favorites, c'est osé et drôle. C'est très dur de regarder Les Simpson sans hurler de rire, c'est une série tellement géniale. En ce moment, je fais quelques voix sur Glenn Martin, DDS [une série animée américaine en stop motion, NDLR], et j'aime beaucoup. J'aimerais être une voix régulière sur ce type de série, ce serait un beau challenge. Et puis c'est pratique de ne plus se soucier du maquillage ! On n'a qu'à se lever et aller travailler !
- Y a-t-il une scène dans Breaking Bad qui vous parait superflue ?
- Probablement. Ça doit exister, même dans Malcolm. Mais ce qu'il y a d'intéressant dans les séries télés, c'est qu'elles vivent comme un être humain : elles doivent être nourries, on doit s'occuper d'elles. Et comme un être humain, on peut faire des erreurs : quelquefois on va trop loin et on doit revenir en arrière. Finalement, c'est ce qu'il y a de plus intéressant, l'imperfection. Et l'on doit accepter le meilleur comme le moins bon. Si je regarde les 151 épisodes de Malcolm, je suis sur d'en trouver un ou deux qui n'étaient pas si bien, comparé au standard auquel la série est habituée à se hisser. Mais il faut juste faire avec. Si en 151 épisodes, il y en a deux qui ne sont pas terribles, c'est plutôt une bonne moyenne ! Linwood Boomer et les scénaristes ont fait un boulot exceptionnel sur l'écriture et la réalisation de cette série, et faire en sorte que chaque épisode ait son moment culte. Vous le savez mieux que personne, mais je pense qu'il est très difficile de trouver des épisodes de Malcolm qui ne fonctionnaient pas bien. Enfin, on doit bien en trouver !
- On ne voudrait pas vous retenir trop longtemps, vous êtes restés plus de deux heures avec nous et on vous en remercie beaucoup !
- Merci beaucoup et encore désolé de mon retard, je suis content qu'on soit arrivé à réaliser cet entretien ! Je vais répondre encore à une ou deux questions pour terminer.
On me demande si mes sous-vêtements ont aussi 25 ans ! Eh bien non, quand même pas ! Mais j'ai quand même une paire de chaussettes qui ont 25 ou 26 ans et si je sais ça c'est grâce à l'étiquette à l'intérieur qui a le nom d'un personnage que j'interprétais dans un soap opera et qui date de 1983. En tant que gars, c'est uniquement quand on trouve un trou qu'on se décide à jeter nos sous-vêtements ou nos chaussettes. [rires]
"J'ai beaucoup de chance de pouvoir gagner très bien ma vie en faisant quelque chose que j'adore."
- Eh bien les participants ne posent plus vraiment de questions, ils disent juste à quel point vous êtes gentil !
- Pensez juste à la chance que j'ai. Moi j'y pense tous les jours : depuis mes 23 ans, ce qui m'a permis de vivre, c'est d'être acteur. Il faut avoir beaucoup de chance pour pouvoir gagner très bien sa vie en faisant quelque chose que l'on adore. Mais ce sont les fans qui font votre carrière : s'ils n'aiment pas les séries, s'ils ne les regardent pas, alors elles sont déprogrammées. Tout acteur a donc besoin d'avoir une base de fans et c'est pour ça que je vous remercie. Alors passer plus de deux heures avec vous est une façon de vous dire merci pour me soutenir et soutenir ma carrière. Merci de m'avoir accueilli ici, je serais heureux de renouveler l'expérience avec vous. J'ai passé un excellent moment avec vous, je vais répondre encore à quelques questions et je vais y aller parce que sinon ma femme va devenir folle !
- Vous connaissez Ellen DeGeneres, c'est une grande star aux États-Unis. Êtes-vous déjà allé dans son émission ?
- Je n'ai pas encore eu l'occasion d'y aller, mais apparemment on en parle pour le faire prochainement. Ce serait bien, parce qu'elle est très drôle, elle a beaucoup de talent et personnellement je l'apprécie beaucoup. Je n'ai même pas eu l'occasion de la rencontrer.
- Beaucoup d'internautes nous demandent si vous avez une page Facebook, un Twitter, ou un MySpace ? Je crois que c'est le cas...
- Je suis un vieux croûton maintenant, alors tout ça est un peu neuf pour moi. Je ne sais plus trop ce que j'ai, mais mon assistante s'occupe de tout ça très bien. Je ferai un récapitulatif des réseaux sociaux sur lesquels je suis sur mon site internet, www.bryancranston.com.
Merci encore, j'ai passé un très agréable moment, merci aux fans qui aiment Malcolm autant que moi. Quand je passe sur le studio où l'on a tourné Malcolm pendant sept ans, j'ai toujours le sourire aux lèvres en rependant au bonheur que ça a été de tourner cette série. Et savoir que ça apporté du plaisir à des millions de personnes du monde entier, c'est juste le meilleur sentiment que l'on peut connaître. Merci d'être fans de cette série, et si vous le pouvez, essayez d'être fans de Breaking Bad, et de regarder cette nouvelle aventure. On refera ça dans un futur proche ! [en Français] "Au revoir, à bientôt, merci beaucoup !"
- Merci à vous !
© Jack Guez / AFP
Voilà une info qui va faire plaisir à bon nombre de fans en manque ! La série culte Malcolm qu'on ne présente plus est enfin de retour !
En effet, dès le 3 janvier prochain, Malcolm et ses frères dingos s'installent sur Paris Première, du lundi au vendredi de 17 heures à 19 heures. Et comme souvent, la chaîne ne fait pas dans la demi-mesure puisque ce ne sont pas moins de cinq épisodes qui seront diffusés quotidiennement ! Et pour ceux qui craignent de voir leur série fétiche écoulée en un mois à un tel rythme, qu'ils se rassurent : chaque jour, les trois premiers épisodes diffusés seront la rediffusion des trois derniers épisodes diffusés la veille.
Concrètement, cela signifie qu'un même épisode sera diffusé trois jours de suite à un horaire différent. Vous êtes perdus ? C'est normal ! Pour vous aider à y voir plus clair, voici à quoi ressemblera la grille de programmes de la première semaine de diffusion :
Lundi 3 janvier
- 17h50 | Ép. 1.01 – "Je ne suis pas un monstre" (Pilot)
- 18h15 | Ép. 1.02 – "Alerte rouge" (Red Dress)
- 18h40 | Ép. 1.03 – "Seuls à la maison" (Home Alone 4)
Mardi 4 janvier
- 17h05 | Ép. 1.01 – "Je ne suis pas un monstre" (Pilot)
- 17h30 | Ép. 1.02 – "Alerte rouge" (Red Dress)
- 17h55 | Ép. 1.03 – "Seuls à la maison" (Home Alone 4)
- 18h20 | Ép. 1.04 – "Honte" (Shame)
- 18h40 | Ép. 1.05 – "Changement de famille" (Malcolm Babysits)
Mercredi 5 janvier
- 17h10 | Ép. 1.03 – "Seuls à la maison" (Home Alone 4)
- 17h30 | Ép. 1.04 – "Honte" (Shame)
- 17h55 | Ép. 1.05 – "Changement de famille" (Malcolm Babysits)
- 18h20 | Ép. 1.06 – "Poquito Cabeza" (Sleepover)
- 18h40 | Ép. 1.07 – "La petite évasion" (Francis Escapes)
Jeudi 6 janvier
- 17h05 | Ép. 1.05 – "Changement de famille" (Malcolm Babysits)
- 17h30 | Ép. 1.06 – "Poquito Cabeza" (Sleepover)
- 17h55 | Ép. 1.07 – "La petite évasion" (Francis Escapes)
- 18h20 | Ép. 1.08 – "Panique au pique-nique" (Krelboyne Picnic)
- 18h40 | Ép. 1.09 – "Ma mère, ce héros" (Lois vs. Evil)
Vendredi 7 janvier
- 17h05 | Ép. 1.07 – "La petite évasion" (Francis Escapes)
- 17h30 | Ép. 1.08 – "Panique au pique-nique" (Krelboyne Picnic)
- 17h55 | Ép. 1.09 – "Ma mère, ce héros" (Lois vs. Evil)
- 18h20 | Ép. 1.10 – "À fond la caisse" (Stock Car Races)
- 18h40 | Ép. 1.11 – "Les funérailles" (Funerals)
Paris Première est disponible en numérique sur la TNT payante (canal n°31), ainsi que sur CanalSat, Numericable, et les bouquets des box ADSL.
© AMC
Breaking Bad, c'est l'histoire d'un homme, Walter White, Monsieur tout le monde, qui apprend qu'il a un cancer. Afin de mettre sa famille à l'abri du besoin, il utilise ses compétences en chimie pour produire des méthamphétamines. Son produit, le plus pur de la région, va devenir une drogue très demandée, et surtout très rentable. Finalement Breaking Bad, c'est l'histoire d'un homme qui peu à peu, sombre et dévoile sa face la plus sombre. La grande force de la série, c'est bien entendu la grande empathie qu'éprouve le spectateur devant Walter White, interprété magistralement par Bryan Cranston, malgré les horreurs qu'il accomplit au fur et à mesure que l'intrigue évolue.
Primée aux Emmy Ewards par trois statuettes consécutives depuis trois ans pour la performance de l'ancien papa de Malcolm, la série connaît un véritable succès critique et public.
Le 11 décembre dernier, Arte diffusait les deux derniers épisodes de la deuxième saison. Skyler décide alors de quitter Walter. Ce dernier a laissé mourir la petite amie de toxicomane Jesse d'étouffement. Le père de la jeune fille, contrôleur aérien, reprend le travail noyé dans le chagrin : il provoque une collision entre deux avions dans le ciel. Jesse part quant à lui en cure de désintoxication.
Il faudra néanmoins attendre la rentrée 2011 pour connaître la suite : Arte ne diffusera la saison 3 qu'à partir d'octobre 2011.
En attendant, les plus chanceux peuvent dès à présent suivre la saison 3 en France, avec la diffusion de deux épisodes sur Orange Cinémax, tous les mardis dès 20:40.
© DR
Souvenez-vous en 2006, l’acteur rendu célèbre avec le rôle de Reese dans Malcolm In The Middle et devenu producteur avec Virgin Produced, avait acheté une villa à Calabasas en Californie pour 3,75 millions de dollars à l’ex couple Jessica Simpson/Nick Lachey.
Depuis août 2009, la villa était en vente, mais personne ne semblait vouloir la racheter, malgré ses 600m², sa salle de cinéma, sa cave à vin, son bar, ses quatre terrasses, ses cinq chambres et ses sept salles de bain... Luxe ultime, une pièce insonorisée peut faire office de studio d'enregistrement !
Visiblement maudit en immobilier (voir notre article "La petite maison dans le moisi"), Justin Berfield, âgé de 24 ans, vient enfin de vendre sa villa, soit plus d’un an après l’avoir mise en vente, pour seulement 2,1 millions de dollars...
Peut-être aurait-il mieux fait de s’adresser à Stéphane Plaza pour obtenir un meilleur prix plus rapidement ! On ne connaît pas l'identité des heureux acheteurs. En attendant, Malcolm France vous propose de voir à quoi ressemble le palace.
© DR
Plutôt discrète dans les médias depuis l'arrêt de la série qui lui a valu sept nominations aux Emmy Awards (pour autant de saisons !), Jane Kaczmarek a défrayé la chronique en juin 2009 lors de l'annonce de son divorce. Le couple qu'elle formait avec l'acteur Bradley Whitford semblait en effet à l'abri des tempêtes qui secouent régulièrement les mariages hollywoodiens, puisque les heureux parents de trois enfants s'étaient unis en 1992.
Dans une interview donnée cette semaine à Mercury News à l'occasion de la diffusion aux USA du téléfilm Reviving Ophelia dans lequel elle tient un des rôles principaux, l'actrice revient notamment sur la semaine qui a changé sa vie courant 1999 :
"Ce fut une semaine particulière. Nous essayions d'avoir un deuxième enfant, à l'aide de toutes sortes de traitements. Un jour Warner Bros appelle pour annoncer que À la Maison Blanche [la série dans laquelle jouait Bradley Whitford, NDLR] était lancée. Le lendemain, la Fox appelle : Malcolm était lancée. Et le lendemain, le docteur appelle : je suis enceinte. Je me souviens avoir demandé à Brad "Tu crois que nos vies vont changer ?""
Lorsqu'elle évoque les sept années durant lesquelles elle a tenu le rôle de Lois, ses mots traduisent la difficulté qu'éprouvent nombre d'acteurs à bâtir leur avenir :
"J'ai connu deux grossesses pendant la série, Brad était constamment en tournage sur la sienne, mais ce fut une période faste, ces sept ans. Savoir exactement où l'on allait, savoir quand on pouvait prendre des vacances, savoir combien on pouvait dépenser pour la rénovation de la maison... Je me souviens m'être dit que si j'obtenais le rôle, ça paierait la nouvelle salle de bain !"
Lorsque Malcolm s'est arrêtée, Jane Kaczmarek dit avoir volontairement pris du repos. En référence à un massacre perpétré en octobre 2006 et au cours duquel cinq fillettes avaient trouvé la mort dans une classe de la communauté Amish en Pennsylvanie, elle dit :
"J'ai été très touchée, j'avais vraiment du mal à croire qu'à l'endroit où on se croit le plus en sécurité... la communauté Amish, bon sang... ça m'a perturbé au point de remettre en question beaucoup de choses. Je me suis dit que la vie était si courte et fragile, me suis demandé ce que je voulais vraiment faire. Je travaillais peu mais je savais que je ne voulais plus d'un autre rôle principal dans une série télé, que je ne voulais plus passer 14 heures loin de chez moi."
Sur son divorce, en toute franchise, elle confie :
"Je pensais que mon couple vivait dans la plus belle union qui soit, et puis on s'éloigne avec le temps. Et notre profession et ses impératifs n'aident pas... Le prix à payer est très lourd, du moins ce fut le cas pour moi. En prenant de l'âge, je savais plus précisément ce que je voulais, ne voulais plus et la vie que je désirais avoir. Le point positif c'est que ça fait prendre conscience qu'il faut entamer une nouvelle vie, qu'on le veuille au non. Curieusement, ça m'a aussi donné envie de tourner davantage."
Sur son avenir sentimental enfin, Jane Kaczmarek dit adorer l'image d'une alliance sur une main d'homme !
"J'aime à penser qu'un homme porte une alliance pour moi, c'est une raison très superficielle pour se marier ! L'idée du mariage m'amuse plutôt car j'ai toujours été assez indépendante. J'ai ma propre maison, mes enfants et je sors avec un charmant compagnon. C'est particulier aussi, le fait de présenter quelqu'un a ses enfants. Les miens ont un père formidable. Je n'ai pas très envie qu'ils aient un beau-père et je ne pense pas qu'ils le souhaitent non plus. C'est vraiment tout frais. Brad fut l'amour de ma vie, nous étions heureux ensemble pendant de très longues années. Les choses évoluent, pas vrai ?"
© NBC
Comme nous vous l'indiquions il y a quelques jours, Bryan Cranston a participé pour la première fois à l'émission culte Saturday Night Live. Le principe : un invité principal de prestige joue le rôle de présentateur fil rouge et participe à des sketchs parodiques en direct, entrecoupés d'un instant musical. Ce monument télévisuel outre-Atlantique (l'émission est diffusée depuis 1975 !) a d'ailleurs été par deux fois adapté en France, avec Les Nuls, l'émission au début des années 1990, et Samedi soir en direct entre 2003 et 2004.
Lors de cette émission diffusée le 2 octobre dernier sur NBC, c'est Kanye West qui a interprété deux de ses tubes.
Évidemment, Bryan Cranston a brillé tout au long de la soirée, n'hésitant pas à se mettre en scène dans des postures qui rappellent à bien des égards son rôle de Hal dans Malcolm.
Parmi les sketches, Malcolm France en a sélectionné trois pour vous, que nous estimons les plus pertinents et les plus représentatifs de l'émission. Nous vous proposons de les visionner dès à présent !
© DR
Tony la mouche aurait-elle piqué Shia LaBeouf ? Il y a quelques semaines, l'acteur en vogue à Hollywood a rallumé la mèche d'un incendie de quelques années entre Frankie Muniz et lui. Selon NYDailyNews.com, Les deux jeunes hommes se livrent en effet à des tacles en règle par médias interposés.
Invité de l'émission de radio The Bert Show pour faire la promotion de son nouveau film Wall Street : l'argent ne dort jamais où il partage l'affiche avec Michael Douglas, Shia LaBeouf s'est lâché. Lorsque l'animateur lui a rappelé sur ses six derniers films étaient au top du box-office dès leur sortie, il n'a pas manqué de balancer une pique :
"Eh bien, c’est extrêmement flatteur, mais vous auriez pu mettre Frankie Muniz à ma place dans tous ces films et ils auraient quand même été numéros 1 !"
Et à la question de savoir s'il n'avait pas peur de croiser Frankie Muniz après ces paroles, Shia LaBeouf a répliqué :
"Je ne sors pas beaucoup en soirée… et encore moins dans le genre de soirées où traînent des types à la Frankie Muniz !"
Selon les milieux autorisés (la presse people !), on évoque une certaine jalousie qui date de douze années, à l'époque où Frankie Muniz explosait à la télévision dans son rôle de petit génie dans Malcolm, alors que Shia LaBeouf avait un succès beaucoup plus confidentiel dans Even Stevens (diffusé sous le nom de La Guerre des Stevens dans l'émission KD2A au début des années 2000). Aujourd'hui que la tendance semble s'inverser (il a été à l'affiche de la saga Transformers et d'Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal pour ne citer qu'eux), cette sortie soudaine prend des allures de vengeance de la part de LaBeouf.
Il y a quelques années, en 2003, Shia LaBeouf avait confié aux médias:
"Je le voyais de temps en temps aux avant-premières et aux soirées et il me regardait avec mépris. Ensuite, nous sommes devenus plus ou moins égaux et ensuite, ça s’est transformé en : "Oh, Frankie, ça me dit quelque chose.""
L'intéressé semble quant à lui ne plus vraiment rien comprendre. Sur son compte Twitter, Frankie Muniz n'est pas rentré dans le jeu de Shia LaBeouf, et a sobrement posté :
Dear Shia Labeouf. It's getting creepy the fact that you can't stop talking about me. It's been 12 years now. I don't know you. Thanks.
— Frankie Muniz (@frankiemuniz) 30 septembre 2010
"Cher Shia Labeouf, ça devient glauque ton insistance à parler de moi. Ça fait 12 ans maintenant. On ne se connait pas. Merci."
Rien ne va plus au pays des enfants stars !
© DR
La vie est belle en ce moment pour Bryan Cranston ! Après un troisième Emmy Award remporté lors de la soixante-deuxième cérémonie organisée à Los Angeles pour son rôle dans Breaking Bad (qui reviendra d'ailleurs en 2011 pour une quatrième saison), voici que l'acteur se lance dans un marathon de films.
En effet, une dizaine de films sont à prévoir pour fin 2010 et courant de l'année 2011. Pour ne rien rater, Malcolm France vous propose un petit agenda de ses prochaines sorties.
Commençons par Leave, un film réalisé par Robert Celestino prévu pour la fin d'année, raconte l'histoire du road trip d'un romancier et de son amante, Bryan Cranston y tiendra le rôle d'Elliot.
À suivre, Red Tails qui sera réalisé par Anthony Hemingway (Urgences, Les Experts, Heroes) dont la sortie est prévue pour la fin d'année également. L'histoire se déroule lors de la seconde Guerre Mondiale, un groupe de jeunes noirs surnommé les "queues rouges" (en raison de la peinture distinctive de leurs chaussures) se fait recruter pour former le premier escadron aérien noir de l'armée américaine. Ils devront se distinguer par leurs états de services pour exister tout en affrontant les préjugés de l'époque. Bryan Cranston y tiendra le rôle du Commandant William Mortamus.
Toujours prévu pour la fin d'année, The Grief Tourist, réalisé par Suri Krishnamma, sera basé sur l'histoire d'un homme dérangé qui voit son obsession de serial killers se retourner contre lui... Bryan Cranston est, pour le moment, annoncé au casting.
Love Ranch est quant à lui prévu pour janvier 2011 et sera réalisé par Taylor Hackford (Ray) qui parlera de la première maison close ouverte légalement dans l'état du Navada aux États-Unis, qui mit à rude épreuve les relations conjugales à cause des histoires d'infidélité. Bryan Cranston y tiendra le rôle de James Pettis.
Larry Crowne sera quant à lui réalisé par... Tom Hanks et devrait débarquer dans les salles obscures courant 2011. Nous pourons y voir Bryan Cranston dans le rôle de Dean aux côtés de Tom Hanks et Julia Roberts (rien que ça). L'histoire est celle d'un homme de cinquante ans qui décide de changer radicalement de vie.
Drive, réalisé par Nicolas Winding Refn (Bronson) et prévu pour 2011, raconte l'histoire d'un cascadeur Hollywoodien qui découvre que sa tête est mise à prix. Bryan Cranston est, pour le moment, annoncé au casting.
A Birder's Guide to Everything racontera l'histoire d'un groupe d'amis recherchant un oiseau rare. Celui-ci sera réalisé par Dan Lindau (Terminator Renaissance), Bryan Cranston est annoncé, pour le moment, au casting.
Detachment, réalisé par Tony Kaye (American History X). Bryan Cranston y tiendra le rôle de Richard Dearden. La sortie est prévue pour 2011.
Contagion, réalisé par Steven Soderbergh, raconte l'histoire d'un virus mortel qui sévit aux quatre coins du monde. Bryan Cranston est annoncé au casting aux cotés de Matt Damon, Marion Cotillard, Jude Law et Laurence Fishburne entre autres. La sortie est prévue pour 2011.
London Fog, réalisé par Stuart Orme. Une rumeur annonce Bryan Cranston au casting. La sortie est prévue pour 2011.
Enfin, John Carter of Mars est un film de science fiction, réalisé par Andrew Stanton (Toy Story, Là-Haut, Wall·e) prévu pour 2012. Celui-ci mettra en scène un héros de la guerre civile américaine, qui se retrouve sur Mars au milieu d'une autre guerre civile mettant aux prises des extraterrestres. Bryan Cranston est annoncé au casting, mais son rôle n'est pas encore défini.
C'est ce qu'on peut appeler un emploi du temps bien rempli pour un acteur décidément en vue à Hollywood !
© NBC
C'est une semaine pleine de rebondissements pour Bryan Cranston ! Après sa troisième victoire consécutive aux Emmy Awards dimanche, l'acteur a maintenant été convié à présenter un épisode de Saturday Night Live, la célèbre émission parodique américaine. Le principe ? Chaque semaine, un invité de prestige présente l'émission en direct et participe à plusieurs sketchs de celle-ci.
Il y a quelques mois, Cranston avait indiqué qu'il serait heureux à l'idée de participer au programme si on lui proposait. Les producteurs de Saturday Night Live n'ont pas fait la sourde oreille, puisque l'acteur présentera l'émission du 2 octobre, sur NBC. "Je suis ravi et impatient", a-t-il déclaré suite à cette annonce.
© DR
Hier soir s'est déroulée à Los Angeles la 62e cérémonie des Emmy Awards. Comme nous vous l'avions annoncé, Bryan Cranston était une nouvelle fois nommé pour son rôle dans la série dramatique Breaking Bad.
Partant grand favori, Bryan Cranston a sans surprise raflé une nouvelle fois la mise, face à Michael C. Hall (Dexter), Kyle Chandler (Friday Night Lights), Hugh Laurie (Dr House), Matthew Fox (Lost) et Jon Hamm (Mad Men). Il s'agit de la troisième victoire consécutive pour l'acteur de 54 ans, qui accepte le titre avec modestie et humour :
"Le temps qu'il m'a fallu pour venir sur scène, je parie que 200 SMS ont été envoyés aux autres nommés, leur disant que la victoire leur a été volée. Je ne peux pas dire le contraire."
Malcolm France vous propose de découvrir le discours complet de Bryan Cranston en VOST.
À noter que Breaking Bad a été récompensée dans une autre catégorie, puisque Aaron Paul a été sacré meilleur acteur secondaire dans une série dramatique. À la remise de son trophée, il en a profité pour rendre hommage à son acolyte Bryan Cranston :
"Travailler à tes côtés tous les jours, c'est un rêve."
Ces victoires sont d'autant plus belles pour Breaking Bad qu'elle ne pourra remporter aucune statuette l'an prochain. En effet, la chaîne AMC ayant décidé de repousser la diffusion de la saison 4 au mois de juillet 2011, la série sera privée d'éventuelles nominations aux Emmy Awards 2011, qui ne récompenseront que les programmes diffusés jusqu'au 31 mai. En France, vous pourrez découvrir la série dès le 9 octobre sur Arte.
© AMC
Pour rappel, Breaking Bad relate l'histoire de Walter White, professeur de chimie incarné par Bryan Cranston, le papa de Malcolm dans la série éponyme. Souffrant d'un cancer en phase terminale, White fait usage de ce qu'il apprend chaque jour à ses élèves pour mettre en place un trafic de stupéfiants afin de les revendre et de gagner de l'argent pour permettre à sa femme et son fils de vivre correctement après son proche décès.
Avec Breaking Bad, Bryan Cranston fait son retour à la télévision depuis l’arrêt de Malcolm. La série, forte de son succès sur AMC (chaîne américaine indépendante qui a également donné naissance à Mad Men), est encore en production et est considérée comme un véritable chef-d’œuvre du petit écran, à la fois par les critiques et par le public. De par sa performance extraordinaire, Cranston a déjà reçu deux Emmy Awards pour ce rôle.
Après un passage sur la chaîne payante Orange Cinémax (du bouquet télévisuel Orange Cinéma Séries), Breaking Bad arrive enfin sur Arte, comme nous vous l’annoncions déjà il y a plus d’un an, en avril 2009. Cette fois-ci, nous pouvons vous donner la date de diffusion : la série commencera le samedi 9 octobre à 22h25 sur la chaîne franco-allemande. Les deux premières saisons seront diffusées à la suite.
Breaking Bad, on vous en reparle très bientôt, puisque la série est nommée trois fois aux Emmy Awards 2010, dont la cérémonie se déroulera ce dimanche 29 août :
- Meilleure série dramatique
- Meilleur acteur dans une série dramatique - Bryan Cranston (et oui, encore !)
- Meilleur second rôle masculin dans une série dramatique - Aaron Paul.
© Fox
Sons of Tucson, c'est l'histoire des trois jeunes frères Grunderson qui vivent dans la ville américaine de Tucson. Leur mère est partie et leur père est envoyé en prison : ils se retrouvent contraints d'engager Ron, vendeur dans un magasin d'articles de sport, pour qu'il endosse le rôle de père de substitution.
Coproduite par 20th Century Fox Television, WalkingBud Productions et J2TV (l'ancienne société de production de Justin Berfield, désormais à la tête de Virgin Produced), la série est arrivée sur la chaîne Fox le 14 mars dernier. Face à des audiences très décevantes dès le départ, le network suspend la diffusion et annule la série le 4 avril, après quatre épisodes. Les neuf suivants ont finalement été diffusés à compter du 6 juin. L'ultime épisode, proposé sur Fox le 1er août, a réuni 1,70 million de téléspectateurs, soit un score très bas. Ainsi, Sons of Tucson aura été suivie en moyenne par 2,29 millions de fidèles.
Dans le treizième et dernier épisode, Ron veut arrêter de jouer le père de substitution. Les frères Grunderson doivent alors demander à quelqu'un d'autre de le remplacer. Leur choix se porte sur Barry, jeune homme de 24 ans, loin d'avoir inventé l'eau chaude, et vivant encore chez sa mère. Il s'agit du personnage interprété par Justin Berfield, qui signe ici sa première apparition télévisée depuis la fin de Malcolm. Pour l'occasion, Malcolm France vous propose de découvrir les quelques scènes dans lesquelles il intervient, en version originale sous-titrée.