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Peut-on confier nos personnages cultes à des voix artificielles ? Alors que le retour de Malcolm est annoncé sur Disney+, une question fait grincer bien des dents : qui incarnera en version française les voix désormais orphelines de Lois et Hal, respectivement doublés à l’origine par Marion Game et Jean-Louis Faure ? Et si nous avons toute confiance dans les choix que fera la nouvelle direction artistique de la série (et on a même quelques idées), de nombreux commentaires ont proposé — voire espéré — une alternative désormais bien connue : l'intelligence artificielle.
Si l’émotion est palpable chez les fans de la première heure, un débat plus large anime aujourd’hui le monde du doublage : celui de l’irruption de l’intelligence artificielle dans un métier fondé sur l’interprétation humaine. Faut-il y voir une évolution inévitable ou une menace directe pour un savoir-faire artistique unique ? Face à cette montée en puissance des voix synthétiques, des comédiens de renom montent au créneau. Sous la bannière "Touche pas à ma VF", une campagne est lancée pour défendre la version française et ses artisans, porteurs d’une tradition culturelle enracinée dans le paysage culturel français.
Car une VF, ce n’est pas qu’une voix : c’est tout un métier. On l'oublie souvent, mais le doublage est un travail d’équipe, bien plus vaste que la seule performance vocale. Avant même qu’un comédien ne prenne le micro, le détecteur analyse minutieusement chaque scène : il note les temps de parole, les changements de plans, les silences, les respirations — autant d’éléments qui servent de base à l’adaptateur, chargé de réécrire les dialogues dans un français naturel, rythmé, fidèle au ton de l’œuvre… et aux mouvements de lèvres. Vient ensuite le directeur artistique, qui oriente le jeu, sélectionne les voix et assure la cohérence globale. En coulisses, les ingénieurs du son veillent à la qualité de l’enregistrement et au mixage final, tandis que les chargés de projet coordonnent plannings, validations et échanges avec les ayants droit. Derrière chaque VF culte, il y a donc des dizaines de mains et d’oreilles expertes. Déléguer tout cela à une IA, ce n’est pas seulement perdre une voix : c’est effacer un savoir-faire collectif afin de maximiser les profits.
Nostalgie vocale
Si tant est que vous aimiez la VF (et rassurez-vous, vous êtes bien plus nombreux qu’on ne le pense), il reste toujours délicat, lorsqu’on suit une série ou une saga, de voir changer les comédiens de doublage associés à certains personnages. L'exemple de la dernière saison de Friends est souvent cité pour illustrer à quel point notre cerveau peut être rapidement perturbé par une discontinuité vocale. Une voix change, et c’est tout une alchimie qui vacille. Cela est encore plus difficile lorsque ces comédiens viennent à nous quitter. Qui n’a pas ressenti ce pincement en s’imaginant Shrek 5, prévu pour 2026, sans la voix inimitable de Med Hondo pour l’Âne. De même, les fans de Bruce Willis peineront à oublier Patrick Poivey, tout comme ceux de Benoît Allemane, qui laissera un vide immense lorsqu’il faudra redécouvrir Morgan Freeman sur grand écran. Ces voix font partie intégrante de notre patrimoine culturel et nourrissent une part de notre propre nostalgie. À force de les avoir écoutées, elles se sont imprégnées en nous, devenant presque familières, essentielles.

Marion Game (disparue en 2023) et Jean-Louis Faure (disparu en 2022) étaient les voix françaises historiques de Jane Kaczmarek (Lois) et de Bryan Cranston (Hal).
Quand il s'agit donc de revisiter une VF culte, comme celle de Malcolm, portée avec brio à l’époque par Catherine Le Lann et réunissant des comédiens chevronnés ainsi que des talents émergents du doublage, les fans de la première heure ne peuvent s'empêcher de s'inquiéter. Ils cherchent donc désespérément une solution miracle pour retrouver la magie de l'expérience, telle qu'elle était vécue lors de la diffusion de la série originale.
Doublage 2.0
Aujourd’hui, l'explosion de l'intelligence artificielle a donné naissance à des outils inédits, transformant de nombreux métiers liés à l’image, au son et à l'animation. Si certains de ces outils en sont encore à leurs balbutiements, d'autres ont déjà atteint un niveau de maturité suffisant pour être intégrés à l'industrie du divertissement. Grâce à un entraînement intensif, l'IA est désormais capable de reproduire la fréquence vocale et la sonorité d’un comédien décédé ou dans l'incapacité de parler. Il suffit pour cela de disposer d’une vaste archive sonore pour recréer un alter ego numérique cohérent. Un exemple marquant de cette avancée technologique se trouve dans Top Gun: Maverick (2022), où, grâce à l'IA, le regretté Val Kilmer a pu prononcer quelques dialogues, malgré la perte progressive de sa voix due à un cancer de la gorge. Une utilisation mesurée de l’IA, validée par l'acteur, qui, dans ce cas, sert un objectif très précis et ponctuel.
Mais qu'en est-il des acteurs décédés ? Certains, comme James Earl Jones, ont pris les devants en léguant leur voix pour des usages futurs, permettant ainsi à leur héritage vocal d'être respecté, notamment pour le personnage de Dark Vador. Cependant, d'autres se retrouvent clonés sans consultation préalable. C'est le cas d'Alain Dorval, décédé en 2024, qui, après avoir incarné la voix française de Sylvester Stallone depuis le premier Rocky, a vu son timbre légendaire numérisé pour être utilisé dans le dernier film de l'acteur, diffusé sur Prime Video. Plus qu'une question éthique, le résultat s'avère catastrophique. Car si l'IA peut répliquer un timbre vocal, elle ne pourra jamais reproduire l'âme d'un acteur, son jeu et ses nuances.
Voix sans issue
Il est devenu aujourd'hui plus facile et rentable de générer une voix avec l'IA que de mettre en place le processus complexe lié au casting d’un acteur : payer son cachet, louer un studio d’enregistrement, et ainsi de suite. Pourtant, à ce jour, aucune IA ne parvient à restituer avec sincérité et talent l’expérience d’un véritable comédien. Les résultats ne sont que des copies sans âme, déclamées sur des tons monocordes, dénuées de toute cohérence avec l’émotion que l’acteur transmet à l’écran. Même en utilisant un autre comédien professionnel ou un imitateur comme référence, le résultat reste insuffisant. De plus, cette situation contribue à la précarisation de nombreux professionnels du secteur, dont de nombreux comédiens, en particulier ceux qui émergent, et qui risquent de ne jamais connaître la carrière qu'ils auraient dû avoir. Car oui, les comédiens déjà bien établis sur des acteurs emblématiques du cinéma sont moins susceptibles d’en pâtir. Sommes-nous prêts à laisser filer les futures étoiles du doublage ?
C’est précisément dans ce contexte que prend tout son sens le mouvement "Touche pas à ma VF". Lancée en janvier 2024, cette pétition a pour objectif de préserver la beauté et l’exception culturelle du doublage français. Soutenue par des figures emblématiques telles que Brigitte Lecordier, Philippe Peythieu, ainsi que les anciens membres du casting de la VF de Malcolm, Brice Ournac, Donald Reignoux, Alexandre Nguyen et Dorothée Pousséo, cette initiative se veut un appel à la sauvegarde d’un savoir-faire unique.
Croire qu’un comédien peut être "remplacé" après sa mort par une simple modélisation vocale, c’est nier la part d'artisanat et d'émotion qu'il met dans chaque ligne.
Imaginez un instant un clone IA de Jean-Louis Faure sur un Hal vieillissant, dépourvu de la fougue et de l'énergie de son jeu si particulier. Ou encore celle de Marion Game sur Lois, privée de ses nuances et de l'âme qui permettait au personnage d'osciller entre une agressivité exacerbée et une compassion maternelle débordante.
Alors certes, il sera difficile voire impossible de rivaliser avec les comédiens orignaux, mais l'essence même de la série Malcolm se doit de rester humain, et cela au détriment de notre nostalgie. Les nouveaux comédiens choisis pour doubler Lois et Hal — ainsi que, probablement, d'autres personnages encore non annoncés — viendront, on l'espère, s’intégrer naturellement aux voix historiques du casting VF, dont plusieurs feront leur retour. Et puis, pour ceux qui n'adhèrent vraiment pas, ou les puristes, il restera toujours cette bonne vieille VO... si tant est que les sous-titres français ne soient pas générés par une intelligence artificielle, pratique de plus en plus répandue et décriée dans le milieu.
L'intelligence artificielle peut avoir sa place, ponctuellement, à condition que son usage soit encadré, transparent, et surtout validé par les principaux concernés. Un outil, pas un substitut. Car ce qui rend la VF de Malcolm aussi culte, aussi marquante, ce ne sont pas des algorithmes, mais des voix humaines et des dialogues adaptés à la perfection par des humains en amont. Des interprètes de chair et d'âme, avec leurs nuances, leurs maladresses, leurs fulgurances. Croire qu’un comédien peut être "remplacé" après sa mort par une simple modélisation vocale, c’est nier la part d'artisanat et d'émotion qu'il met dans chaque ligne. C'est faire comme si son travail n'était qu'un fichier à copier-coller. La voix, ce n'est pas juste un son, même si ce son convoque chez nous un sentiment nostalgique : c'est un souffle, une intention, une émotion. Et ça, aucune machine ne pourra jamais le générer. Et si la technologie continue d’évoluer, notre responsabilité, en tant que spectateurs, sera justement de défendre ce qui ne s’imite pas : le talent, la sincérité, et la part d'humain.
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Bonne nouvelle pour les fans de la famille la plus déjantée du petit écran : Malcolm revient sur Gulli. La chaîne, disponible gratuitement sur le canal 18 de la TNT, proposera à partir du lundi 28 avril une rediffusion de la série dans l’ordre chronologique, en commençant par l’épisode pilote.
Les épisodes seront diffusés du lundi au jeudi, à raison de quatre épisodes chaque soir à 19 h 10, 19 h 40, 20 h 10 et 20 h 35.
La série aura également les honneurs d'une diffusion en première partie de soirée, avec sept épisodes dès 21 h 05, tous les mercredis.
Une programmation généreuse qui devrait ravir aussi bien les fans de la première heure que les nouveaux venus, d'autant que la série est disponible en véritable format 16/9 et en haute définition.
Attention cependant : un seul “nouvel” épisode est diffusé chaque jour (sauf lors des deux premiers jours où la série s’installe progressivement). Il faudra donc choisir l’horaire qui vous convient le mieux pour regarder l’épisode inédit du jour, les autres étant généralement des rediffusions des jours précédents.
Le programme de la semaine du 28 avril au 4 mai 2025
| lun 28 avril 2025 | ||
|---|---|---|
| 19:10 | 1.01 - Je ne suis pas un monstre |
Malcolm
|
| 19:40 | 1.02 - Alerte rouge |
Malcolm
|
| 20:10 | 1.03 - Seuls à la maison |
Malcolm
|
| 20:35 | 1.04 - Honte |
Malcolm
|
| mar 29 avril 2025 | ||
|---|---|---|
| 19:10 | 1.02 - Alerte rouge |
Malcolm
|
| 19:40 | 1.03 - Seuls à la maison |
Malcolm
|
| 20:10 | 1.04 - Honte |
Malcolm
|
| 20:35 | 1.05 - Changement de famille |
Malcolm
|
| mer 30 avril 2025 | ||
|---|---|---|
| 19:10 | 1.03 - Seuls à la maison |
Malcolm
|
| 19:40 | 1.04 - Honte |
Malcolm
|
| 20:10 | 1.05 - Changement de famille |
Malcolm
|
| 20:35 | 1.06 - Poquito Cabeza |
Malcolm
|
| 21:05 | 1.08 - Panique au pique-nique |
Malcolm
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| 21:25 | 1.09 - Ma mère, ce héros |
Malcolm
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| 21:55 | 1.10 - À fond la caisse |
Malcolm
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| 22:15 | 1.11 - Les funérailles |
Malcolm
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| 22:45 | 1.01 - Je ne suis pas un monstre |
Malcolm
|
| 23:15 | 1.02 - Alerte rouge |
Malcolm
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| 23:40 | 1.03 - Seuls à la maison |
Malcolm
|
| jeu 1 mai 2025 | ||
|---|---|---|
| 19:10 | 1.04 - Honte |
Malcolm
|
| 19:40 | 1.05 - Changement de famille |
Malcolm
|
| 20:10 | 1.06 - Poquito Cabeza |
Malcolm
|
| 20:35 | 1.07 - La petite évasion |
Malcolm
|
Une petite mise en bouche avant le grand retour ?
Coïncidence ? On ne croit pas. Cette rediffusion, qui devrait s'étaler sur plusieurs mois, débarque pile au moment où le revival de Malcolm se tourne en toute discrétion (ou presque), avec quatre nouveaux épisodes en préparation, attendus sur Disney+ dans les prochains mois.
Alors oui, on ne tient plus en place… mais en attendant, quoi de mieux qu’un petit retour aux sources, façon marathon Gulli ?
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À l'occasion de la sortie du livre Au fond de la classe avec Malcolm – Le génie face au réel de Sébastien Lecocq, Malcolm France organise un grand jeu-concours en partenariat avec Third Éditions.
Du 20 janvier au 2 février 2025, vous pourrez tenter votre chance et peut-être remporter l'un des 4 exemplaires de l'ouvrage mis en jeu.
Alors, ne perdez pas de temps, et à vous de jouer !
Principe du jeu
Le principe est très simple : nous avons dissimulé sur des pages du site Malcolm France la fameuse boule orange roulante pour hamster, à l'origine d'un des running-gags les plus célèbres de la série avec Bernard le hamster.
Pour participer au jeu-concours, il vous suffit de :
- Trouver l'une des boules orange animées parsemées sur certaines pages du site Malcolm-France.com
- Cliquer (ou appuyer) dessus pour accéder au formulaire de participation au tirage au sort pour peut-être remporter l'un des 4 exemplaires mis en jeu.
Attention : une seule participation par foyer (même nom, même adresse) est autorisée. La participation multiple à ce jeu entraînera l'exclusion immédiate du tirage au sort.
Bonne chance !
Information
Ce jeu est clôturé.
Les 4 gagnants du jeu concours
- Steve BRAUX, de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine)
- Valentin PRADEL, de Angers (Maine-et-Loire)
- Sophie ANTUNES, de Villeurbanne (Rhône)
- Alex UMBERT, de Niederhausbergen (Bas-Rhin)
Ils remportent chacun un exemplaire du livre Au fond de la classe avec Malcolm – Le génie face au réel de Sébastien Lecocq, édité par Third Éditions.
Bravo à eux !
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Près de 20 ans après la diffusion de son dernier épisode, Malcolm continue de rassembler les générations autour de cette famille déjantée et si peu conventionnelle. Pourtant, peu d’ouvrages lui ont été consacrés, jusqu’à aujourd’hui. Sébastien Lecocq, un auteur passionné, vient de publier un livre entièrement dédié à la série culte, intitulé Au fond de la classe avec Malcolm – Le génie face au réel. Avec l’appui de Third Éditions, cet ouvrage mêle analyse, anecdotes et exploration historique pour offrir un éclairage inédit sur une série trop souvent cantonnée à son humour. Rencontre avec l'auteur.
Une série culte mais sous-estimée
Comme beaucoup, Sébastien Lecocq a découvert Malcolm par hasard, en zappant à la télévision au début des années 2000.
"Je suis tombé dans la marmite grâce à son humour décapant et à des personnages irrésistibles."
Mais malgré sa popularité, Malcolm n’a jamais eu l’aura de séries comme Friends. Comment l'expliquer ? Pour Sébastien Lecocq, cette perception découle du mode de diffusion :
"Elle est perçue comme une simple comédie familiale, diffusée l’après-midi pour remplir des grilles de programmation. C’est une erreur. Ensuite, il y a une question de timing. 'Malcolm' est apparu vers la fin de la vague sitcom emmenée par 'Seinfeld' et 'Friends' et avant les programmes destinées aux plateformes et le boom de la série télévisée."
Malcolm se situe entre deux époques, ce qui a nui à sa reconnaissance. Un malentendu au cœur de son livre, qui vise à faire justice à une œuvre bien plus riche qu’il n’y paraît :
"L'absence sérieuse d'études ou d'analyses consacrée à 'Malcolm' découle de la mauvaise perception de la série qu'on limite très souvent à sa composante humoristique sans chercher plus loin, alors que lorsqu'on prend le temps de se pencher dessus, on remarque sa richesse, son acuité et sa profondeur. Pour beaucoup d'intellectuels de la série, 'Malcolm' ne mérite pas que l'on s'y attarde."
Une plongée historique et analytique
Sébastien Lecocq a construit son ouvrage avec une structure en trois parties : dans un premier temps la genèse de la série, de l'idée fondatrice avec son créateur Linwood Boomer à sa mise à l'antenne, sur le parcours des comédiens principaux avant et après la série. Puis dans un second temps, une analyse du code esthétique de la série. Et enfin, une étude des thématiques sociologiques, sociétales et politiques abordées tout au long de la série. Car Malcolm n’est pas qu’une simple sitcom familiale. Derrière ses aventures hilarantes, elle dresse un portrait saisissant de l'Amérique des laissés-pour-compte.
Sébastien Lecocq met en lumière la représentation réaliste des classes moyennes, ces "grandes oubliées de la création télévisuelle". L’auteur explique comment la série, grâce à "sa précision, son sérieux et sa profondeur rarement vus dans une série familiale", réussit à toucher un large public tout en dénonçant les inégalités sociales.
Pourquoi ce livre est essentiel
À travers ses 151 épisodes et sept saisons, Malcolm s’impose comme une référence incontournable, même 25 ans après sa diffusion initiale. Avec Au fond de la classe avec Malcolm – Le génie face au réel, Sébastien Lecocq rend un hommage sincère à cette série trop souvent sous-estimée par la critique.
"On sait tous ce que raconte la série mais avec ce livre, modestement, je voulais analyser ce qu'elle dit, mettre en lumière son côté novateur et rendre à 'Malcolm' les lauriers qui lui appartiennent"
Que vous soyez fan de la première heure ou simple amateur de comédies télévisées, ce livre vous invite à redécouvrir cette œuvre sous un nouveau jour.
Détails sur l'ouvrage
- Titre complet : Au fond de la classe avec Malcolm – Le génie face au réel
- Auteur : Sébastien Lecocq
- Éditeur : Third Éditions
- Langue : Français
- ISBN : 2377845169
- Date de sortie : 16 janvier 2025
- Nombre de pages : 242
- Dimensions : 17 x 2.3 x 24.6 cm
Une version collector
L'éditeur a également conçu une version "First Print" de l'ouvrage, qui se différencie par sa couverture différente de l'édition classique, la jaquette recto/verso (le verso reprenant la couverture de la classique, pour ceux qui la préfère) et un ex-libris glissé à l'intérieur, pour 5 € de plus. Le contenu reste par contre identique entre les deux versions. Éditée en série limitée, cette version n'est disponible que sur le site de l'éditeur.
Au fond de la classe avec Malcolm – Le génie face au réel (édition "First Print")

Détails sur l'ouvrage
- Titre complet : Au fond de la classe avec Malcolm – Le génie face au réel (édition "First Print")
- Auteur : Sébastien Lecocq
- Éditeur : Third Éditions
- Langue : Français
- ISBN : 2377845169
- Date de sortie : 16 janvier 2025
- Nombre de pages : 240
- Dimensions : 140 x 240 mm
- Édition First Print : Couverture exclusive, jaquette réversible, ex-libris & fichier ePub
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Si la série est devenue culte en France, elle le doit en partie à son doublage exceptionnel, orchestré par Libra Films sous la direction artistique de Catherine Le Lann, qui a également supervisé des versions françaises de qualité comme celles de Monk ou Sex and the City. Les voix françaises sur Malcolm ont marqué toute une génération, donnant une identité forte aux personnages et révélant des talents comme Donald Reignoux, Emmanuel Garijo ou Dorothée Pousséo. À cela s’ajoutaient les contributions d’acteurs chevronnés tels que Benoît Allemane, Philippe Dumat ou Pierre Hatet.
Cependant, 18 ans après le dernier épisode, plusieurs des voix emblématiques ont disparu, laissant un vide difficile à combler pour les amateurs de doublage.
Redonner vie à Hal
Le personnage de Hal, campé par Bryan Cranston, doit beaucoup à la performance vocale de Jean-Louis Faure, disparu en mars 2022. Sa voix, riche et nuancée, avait magnifiquement prolongé le jeu comique de Cranston dans Malcolm avant de sublimer ses rôles plus dramatiques, notamment dans la série Breaking Bad.

Jean-Louis Faure, la voix française de Bryan Cranston (photomontage).
Depuis son décès, Stephan Godin, acteur de doublage confirmé (et protagoniste de la web série Chronik Fiction : The Coroner), a pris la relève. Déjà entendu sur des projets récents de Cranston comme Jerry and Marge Go Large ou Better Call Saul, Stephan Godin semble être un choix solide pour redonner voix à Hal dans ce revival.
Bryan Cranston a également été doublé par d'autres comédiens au cours de sa carrière. Parmi eux, le regretté François Leccia l’a interprété à ses débuts télévisés, tandis que Philippe Catoire lui a prêté sa voix dans un épisode de Le Caméléon. Pierre Dourlens l’a doublé dans Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg. On retrouve également Mathieu Buscatto dans How I Met Your Mother (lors de la saison 9) et Patrick Borg dans le film Little Miss Sunshine. Ces interprétations ponctuelles témoignent de la diversité des voix françaises qui ont accompagné Cranston avant que Jean-Louis Faure ne devienne son interprète emblématique.
Qui pour incarner Lois ?
Marion Game, décédée en mars 2023, a incarné Lois avec brio. Sa voix autoritaire mais chaleureuse s’accordait parfaitement à l’énergie de Jane Kaczmarek, offrant une interprétation mémorable qui reste gravée dans l’esprit des fans. Cette collaboration vocale s’était prolongée sur d’autres projets impliquant l’actrice américaine, comme Raising the Bar, The Middle ou encore New York Unité Spéciale.

Marion Game, la voix française de Jane Kaczmarek de 2000 à 2006.
Jane Kaczmarek a été doublée en France par plusieurs comédiennes au fil des ans, notamment Anne Kerylen, Tania Torrens, Brigitte Berges et, plus récemment en 2023, Laurence Crouzet dans The Changeling. Cependant, aucune voix officielle n’a émergé depuis le décès de Marion Game, probablement en raison de la carrière plus discrète et irrégulière de Kaczmarek comparée à celle de Bryan Cranston. Le choix de la nouvelle voix de Lois sera déterminant et incombera au nouveau directeur artistique. Celui-ci pourrait soit opter pour une comédienne ayant déjà doublé Kaczmarek, soit lui attribuer une nouvelle voix, dans l’éventualité où Disney déciderait de commander de nouveaux épisodes après la diffusion du revival.
Marion Game prêtait également sa voix à la matriarche excentrique Malory Archer dans la série Archer, un personnage aux accents proches de celui de Lois dans Malcolm. Après son décès, elle a été remplacée dans la saison 12 par Évelyne Grandjean, dont l’interprétation a su garder l’essence du rôle. Évelyne Grandjean pourrait ainsi être une option pertinente pour reprendre la voix de Lois, apportant une continuité dans le ton tout en respectant l’héritage laissé par Marion Game.
Les autres personnages
Le retour de Brice Ournac pour doubler Frankie Muniz (Malcolm) semble très probable. Enthousiaste sur les réseaux sociaux, il a d’ailleurs repris la voix de l’acteur en mars 2024 pour l’émission de télé-réalité I’m a Celebrity… Get Me Out of Here! sous la direction d’Isabelle Leprince.
Si Justin Berfield (Reese) apparaît dans ces nouveaux épisodes, Donald Reignoux devrait lui aussi reprendre du service, tant son affection pour le rôle et sa complicité avec Brice Ournac sont manifestes. Dorothée Pousséo, devenue directrice artistique pour Disney+ (Star Wars: Skeleton Crew), pourrait également jouer un rôle clé dans ce retour.
Pour Christopher Kennedy Masterson (Francis), on espère que Cédric Dumond, toujours actif dans le doublage (notamment pour Paul Rudd dans la saga S.O.S. Fantômes), sera sollicité. Quant à Erik Per Sullivan (Dewey), son retour semble peu probable, Yann Peyroux ayant également quitté le métier du doublage à la fin de la série.
Parmi les personnages secondaires, le retour de Stevie permettrait à Alexandre Nguyen de reprendre son rôle. En revanche, le personnage de Craig nécessitera une nouvelle voix, suite au décès d’Alain Flick en avril 2024.
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On l'a attendu, on l'a longtemps espéré et enfin, c'est officiel : la série Malcolm fait son grand retour ! Selon Variety, Disney+ a commandé une saison de quatre épisodes, marquant ainsi la résurrection de la série comique emblématique des années 2000.
Autres bonnes nouvelles (au pluriel, oui !) : cette nouvelle salve d'épisodes sera supervisée par Linwood Boomer himself, le créateur de la série originale. Frankie Muniz (Malcolm), Bryan Cranston (Hal) et Jane Kaczmarek (Lois) reprennent quant à eux leurs rôles iconiques. Selon la description officielle de Disney+, cette nouvelle intrigue verra Malcolm et sa fille replonger dans le chaos familial à l’occasion de la fête du 40ème anniversaire de mariage de Hal et Lois.
Ayo Davis, présidente de Disney Branded Television, a salué ce retour :
"‘Malcolm’ est une sitcom emblématique qui a su capturer l’essence de la vie de famille avec humour, émotion et authenticité. Nous sommes très enthousiastes à l’idée de réunir le casting original pour raviver cette magie."
Karey Burke, présidente de 20th Television, s'est aussi réjouie de ce retour tant attendu :
"‘Malcolm’ a littéralement transformé le paysage des comédies télévisées lorsqu’elle a été lancée il y a vingt ans. Lorsque Linwood Boomer a proposé de réunir cette famille dysfonctionnelle pour une réunion, cela nous a paru évident."
They’re back! Malcolm in the Middle returns with 4 brand-new episodes on #DisneyPlus. pic.twitter.com/6nYVzjRq3M
— Disney+ (@DisneyPlus) December 13, 2024
Diffusée sur la chaîne Fox entre 2000 et 2006, Malcolm avait cassé les codes de la comédie télévisée. La série compte sept saisons et 151 épisodes, a cumulé 33 nominations aux Emmy Awards et remporté sept trophées, dont deux pour Cloris Leachman en tant que meilleure guest-star dans une série comique. Elle est désormais disponible en streaming sur Disney+.
L'équipe historique aux manettes
Côté production, Linwood Boomer signe son retour en tant que scénariste et producteur délégué. Bryan Cranston sera également producteur exécutif aux côtés de Tracy Katsky (KatCo), Gail Berman, ainsi que New Regency avec Arnon Milchan, Yariv Milchan et Natalie Lehmann. Ken Kwapis (un des réalisateurs historiques de la série), qui dirigera les quatre épisodes, occupera également un rôle de producteur exécutif. La série est produite par 20th Television et New Regency.
Pas d'annonce en revanche sur un éventuel retour des autres comédiens originaux de la série. Seule (quasi) certitude : il y a fort peu de chances qu'Erik Per Sullivan (Dewey), qui a décidé de changer de vie peu de temps après la fin de la série, soit présent dans cette nouvelle salve d'épisodes.
De nouvelles voix françaises inévitables
Si la série a eu autant de succès dans l'hexagone, c'est aussi grâce à la qualité de son doublage français. Il est fort probable que la plupart des comédiens français reprennent leurs rôles auprès de leurs personnages respectifs. Néanmoins, des changements de voix pour d'autres seront inévitables. En effet, Jean-Louis Faure et Marion Game, Alain Flick qui prêtaient leurs voix aux personnages de Hal, Lois, et Craig Feldspar, nous ont malheureusement quittés il y a peu. Ce ne sera pas une première pour la série : Donald Reignoux avait succédé à Romain Douilly à partir de la saison 3 sur le personnage de Reese. Et le personnage d'Ida, a aussi changé sa voix française lors de la dernière saison, après le décès de la comédienne Jane Val.
Plus globalement, cette annonce, qui va sans doute faire l'effet d'une bombe, s’inscrit dans une tendance plus large de reboots de séries phares des années 2000 : outre Malcolm, une nouvelle version de Scrubs est en préparation chez ABC, tandis qu’un reboot de Prison Break a reçu une commande de pilote sur Hulu.
Aucune date de sortie n’a encore été annoncée pour ce retour très attendu, mais une chose est sûre : la folie douce de Malcolm est prête à conquérir une nouvelle génération de fans !
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C'est une figure vocale marquante de la VF Malcolm qui nous a quittés. AlloCiné a annoncé aujourd'hui sur le compte X (ex-Twitter) de leur podcast Voix Ouf le décès d'Alain Flick, comédien spécialisé dans le doublage.
Voix emblématique française de Craig Feldspar (interprété par David Anthony Higgins), sa technique de doublage, à la fois chaleureuse et énergique, a apporté une touche d'humour et de sincérité qui résonnait parfaitement avec l'esprit débonnaire et attachant du personnage éperdument amoureux de Lois, sa collègue de travail au supermarché "Lucky Aide".
Dans les années 1990, il a également prêté sa voix à Kubiak (Abraham Benrubi), dans la série culte Parker Lewis ne perd jamais, qui partage de nombreux points communs avec Malcolm, ne serait-ce que par le fait de briser le quatrième mur.
Il fut également la première voix de Michelangelo dans la série animée Tortues Ninja : Les Chevaliers d'écaille qui a accompagné des générations d'enfants, notamment lorsqu’elle fut diffusée dans l'émission La Planète de Donkey Kong sur France 2.
Plus récemment, il a interprété la voix française de Varys (Conleth Hill) dans Game of Thrones.
Alain Flick était âgé de 75 ans.
© 3CG Records
C'est en quelque sorte la collab’ qu’on attendait depuis vingt ans. D'un côté Frankie Muniz, l’inoubliable interprète de Malcolm dans la série éponyme, de l’autre Isaac, Taylor et Zac, les trois frères fondateurs du groupe qui porte leur nom : Hanson.
Si le public français se souvient principalement du hit planétaire "MMMBop" (et de son refrain intraduisible) classé 4e des ventes de singles en 1997 dans l’Hexagone, le groupe (dont les membres étaient encore des adolescents très chevelus lors de leurs premiers succès) n’a jamais cessé de jouer en concert ni d’enregistrer des albums.
Le nouveau projet intitulé “Red Green Blue” joue sur la singularité des trois musiciens, que l'on retrouve à la composition et à la production d'un tiers de l'album chacun. Et c'est la partie bleue (celle de Zac) qui est à l'honneur pour le premier single, “Don't let me down” qui a vu son clip sortir ces jours-ci.
Dans cette vidéo humoristique, Frankie Muniz campe un apprenti bodybuilder qu’un défi lancé par le personnage de Zac Hanson va motiver à se surpasser. Il faut dire que l’acteur est un ami de longue date des membres du groupe, particulièrement de Zac, natif comme lui de 1985.
Dans l’interview que nous avions conduite en 2017 à Paris, l’ex Malcolm rappelait qu’il avait appris à jouer de la batterie car il était fan des trois frères et rêvait de les rejoindre sur un futur projet… C'est désormais chose faite !
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Après M6, après W9, après Paris Première, après 6ter, c'est une nouvelle chaîne du groupe M6 qui va accueillir les aventures du petit génie au Q.I. de 165 !
À partir du lundi 28 mars prochain, la série Malcolm sera en effet programmée sur Gulli à raison de 2 épisodes par jour, à 20h10 et à 20h35.
Et ça commence tout naturellement par l'épisode pilote de la série, "Je ne suis pas un monstre" (saison 1, épisode 1). Un épisode diffusé pour la première fois le 9 janvier 2000 aux États-Unis, et qui avait réuni 22,4 millions de téléspectateurs sur la Fox. Un véritable carton pour la série qui avait alors cassé les codes de la série comique, jusqu'alors essentiellement réalisée en plateaux avec des rires enregistrés en public. Linwood Boomer et Todd Holland ont d'ailleurs chacun chacun reçu un Emmy Award pour cet épisode, respectivement le meilleur scénario et la meilleure réalisation pour une série comique.
Dès le 28 mars, ce sera donc l'occasion de replonger dans le quotidien complètement déjanté de la famille la plus folle de l'Amérique : rendez-vous sur Gulli (canal 18) !
© Alexandre Salcedo
De mémoire de "Malcolmiste", on n'avait jamais vu ça ! Si vous habitez en ville, en levant la tête, vous avez peut-être aperçu la nouvelle campagne de communication d'un célèbre réseau de streaming. Et si vous êtes un fan du petit génie au Q.I. de 165 et de sa famille déjantée, ça a forcément dû vous sauter aux yeux.
Et pour cause ! Pour la première fois, un diffuseur a décidé de promouvoir la série Malcolm pour une campagne promotionnelle d'affichage. Ce diffuseur, ce n'est pas n'importe lequel, puisque c'est Disney+ ! Même du temps — déjà ancien — de la diffusion à la télévision, sur les antennes du groupe M6, la série de Linwood Boomer n'avait pas eu ces honneurs.
La série partage l'affiche avec Les Simpson, deux programmes d'ores-et-déjà disponibles sur la plateforme et dorénavant en intégralité (seules les 5 premières saisons de Malcolm étaient disponibles il y a quelques semaines).
Un joli clin d’œil à la série qui a fêté ses 22 ans il y a quelques jours, et une nouvelle preuve, s'il en fallait une, que Malcolm est toujours aussi populaire dans l'Hexagone !
© Twentieth Century Fox Film Corporation
La dernière survivante des Craquantes n'est plus. L’actrice américaine Betty White s'est éteinte paisiblement ce vendredi 31 décembre à 99 ans, a-t-on appris par le site TMZ.
"Même si Betty allait avoir 100 ans, je pensais qu’elle allait vivre pour toujours", a confié son agent et ami Jeff Witjas à People.
"Elle me manquera terriblement, comme elle manquera à beaucoup de monde. Je ne crois pas que Betty avait peur de mourir car elle voulait être aux côté de son défunt mari Allen Ludden. Elle savait qu’elle allait être réunie avec lui."
Pionnière de la télévision américaine avec plus de 80 ans de carrière, l'actrice détient le record du nombre de nominations aux Emmy Awards (20 fois entre 1952 et 2012), et 6 récompenses.
Parmi ses rôles inoubliables, on citera évidemment celui de Sue Ann Nivens dans The Mary Tyler Moore Show et de Rose Nylund dans Les Craquantes (The Golden Girls), qui aura connu sept saisons et 180 épisodes.
L'autre femme de Victor
En 2004, Betty White apparaît dans un épisode de Malcolm, "Patrimoine (et) génétique" (saison 5, épisode 20) dans le rôle de Sylvia, l'autre femme de Victor, le père de Lois et mari d'Ida.
Il s'agit alors de la première fois que Betty White et Cloris Leachman sont réunies à l’écran depuis les années 70, où elle s’échangeaient la réplique dans le Mary Tyler Moore Show.
Betty White allait avoir 100 ans le 17 janvier prochain.
© DR
Depuis 8 ans, L'Atelier d'Images (ex Showshank Films/The Corporation) fait le bonheur des fans de la série Malcolm. Après de nombreuses années à attendre et espérer, ce distributeur indépendant s'est en effet lancé en 2014 dans l'édition en DVD des 151 épisodes de la série culte de Linwood Boomer. Une aventure que vous avez suivi ici même, puisque nous avons eu le plaisir de contribuer à ce projet par la production de certains bonus et des livrets qui accompagnaient les coffrets des 7 saisons.
Alors que la Fox est passé sous le giron de Disney, et que la série va être proposée sur Disney+ dès ce 15 décembre, ce rachat des droits par la firme aux grandes oreilles sonne aussi la fin des accords entre L'Atelier d'Images et la série, qui va donc prochainement perdre les droits de Malcolm.
La conséquence : après cette date, il n'est pas du tout certain que Disney investisse sur une nouvelle sortie en physique des aventures du petit génie au Q.I. de 165.
Un ultime coffret physique
Avant de tirer le rideau, le distributeur français va donc une dernière fois proposer l'intégrale de la série dans un nouveau coffret. L'occasion rêvée pour posséder pour toujours les aventures de Malcolm, Hal, Lois, Reese, Dewey et Francis en DVD sur un coin de l'étagère, et de pouvoir regarder un épisode sans subir les contraintes des plateformes de streaming qui programment et déprogramment la série au gré de l'acquisition des droits.
Au programme, un nouveau packaging, plus compact et sans livret, dans une boîte qui peut accueillir 22 pochettes cartonnées, contenant les 22 disques des 151 épisodes.
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© DR
C'est un moment qui nous fait découvrir une autre facette de Hal : dans l'épisode 14 de la saison 2, "Hal démissionne", le patriarche vit une crise de la quarantaine qui le pousse à quitter son travail et entreprendre un curieux projet d'art contemporain dans le garage.
Les récentes rediffusions de la série sur les antennes du groupe M6 ont permis à de nombreux téléspectateurs de re-découvrir cette séquence, et inspiré à Thomas (alias Marvey Music sur SoundCloud), un fan français de la série, une prod originale qui met en musique le mal-être de Hal (Bryan Cranston, doublé en VF par Jean-Louis Faure).
Le résultat : "Crisis", un morceau composé autour du dialogue, contrairement à la pratique répandue qui consiste à poser des répliques sur une mélodie déjà existante. Une façon pour Marvey de mettre en valeur ce moment de mélancolie qui apportait alors au personnage de Hal une profondeur dramatique assez peu vue jusque-là dans la série.
© Frankie Muniz
Carnet rose ! Après quelques jours de repos loin des réseaux, et une story Instagram diffusée hier, Frankie Muniz a de nouveau pris la parole sur son compte Instagram pour présenter officiellement son fils au monde.
"J'ignorais qu'il était possible de ressentir autant d'amour"
C'est avec quelques photos du bébé dans les bras de son père et de sa mère, visiblement épuisés mais heureux, que Frankie Muniz a choisi de prendre la parole, pour livrer son ressenti d'être père à 35 ans. L'occasion de dévoiler enfin le prénom de sa progéniture qui — cela se confirme — n'est pas Malcolm !
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"Le monde, voici mon fils Mauz Mosley Muniz. Il est né le 22 mars 2021 à 11h15 du matin. Le moment qui allait changer ma vie à jamais. On m'avait dit que ce serait le cas mais je n'aurais jamais imaginé l'impact que la vue de mon fils aurait sur moi. Honnêtement j'ignorais qu'il était possible de ressentir autant d'amour que j'en ai pour lui. J'ai mis du temps à poster car je me consacre à lui à 1000% et je me démène pour faire de chaque moment qu'il vit sur Terre le meilleur possible. J'étais très ému l'autre jour en réalisant la chance que j'ai de partager ma vie avec la plus incroyable femme et désormais le plus formidable enfant et à quel point je voulais rendre le monde meilleur pour eux. J'ai même fait le choix d'arrêter la moto et me contenter d'écouter K-LOVE* en voiture tout en respectant les limitations de vitesse. Je t'aime Mauz. Je t'aime Paige."
* station de radio diffusant émissions et chansons chrétiennes
Et Paige Muniz, son épouse, de préciser la prononciation du prénom :
"Mauz, ça rime comme "Pause", au cas où vous vous demanderiez comment ça se prononce."
En ce qui concerne son deuxième prénom Mosley, Paige Muniz a confirmé sur les réseaux sociaux que c'était une référence à la série animée Les mystères de Moville, sortie en 2002, dans laquelle Frankie doublait un personnage prénommé Mosley.
"C'est exactement pourquoi il porte ce nom ! C'est mon projet préféré sur lequel Frankie a jamais travaillé !"
Quelques mois après son acolyte dans la série, Justin Berfield, papa d'une petite fille depuis avril 2020, c'est donc au tour de Frankie Muniz de connaître les bonheurs de la paternité, en attendant le tour de Christopher Masrterson.
Reste à savoir si Frankie, Justin et Christopher s'inspireront des méthodes d'éducation de Lois et Hal, maintenant qu'ils sont passés de l’autre côté !
© DR
Symptôme des années qui défilent : Frankie Muniz, l'enfant star qui tourna les premières scènes de Malcolm à l'âge de 13 ans est désormais le papa d'un petit garçon. Son épouse Paige et lui-même ont accueilli leur progéniture à Phoenix (Arizona) où réside le couple.
L'acteur aujourd'hui âgé de 35 ans a annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux, plateforme sur laquelle il livre régulièrement ses impressions sans filtre et avec beaucoup d'auto-dérision. Mais cette fois-ci, c'était avec les yeux embués par l'émotion, en portant son enfant dans les bras, qu'il a annoncé, dans une story Instagram :
"Les gars, je suis papa ! Je l'aime tellement. Et j'aime ma femme plus que tout."
La plus belle des nouvelles pour Paige et Frankie, qui avaient révélé en octobre dernier que leurs chances d'avoir un enfant avaient été estimées assez basses par différents médecins. En couple depuis 2016, les nouveaux parents avaient eu l'occasion de voyager ensemble à travers le Monde, mais aussi dû faire face à un important dégât des eaux dans leur propriété de Phoenix en novembre 2018. Cette grossesse inespérée aura été périlleuse jusqu'au bout puisque le déclenchement de l'accouchement tenté samedi n'a pas porté ses fruits et que le couple a dû se résoudre à quitter l'hôpital dans l'attente d'une nouvelle tentative le lendemain.
Tentative couronnée de succès donc, puisque le petit garçon est finalement apparu cette semaine. Une bonne nouvelle qui n'a pas empêché nombre de fans de faire des paris sur le prénom du premier enfant de la star de la série de Linwood Boomer. Et évidemment, beaucoup avaient une idée bien précise en tête, une idée qui a été rapidement été écartée par le papa :
No... I'm not naming my son Malcolm.
— Frankie Muniz (@frankiemuniz) October 22, 2020
"Non... je n’appellerai pas mon fils Malcolm."
À noter que Frankie Muniz n'est pas le premier membre du casting "ado" de la série à devenir papa puisque Justin Berfield (Reese) pouponne une petite fille depuis avril 2020. De son côté, Yolanda, l'épouse de Christopher Masterson (Francis) a révélé en novembre dernier attendre également un heureux évènement. De quoi craindre le pire pour les voiturettes de golf lors des futures cousinades...
© Twentieth Century Fox Film Corporation
Jamais on n'aura autant voulu voir un personnage de Malcolm mourir ou souffrir autant qu'Ida. Cette vieille dame cruelle, hypocrite, étroite d'esprit, mesquine, méprisante, manipulatrice, raciste, tyrannique et intrusive, avec un sérieux penchant pour l'alcool et une addiction aux cigarettes avait tout d'un être détestable, et plus d'une fois un Francis excédé ou un Hal au bord de la crise de nerfs aura souhaité sa mort ou s'en serait réjoui. Mais aujourd'hui, c'est bien de la tristesse et beaucoup de nostalgie que l'on éprouve en apprenant la disparition de l'inoubliable actrice qui l'a talentueusement interprétée pendant 6 ans.
Les fans de Malcolm sont en deuil d'une actrice qui aura mis tout ce qu'elle avait d'autodérision, d'audace et de fibre comique pour incarner un personnage aussi caustique, original, drôle et insupportable à la fois, en fait, tout simplement culte et emblématique d'une série dont elle résume bien à elle seule le ton subversif.
Aux côtés des plus grands
Née le 30 avril 1926 à Des Moines (Iowa) aux États-Unis, Cloris Leachman a fait ses premières armes d'actrice au théâtre de sa ville natale dans lequel elle y joue de nombreux rôles. Par la suite, elle est partie à New-York pour y étudier la comédie dans le prestigieux Actor's Studio.
Elle fait sa première apparition à l'écran avec le film Carnegie Hall en 1947, mais c'est en 1955 qu'elle obtient son premier vrai rôle avec le film Kiss Me Deadly. De là, elle va enchainer les apparitions et les rôles dans les années 50, principalement à la télévision, et rendra même la réplique à des acteurs de légende comme Audrey Hepburn ou Paul Newman.

Cloris Leachman et Timothy Bottoms dans "La dernière séance" (1971).
Après une consécration en 1971 où elle reçoit l'Oscar et le BAFTA de la meilleure actrice dans un second rôle pour le film La Dernière séance (The Last Picture Show), elle devient une actrice fétiche du réalisateur Mel Brooks en jouant dans trois de ses plus grands films, parodiques et loufoques dans lesquels elle a pu exercer sa fibre comique déjà bien sollicitée dans la première moitié de sa carrière.
Dans les années 80-90, son activité s'est concentrée sur le doublage pour plusieurs films d'animations et c'est donc en 2001, dans l'épisode 15 de la saison 2, qu'elle apparaît pour la première fois dans le rôle d'Ida dans la série Malcolm. Cloris Leachman livre une prestation si hilarante que son personnage fait des apparitions régulières dans la série à raison de deux épisodes par saison en moyenne, et totalise ainsi sept épisodes. Son travail ne fut pas remarqué que des seuls fans de Malcolm puisqu'elle fut nommée durant six années d'affilée aux Primetime Emmy Awards et remportera deux fois la récompense, en 2002 et en 2006.
Danse avec Cloris
Après l'arrêt de la série, l'actrice déjà bien âgée n'en a pas pour autant pris sa retraite ! Elle a poursuivi sa carrière avec énergie et entrain, a multiplié les apparitions sur le petit écran et a même participé à la version américaine du show télévisé Danse avec les stars, devenant ainsi la doyenne des candidats du haut de ses 82 ans en 2008 !
Jusqu'au bout de sa carrière, elle nous aura fait rire et se sera pleinement épanouie dans ce registre comique qu'elle maîtrisait si bien et où elle ne s'imposait aucune limite, comme dans un de ses rôles les plus récents, dans la série Raising Hope où elle renouait avec un personnage de grand-mère excessive et sulfureuse.

Cloris Leachman dans "Raising Hope".
Malgré son âge avancé, l'actrice n'avait jamais complètement raccroché ni pris sa retraite, apparaissant ça et là dans diverses séries avec des rôles plus ou moins récurrents, comme dans l'ambitieuse American Gods de AmazonPrime, mais aussi en prêtant sa voix à des projets d'animation, tels que le film Les Croods (2013) et sa très récente suite en 2020.
Pour les plus curieux qui voudraient mieux la connaître ou peut-être se replonger dans sa filmographie, les temps forts de la carrière et de la vie de Cloris Leachman sont à retrouver dans la notice biographique que nous lui avons consacrée. Quant aux fans les plus nostalgiques et passionnés, ils peuvent toujours se procurer l'autobiographie qu'elle avait fait paraître il y a quelques années !
Une fin paisible
Le rideau s'est finalement baissé sur la talentueuse Cloris Leachman qui laisse derrière elle 4 enfants et plusieurs petits-enfants.
Son fils a confié à nos confrères de TMZ :
"Du début à la fin, elle a eu la plus belle vie que l'on puisse souhaiter à quelqu'un. C'est avec beaucoup d'amour qu'elle nous a tous quittés"
Toujours selon son fils, Cloris Leachman se serait éteinte de causes naturelles, dans la nuit du mardi 26 janvier 2021, dans sa maison d'Encinitas, en Californie, avec sa fille Dinah auprès d'elle.
Frankie Muniz, la star de Malcolm, a réagi au décès de sa grand-mère de télévision sur Instagram :
Voir cette publication sur Instagram
"Très triste d'apprendre pour Cloris Leachman. C'était un vrai défi de travailler avec elle et de ne pas éclater de rire sur un plateau de tournage, tellement elle osait tout. Elle était incroyablement gentille avec tout le monde. Repose en paix mamie."
Bryan Cranston a aussi publié quelques mots sur le réseau social :
"Triste d'apprendre ce soir le décès d'une légende... et grand-mère. Cloris Leachman jouait Ida, la mère de Lois dans Malcolm. Jane et moi adorions son talent incroyable et son esprit facétieux. Elle était comme une part de tarte aux patates douces - non pardon, juste comme de la patate douce... qui glisse le long de votre visage pendant une bataille de nourriture chez Malcolm ! Tu nous manques déjà, toi et ta personnalité plus grande que nature."
Grand-mère infâme dans Malcolm, c'était une vraie maman et mamie poule dans la vie qui ne pouvait pas mieux contredire tout ce qu'elle représentait à l'écran pour les spectateurs de Malcolm. Elle est une de ces actrices qu'on aura adoré détester devant notre télévision et qu'on n'a pas fini de regretter maintenant qu'elle nous a quitté.
Elle avait 94 ans.
© DR
Soixante-et-unième numéro du podcast audio Histoire en séries lancé en mars 2020 par Nicolas Charles et Yohann Chanoir, deux agrégés d’histoire, l’émission consacrée à Malcolm publiée récemment se veut porteuse d’un regard plus profond sur le contexte (notamment) sociologique de la série créée par Linwood Boomer.
Ainsi, au cours des 45 minutes du programme, l’auteur Antoine Bonnet, intervenant principal, livre son interprétation de différents sujets sociétaux relatés au cours des sept saisons qui ont vu évoluer les personnages principaux de « Malcolm ». Le rapport à l’argent pour cette famille de classe moyenne basse, le bouleversement qu’amène la parentalité… L’intelligence de Malcolm ainsi que l’éclosion du génie de Dewey sont également traitées, en comparaison avec un autre enfant précoce en son temps : Mozart, sur lequel le philosophe allemand Norbert Elias (1897-1990) s’était penché dans son ouvrage Mozart, sociologie d’un génie.
Les travaux du Français Benjamin Berger et son interprétation (très) personnelle d’une des scènes finales de la série sont également évoqués dans ce podcast à QI élevé que Malcolm France vous propose de découvrir !
© DR
Annoncée en grande pompes lors du lancement de Salto le 20 octobre dernier, la série Malcolm a finalement accusé un retard de quelques jours. Depuis ce samedi 7 novembre, les 151 épisodes de la série culte de Linwood Boomer ont enfin envahi les écrans numériques de la plateforme made in France.
Salto, qu'est-ce que c'est ?
Salto, c'est le nom de la nouvelle plateforme de vidéo à la demande disponible par abonnement, née du regroupement de trois grands groupes audiovisuels français, TF1, France Télévisions et M6. Elle propose plusieurs types de contenus :
- Le direct, avec la possibilité de voir des chaînes de télévision en linéaire : TF1, France 2, France 3, France 5, M6, W9, TMC, TFX, France 4, Gulli, TF1 Series Films, 6ter, France Info, TV Breizh, Téva, Paris Première, Ushuaïa TV et Histoire TV ;
- Le replay, qui permet de retrouver des programmes diffusés sur toutes ces chaînes ;
- Le catalogue, — c'est ce qui nous intéresse ici —, qui propose films, séries, documentaires à la demande.
Avec 10 000 heures de programmes prévues au lancement, Salto ambitionne de les porter à 15 000 heures dès 2021. Disponible sur salto.fr, sur application iOS ou Android, ainsi que sur les téléviseurs via Android TV ou Apple TV (Numerama a publié un tutorial très clair), le service est accessible pour un tarif compris entre 6,99€ et 12,99€ par mois suivant le nombre d'écrans simultanés.
Malcolm dans des conditions optimales
En ce qui concerne Malcolm, contrairement à ce que l'on craignait, la série est disponible en format 16/9 (comme sur Prime Video et les DVD), en version française, et en version originale sous-titrée en Français. Un must pour les fans. L'interface de Salto s'inspire de ce qui se fait chez Netflix ou Disney+ (voir notre diaporama) : possibilité de sauter le générique, lancement automatique de l'épisode suivant, option permettant d'avancer ou reculer de 15 secondes.
En ces temps de confinement, sachez que Salto propose un mois d'essai gratuit de sa plateforme. Un bon moyen de tester le service, qui vous laissera le choix de continuer ou non l'expérience.
Avec Prime Video, et Salto — sans oublier les DVD —, il n'aura jamais été aussi facile de se replonger dans les aventures de la famille la plus déjantée de l'Amérique !
© DR
Il souffle comme un air de paternité au sein du casting de Malcolm ! Après Justin Berfield, devenu papa en mai dernier, c'est au tour de Christopher Masterson de devoir se préparer à changer les couches.
L'acteur, âgé aujourd'hui de 40 ans, attend en effet son premier enfant avec sa femme Yolanda Pecoraro. L'actrice de la série Graceland a en effet partagé sur son compte Instagram des photos de son ventre rond pour annoncer la nouvelle en les légendant d'un simple :
"Bébé Masterson 🌸"
Le couple s'est passé la bague au doigt en juin 2019 lors d’une cérémonie en Italie.
Un petit garçon pour Frankie Muniz
Si 2020 restera comme une année maudite, elle n'aura pas apporté que des mauvaises nouvelles. Outre Christopher Masterson, vous le savez, Frankie Muniz et sa femme Paige Price attendent également leur premier enfant. Après leur annonce en fanfare sur leur chaîne YouTube, ils ont récemment dévoilé au public le sexe de leur futur bébé. Ce sera... un garçon, prévu pour mars 2021. Reste à savoir s'ils vont oser l'appeler Malcolm !
© DR
L’émission de Clique TV consacre un épisode à la série qui fête ses 20 ans cette année
Lancée début 2019, l’émission Dans la Légende a su rencontrer le succès notamment sur YouTube (où les numéros sont mis à disposition après diffusion sur Clique TV, chaîne du groupe Canal+), les épisodes consacrés à Dragon Ball, One Piece ou encore Naruto affichant des centaines de milliers de vues. Mais les mangas ne constituent pas pour autant l’essentiel des sujets abordés par l’animateur Sébastien-Abdelhamid Godelu.
Celui qui s’est fait connaître du grand public dans le rôle de l’Emmerdeur (sa rubrique dans l’émission de France 4 On n’est plus des pigeons, qu’il continue de faire vivre sur Internet) est en effet un passionné de cinéma, de séries, de jeux vidéo et de culture pop dans son ensemble. Et après s’être attaqué à Friends, The Office ou bien Les Soprano, c’est à Malcolm qu’est consacré le nouveau numéro de Dans la Légende, diffusé ce samedi 17 octobre.
Pour aborder entre autres la genèse de la série, le casting et les particularités qui en ont fait le succès critique que l’on connait, Sébastien-Abdelhamid a convié un panel composé d’Aurélia Baranes (co-fondatrice du site Serieously), de Donald Reignoux (voix française de Reese) et du rédacteur de Malcolm France Anthony Besset.
Malcolm France remercie à nouveau toute l’équipe de l’émission pour cette opportunité et vous propose de visionner ce numéro exceptionnel en replay.
